Fictions patrimoniales sur grand et petit écran. Contours et enjeux d'un genre intermédiatique
Beylot Pierre ; Moine Raphaëlle
PU BORDEAUX
26,00 €
Épuisé
EAN :9782867815591
Depuis les années 1980, on assiste à un renouveau cinématographique et télévisuel du film en costumes dont témoignent des productions aussi diverses que Camille Claudel, Cyrano de Bergerac, La Reine Margot, Saint-Cyr, Le Pacte des Loups ou Un long dimanche de fiançailles pour le grand écran, et La Rivière Espérance, Le Comte de Monte-Cristo, Colette, Princesse Marie ou Les Rois maudits pour le petit écran. Cet ensemble, qui recouvre aussi bien des films d'auteur que des films populaires, des téléfilms unitaires que des mini-séries et des feuilletons, a fait l'objet de très peu d'études en France. Sa forte intermédialité, sa volonté de reconstitution ou de célébration du passé, lointain ou proche, son esthétique muséale, ses fonctions mémorielles et identitaires permettent de l'identifier comme un genre spécifique du cinéma et de la télévision française contemporaine : la " fiction patrimoniale ", terme choisi en référence au " heritage film " anglo-saxon et en résonance avec l'engouement contemporain pour le patrimoine. Cet ouvrage se propose donc d'explorer les dimensions culturelles, esthétiques et historiques du genre, à travers ses manifestations cinématographiques et télévisuelles et les interactions entre les deux médias. Il analyse également la modification et la réappropriation du discours historique par ces films, ainsi que la construction des identités sexuées, et les relations entre la fiction patrimoniale et d'autres types de discours et de pratiques comme le tourisme, le fait divers, le théâtre de boulevard.
Nombre de pages
243
Date de parution
26/11/2009
Poids
434g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782867815591
Titre
Fictions patrimoniales sur grand et petit écran. Contours et enjeux d'un genre intermédiatique
Auteur
Beylot Pierre ; Moine Raphaëlle
Editeur
PU BORDEAUX
Largeur
160
Poids
434
Date de parution
20091126
Nombre de pages
243,00 €
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L'univers des fictions audiovisuelles recouvre un large éventail de pratiques différenciées. Du cinéma classique à la modernité, des films d'auteur aux blockbusters, des séries aux feuilletons, il y a mille et une manières de raconter une histoire avec des images et des sons. L'ambition de cet ouvrage est de proposer une approche transversale des différentes formes de récit audiovisuel, qui tienne compte à la fois de la spécificité des processus narratifs propres aux différents médias et des phénomènes de confrontation et d'échange qu'ils connaissent aujourd'hui de manière plus aiguë, que naguère. Les fictions cinématographiques, et télévisuelles doivent en effet, plus que jamais, être envisagées comme des ?uvres et des productions culturelles inscrites dans la sphère du social. De Renoir àGodard, de Spielberg à Woody Allen, de Navarro à PJ, d'Urgences à 24h Chrono ou aux Sopranos, ces fictions témoignent de l'infinie diversité des configurations narratives au travers desquelles le spectateur forge sa propre identité sociale. Ce livre s'adresse aux étudiants et aux chercheurs en cinéma et en communication audiovisuelle comme à tout lecteur désireux de comprendre les mutations contemporaines du récit.
Traitant du programme de Cinéma des agrégations interne de Lettres classiques et de Lettres modernes, l'ouvrage propose tous les éléments nécessaires à la réussite du candidat. Comme tous les clefs-concours Cinéma, l'ouvrage est structuré en trois parties : - Repères et analyses : le contexte historique et artistique de l'oeuvre. - Grandes thématiques : comprendre les enjeux du programme. - Outils : les éléments factuels et techniques indispensables.
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Comment décrypter l'élection de 2024 aux Etats-Unis, et les lignes de faille de ce système politique ? Et comment la faire comprendre ? A la fois manuel et retour d'expérience de médiation, cet ouvrage ambitionne de répondre à ces deux questions. L'élection présidentielle de 2024 aux Etats-Unis a été à la fois un choc immense et le produit largement prévisible d'un système électoral et politique complexe. La réélection de Donald Trump trahit des tensions et des contradictions remontant pour certaines à la fondation du pays. Cet ouvrage présente deux ambitions. Il s'agit d'abord d'interroger ce système politique, de se demander par exemple ce qui assure aux deux grands partis un monopole durable, ou encore de quelle manière l'argent intervient au cours de la campagne, transformant la sphère publique au nom de la liberté d'expression. Il s'agit ensuite de rendre compte d'une expérience singulière, celle qui a mené un groupe d'étudiants de master en études anglophones à jouer les médiateurs scientifiques pendant près de deux mois pour comprendre puis expliquer en direct les rouages de cette élection, de classes de lycée en salle de cinéma. Ce livre ambitionne de servir de guide dans ces deux domaines, pour comprendre les Etats-Unis et pour comprendre comment en parler ou les étudier, dans une logique de Sciences avec et pour la société (SAPS).
A la ville sont souvent associées la criminalité, la misère, les mauvaises moeurs ou la maladie... Cet ouvrage questionne l'urbaphobie, en interroge les causes, analyse les discours qu'elle véhicule et la manière dont les arts l'ont traitée. Depuis Babylone, Sodome et Gomorrhe, la ville est vue comme la destructrice des structures traditionnelles de la société. Pour Michel Chevalier, Paris est, en 1833, "cette Babel, cette Babylone, cette Ninive, cette grande Bête de l'Apocalypse, cette prostituée fardée, mouchetée, éraillée, débraillée" . Si pour beaucoup la ville incarne le rêve d'une vie meilleure, lorsque le projet tourne au cauchemar, elle devient alors la source de tous les maux sociaux. Pour de nombreux auteurs du XIXe siècle, Paris est la ville des Illusions perdues : criminalité, misère, mauvaises moeurs, dégénérescence des individus, perte des liens sociaux, émeutes... Plus largement, la ville du XIXe siècle est en Europe un problème, particulièrement en France et au Royaume-Uni. Sa taille croissante, ses conditions sanitaires déplorables, les industries qui s'y développent et introduisent des pollutions nouvelles, font craindre l'émergence d'une classe de barbares en son sein. La littérature s'empare de cet imaginaire sombre pour dresser le portrait terrifiant d'une ville malade et assassine, et tout au long de l'époque contemporaine, le même procès se rejoue. A la littérature s'ajoutent le cinéma, les comics ; à la crainte de la peste et du choléra succède celle de la Covid... Dans cet ouvrage, 18 chercheurs en sciences humaines et sociales questionnent la notion d'urbaphobie, cette critique voire condamnation de la ville. Ils en interrogent les causes, analysent les discours qui l'accompagnent, la manière dont les arts s'emparent du thème et les réactions et réponses apportées à ce problème.
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