L'effigie individuelle de l'homme a connu au cours des siècles des destinées fort diverses. Faisant fi des accusations de la théorie artistique, qui lui reprochait de n'être qu'une simple imitation de la nature, le portrait s'est imposé comme une tâche capitale de l'art, une tâche que tous les grands noms de la peinture - Van Eyck, Clouet, Dürer, Raphaël, Holbein, Titien, Hals, Rembrandt, Velázquez, Goya, Ingres, Manet et, plus près de nous, Van Gogh, Picasso ou Warhol - ont élevée à ses plus hauts sommets. La sélection de chefs-d'oeuvre opérée ici, présentés de manière chronologique, rend compte de tous les styles d'oeuvres : portraits officiels et d'apparat, portraits intimistes, de groupe ou d'amis, autoportraits et portraits historiés... La succession et la confrontation de ces peintures visent également à aiguiser le regard, afin qu'il reconnaisse les conventions et les inventions perceptibles dans cette volonté de saisir la personnalité individuelle du modèle. Représenter un personnage n'est pas seulement en restituer la physionomie, c'est aussi le mettre en scène. La forme même du portrait apparaît comme l'expression éloquente d'une conscience de soi propre à chaque époque, comme un fil conducteur à travers l'histoire de l'art. Déchargé d'une partie de sa fonction par la photographie, le portrait devient alors distanciation par rapport à l'image fidèle, pour s'aventurer sur le terrain de la distorsion et de l'abstraction. Professeur à l'université d'Aix-la-Chapelle, Andreas Beyer décrit dans son texte l'histoire du portrait et de ses modèles dans un dialogue intense avec les oeuvres dont la lecture est étayée par des légendes commentées. Le lecteur parcourt ainsi un musée imaginaire de visages et de silhouettes, illustres ou anonymes, qui mettent en lumière réalités historiques et humaines. De l'Antiquité à nos jours, plus de deux cents peintures reproduites en pleine page, et sous forme de détails fortement agrandis, illustrent l'un des genres les plus dynamiques de l'histoire de l'art.
Nombre de pages
420
Date de parution
19/03/2003
Poids
4 254g
Largeur
280mm
Plus d'informations
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EAN
9782850881886
Titre
L'art du portrait
Auteur
Beyer Andreas
Editeur
CITADELLES
Largeur
280
Poids
4254
Date de parution
20030319
Nombre de pages
420,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Partout des formes et des figures, mais nulle part un corps. A bien y regarder, l'histoire de l'art a en effet oblitéré la part corporelle, physique, "bassement" matérielle de la création - le corps de l'artiste, dans ses excès et ses besoins, ayant presque toujours été laissé dans l'ombre. Pourtant, les artistes de la première modernité n'ont cessé d'être les sismographes de leur corps. C'est pour restituer cet autre versant de l'histoire que l'ouvrage d'Andreas Beyer se dresse. Il réhabilite la corporéité de l'artiste et déploie la forme de vie incarnée des anciens maîtres en se concentrant sur la Renaissance, époque où l'individu déborde littéralement dans son oeuvre. En explorant tour à tour les questions d'identité, de style, d'oeuvre, d'imaginaire, de rêve, de nourriture, de maladie, de vie et de mort, Beyer nous invite à réincarner l'art. Il ne réduit pas l'obsession des artistes pour leur corps au problème de la psychopathologie ; il montre qu'il s'agit là, aussi et surtout, d'une technique de soi, engageant un certain rapport au monde, à partir de laquelle émerge justement la notion d'art. En croisant différentes disciplines, l'ouvrage permet ainsi de retrouver le fondement sensible, matériel et corporel d'un art trop longtemps confisqué par les tenants d'une conception idéaliste de la création artistique.
Louis XIV utilisa massivement l'art à des fins de propagande politique, suscitant à cet égard, tant en France qu'à l'étranger, des critiques et des attaques aussi véhémentes que tenaces. Louis XIV est le roi-soleil. Le succès de ce logo ne s'est jamais démenti, et de nos jours moins que jamais. Du vivant du roi cependant, il fut l'objet de contreverses par ses ennemis au point de produire un contre-effet, et connut même une certaine défaveur. L'ouvrage d'Hendrik Ziegler, richement illustré (médailles, monuments parisiens de la place des victoires, et de la place Vendôme), s'attache à mettre en évidence le jeu des influences réciproques entre la production des images du roi et leur réception par les contemporains, en l'occurence ses ennemis. Ainsi, les productions artistiques ne sont pas seulement l'illustration de processus historiques, elles sont des instruments et des acteurs des phénomènes sociopolitiques.
Rumohr Carl-Friedrich von ; Beyer Andreas ; Maille
Figure fondatrice de l'histoire de l'art allemande, Carl Friedrich von Rumohr (1785-1843) est non moins connu pour être l'auteur de l'Esprit de l'art culinaire, traité de gastronomie édité en 1822 à une époque où la cuisine et l'alimentation ne suscitaient dans les pays de langue allemande qu'un maigre intérêt contrairement à la France. Ce n'est pourtant qu'en 1826 que la littérature gastrosophique française vit paraître un ouvrage aussi ambitieux avec la Physiologie du goût de Brillat-Savarin. C'est dire l'originalité de Carl Friedrich von Rumohr dont le traité est considéré outre-Rhin comme le grand classique de la littérature "gourmande". Publié d'abord sous le nom de son cuisinier et serviteur Joseph König dans le but de lutter contre l'hégémonie de la cuisine française et de contribuer à l'émergence d'un art gastronomique véritablement national alors que l'Allemagne, en tant qu'Etat, n'existait pas encore, l'Esprit de l'art culinaire va bien au-delà d'un simple livre de recettes. Conçu comme un recueil de règles pratiques à l'usage de la cuisine quotidienne, il propose aussi une sociologie de l'art ménager et de l'hygiène alimentaire, et livre sous une forme scientifique et dans une langue à la fois claire et pédagogique, non dénuée d'humour, les principes fondamentaux de la gastronomie moderne dont Carl Friedrich von Rumohr, ce "Clausewitz de la broche", selon la formule d'Ernst Jünger, apparaît aujourd'hui comme le précurseur.
Les villas romaines stupéfient toujours les visiteurs par le caractère grandiose de leur architecture et par la somptuosité de leur décoration. Grâce à ce livre, nous allons visiter 28 parmi les plus belles d'entre elles qui possèdent de superbes fresques de l'époque romaine. Ce livre sur les fresques de l'Antiquité étudie la fonction de base de cet art : agrandir les espaces intérieurs des villas, à un degré extravagant, en y faisant entrer les vastes paysages qui les environnaient. Cette fonction répondait aux souhaits des commanditaires, mais était également un parfait reflet de la vision des artistes. Les peintres de l'Ancienne Rome ont été surtout attirés par l'espace, qu'ils pouvaient prolonger, au moyen de trompe-1'?i1, de façades de marbre splendides, de portiques et de balustrades. Au sein d'un cadre architecturé, ils ont donné vie à leurs paysages en y introduisant des hommes, des animaux, ainsi que des figures mythologiques. L'originalité de la peinture romaine se comprend seulement en notant son rapport étroit avec l'architecture, enrichissant considérablement l'art de peindre grâce à la perspective, imaginaire et symbolique, de l'espace infini. Les plus grands ensembles de fresques romaines sont ici présentés : à Pompéi, la villa des Mystères, la maison du Labyrinthe, la maison des Vettii ou la maison du Poète tragique ; à Rome, la Domus Aurea de Néron, la maison aux Griffons, la maison de Livie, ou les thermes de Trajan ; mais également des sites très proches Oplontis, Boscoreale, Herculanum... De plus, les nombreux détails (souvent en taille réelle) accentuent l'impression du lecteur : il peut presque toucher les fresques, comme s'il était sur place, à Rome, à Pompéi ou à Herculanum. Ce livre propose d'aller au-delà d'une lecture traditionnelle : il fournit une sensation magique et tactile grâce au nouveau papier utilisé pour reproduire ces chefs-d'?uvre !
Cadringher Gabriele ; Weallans Anne ; Tronc Hélène
L'idée de ce livre est de raconter l'histoire des compagnies maritimes et de leurs paquebots à travers les affiches publicitaires. Sont évoquées les histoires artistique, culturelle, humaine et industrielle de tout un siècle d'aventures maritimes et sociales. Des premières reproductions e bateaux de la fin du XIXe siècle en passant par l'époque de l'Art Nouveau, puis de l'Art déco, plus de deux cents affiches sont reproduites dans cet ouvrage. Que ce soit le Titanic, l'Imperator, le Elisabethville, le Majestic, le Normandie, l'Atlantique, le Queen Mary, le Nieuw Amsterdam, tous les navires mythiques, qui font partie de l'histoire extraordinaire - voire romanesque - des compagnies maritimes, sont représenté. Ces affiches destinées à faire rêver le public d'alors nous font encore rêver aujourd'hui. Biographie de l'auteur Gabriele Cadringher, collectionneur d'affiches des compagnies maritimes, a prêté l'ensemble de son extraordinaire collection et a puisé quelques compléments dans des fonds spécialisés: grâce à elle, nous avons pu réaliser cet ouvrage exceptionnel. Anne Weallans, professeur d'histoire du design, a retracé l'histoire des paquebots et de leurs affiches.