Rumohr Carl-Friedrich von ; Beyer Andreas ; Maille
KLINCKSIECK
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EAN :9782252040171
Figure fondatrice de l'histoire de l'art allemande, Carl Friedrich von Rumohr (1785-1843) est non moins connu pour être l'auteur de l'Esprit de l'art culinaire, traité de gastronomie édité en 1822 à une époque où la cuisine et l'alimentation ne suscitaient dans les pays de langue allemande qu'un maigre intérêt contrairement à la France. Ce n'est pourtant qu'en 1826 que la littérature gastrosophique française vit paraître un ouvrage aussi ambitieux avec la Physiologie du goût de Brillat-Savarin. C'est dire l'originalité de Carl Friedrich von Rumohr dont le traité est considéré outre-Rhin comme le grand classique de la littérature "gourmande". Publié d'abord sous le nom de son cuisinier et serviteur Joseph König dans le but de lutter contre l'hégémonie de la cuisine française et de contribuer à l'émergence d'un art gastronomique véritablement national alors que l'Allemagne, en tant qu'Etat, n'existait pas encore, l'Esprit de l'art culinaire va bien au-delà d'un simple livre de recettes. Conçu comme un recueil de règles pratiques à l'usage de la cuisine quotidienne, il propose aussi une sociologie de l'art ménager et de l'hygiène alimentaire, et livre sous une forme scientifique et dans une langue à la fois claire et pédagogique, non dénuée d'humour, les principes fondamentaux de la gastronomie moderne dont Carl Friedrich von Rumohr, ce "Clausewitz de la broche", selon la formule d'Ernst Jünger, apparaît aujourd'hui comme le précurseur.
Nombre de pages
270
Date de parution
11/03/2016
Poids
380g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782252040171
Titre
L'esprit de l'art culinaire
Auteur
Rumohr Carl-Friedrich von ; Beyer Andreas ; Maille
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
150
Poids
380
Date de parution
20160311
Nombre de pages
270,00 €
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On ne peut comprendre cette singulière aventure intellectuelle que fut dans l'Allemagne du XIXe siècle, l'histoire de l'art, sans prêter la plus grande attention à l'?uvre de l'un de ses principaux fondateurs, Carl Friedrich von Rumohr (1785-1843). La partie introductive de ses Recherches italiennes intitulée " Economie de l'art ", jamais traduite en français, se veut une définition de l'objet qu'aura à traiter la nouvelle discipline dont Rumohr déduit la nécessité de l'esthétique allemande, depuis Winckelmann jusqu'à Schelling, et à laquelle il veut désormais garantir la rigueur d'une science historique exacte. Rumohr a été une référence des historiens de l'art en Allemagne et n'était pas inconnu dans la France du début du XIXe siècle, où il servit à impulser une histoire de l'art médiéval. Mais il fut aussi un auteur de nouvelles italiennes, émule du romantique Tieck, un des rares théoriciens allemands de l'art culinaire, un observateur au regard d'ethnographe de la campagne italienne, un protecteur des jeunes peintres. L'étendue des curiosités qu'il réussit à concilier fait clairement de l'histoire de l'art à ses débuts une complexe histoire de la culture.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.