
Aux frontières du voir
Que trouve-t-on dans les brouillards, les brumes et les fumées qui ont envahi depuis sa naissance le cinéma de genre ? Quelles ombres y habitent ? Quels fantômes s'y dissimulent ? Quels monstres ou plutôt quel monstrueux s'y tapit, à l'affût ? Bref, qu'est-ce qu'on y voit encore quand on n'y voit rien, ou presque rien ? Ce qui ferait signature d'un genre ? l'on sait bien devant l'image d'un cimetière recouvert d'un tapis de brume où l'on est ? pose également les conditions d'un regard, c'est-à-dire d'une lutte avec le presque d'un visible. N'y presque plus voir, c'est encore voir et voir aussi que l'on ne voit plus. Entre visible et invisible, voilement et dévoilement, figure et figural, formes projetées et écran de projection, brouillard, brumes et fumées dessinent les conditions d'un cinéma de genre météorologique à la fois expressif et intensif où s'interroge le seuil par lequel transite toute image.
| EAN | 9791097309305 |
|---|---|
| Titre | Aux frontières du voir |
| Auteur | Bex Stéphane |
| Editeur | ROUGE PROFOND |
| Largeur | 155 |
| Poids | 804 |
| Date de parution | 20200609 |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Terreur du voir. L'expérience found footage
Bex StéphaneEn 1999, Le Projet Blair Witch sort sur les écrans et les réalisateurs Daniel Myrick et Eduardo Sanchez lancent la mode du film faussement amateur, retraçant pas à pas la disparition d'un groupe d'apprentis cinéastes. En une décennie, le found footage se constitue en genre à part entière et offre au cinéma fantastique et horrifique quelques-uns de ses plus grands succès, dont la saga Paranormal Activity, Chronicle, Diary of the Dead, [REC], avant de s'essouffler et de quasiment disparaître. Feu de paille ou laboratoire d'une révolution cinématographique ? Ce livre examine le found footage comme forme hybride, au croisement entre réalité et fiction, pauvreté des moyens et ingéniosité des dispositifs, expérimentation et tentation mercantiliste. En exhibant la technologie de filmage, le found footage n'aspire-t-il pas en définitive à montrer ce qui demeure habituellement invisible : l'acte de voir lui-même ? S'envisage donc ici la manière dont les cinémas fantastique et d'horreur, par le biais de caméras dévoilées à l'écran, retrouvent leurs racines les plus profondes, à savoir imager la terreur. A ceci près que les monstres et les fantômes ne se tiennent plus devant la caméra mais dans l'oeil même de son objectif.EpuiséVOIR PRODUIT24,00 € -

Caramel
BEXBienvenue dans le monde érotico-burlesque de Caramel!Un univers loufoque et torridement sensuel, au dessin cartoonesque et expressif, aux tons pastel tendres comme la candeur... celle de Caramel.Bande dessinée, érotismeVoici une mignonne bande dessinée, douce, coquine et gentiment illustrée dans un style burlesque des années cinquante.Caramel, avec ses joyeuses tenues de pin-up est une jeune femme un peu naïve, aimant les douces formes féminines, les sportives de beach-volley, les motos et, surtout, le sexe! Avec son amie Zoé, elles nous entraînent dans des aventures désinvoltes et rigolotes à la sauce lesbienne!BEX a travaillé pendant bien des années comme graphiste et illustrateur pour la publicité. Il se lance dans la bande dessinée en réalisant quelques petits albums sur des légendes et des personnages historiques. Pour la revue italienne X Comics, il écrit et dessine, dans un style allant du cartoon au réalisme, une vingtaine de récits brefs sur des sujets erotiques. Son style se caractérise par une certaine désinvolture et légèreté.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER15,00 € -

La croix du Nord
Bex Jean-PierreEn avril 2020, Roman Marsky, adolescent surdoué, grâce à une mutation intracérébrale fortuite, meurt brutalement. Pendant sa courte vie, il s'était beaucoup interrogé sur les conséquences sociales de la "modernité" qui ne sait pas où elle va, mais nous y entraîne. Elle bouscule violemment nos traditions, et fait preuve d'une complexité normative. Les peuples se sentent trahis par des élites converties à un mondialisme utopique et autoritaire, pseudo libéral et peu social, appuyé sur un humanisme nébuleux. Après une adolescence oisive à Abidjan, Jean-Pierre Bex devient chirurgien cardio-vasculaire à Paris. Allergique au prêt-à-penser "correct", il a voulu, pour son premier roman, être prédatif et subjectif, avec une pointe de dérision et d'humour décapant !Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER26,00 € -

Dis Mamie, est-ce que l'Ogre-Covid va te dévorer ?
Bex CatherineFaites la rencontre du petit Arthur, brutalement emporté dans cette succession de confinements et de déconfinements. Il partage avec nous ses peurs et ses questions autour de la mort, tout en gardant intacte et présente sa joie de vivre.Ce livre s'adresse aux enfants du monde qui traversent cette période inédite, ainsi qu'à leurs parents. Catherine Bex vient mettre des mots sur les émotions et les ressentis de tous ces jeunes, afin de les rassurer, leur redonner confiance et leur permettre de rêver à un lendemain heureux.Catherine Bex a exercé en tant que psychologue clinicienne au sein du Conseil Départemental du Calvados à Caen, ville où elle réside toujours. Attentive et à l'écoute des autres, elle a gardé son sens de l'observation et continue à analyser le monde qui nous entoure. Aujourd'hui, elle donne la parole à tous les enfants confrontés aux interrogations et aux peurs soulevées par cette pandémie. Arthur est leur ambassadeur.EpuiséVOIR PRODUIT9,05 €
Du même éditeur
-

L'autobiographie dilatée. Entretiens avec Nanni Moretti
Gili Jean AntoineEn décembre 1976, dans le mythique Filmstudio de Traste-vere à Rome, un jeune homme de vingt-trois ans projetait lui-même son premier long métrage tourné en Super 8. Il s'agissait de Nanni Moretti et le film s'intitulait de manière prémonitoire Je suis un autarcique. Ainsi, dans un cinéma italien marqué par la difficulté à se renouveler, faisait irruption un surdoué égocentrique, un cinéaste passionné qui allait s'imposer très vite comme la figure dominante de sa génération. Metteur en scène exigeant que la conscience de son talent et la rigueur de ses positions morales et politiques rendent souvent incommode, Moretti a d'abord exploré l'introspection autobiographique cristallisant les angoisses existentielles d'un individu plongé dans une société privée de repères éthiques et idéologiques. Sous l'identité de Michele Apicella, il a été membre d'une troupe de théâtre (Je suis un autarcique), étudiant (Ecce Bombo), cinéaste (Sogni d'oro), professeur de lycée (Bianca), prêtre (La messe est finie), homme politique joueur de water-polo (Palombella rossa). Dans Journal intime et Aprile, Michele Apicella cède la place à Nanni Moretti lui-même. Il sera désormais à la fois un homme public intervenant dans le débat politique et un homme privé évoquant le cadre de ses préoccupations intimes (La Chambre du fils, Le Caïman, Habemus Papam, Mia madre). Dans cet ouvrage, l'artiste se confie à Jean A. Gili, éminent spécialiste du cinéma italien, et revient sur toute sa production cinématographique, s'imposant comme un créateur protéiforme, un intellectuel vigilant et un producteur, distributeur, directeur de salle, opérateur culturel omniprésent.EpuiséVOIR PRODUIT18,00 € -

Horror - Histoire de sang, d'esprits et de secrets
Argento DarioSorcellerie, horreur, thriller. J'ai passé ma vie à raconter des histoires nourries de ces trois thèmes. Mais toujours parle cinéma, par les images. Plus tard m'est venue l'idée de coucher sur le papier des histoires d'horreur, de thriller, de sorcellerie, et de faire en sorte que les lecteurs puissent créer leurs propres visions en conjuguant lecture et imaginaire. Voici donc ce livre que je dédie à tous ceux qui ont suivi et apprécié mes films, ainsi qu'à un nouveau public, celui des lecteurs de romans et de récits. Bon voyage au plus profond de moi-même". Dans ces six nouvelles, Dario Argento arpente les territoires du thriller, du gothique, de l'ésotérisme, du monstrueux et de l'onirique. Son style est vif, précis et rend les ambiances perturbantes. La plongée dans les noirceurs de l'âme humaine y est vertigineuse ; le macabre règne, l'inattendu surgit, l'au-delà soupire, le mystère insiste, entre visions chocs, violences sourdes ou soudaines et suggestions terrifiantes. Sensations fortes garanties : les mots images du maestro de l'épouvante et du giallo frappent fort, résonnent avec persistance. C'est le Colisée des histoires d'horreur, un monument, un jalon. Dario Argento est un dieu, le mien... (Guillermo del Toro à propos de Horror).Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER20,00 € -

Des peuples et des films
Brossat AlainQuelle peut être la part du cinéma, en tant qu'il est une puis- sance agissante et non pas seulement un observateur du présent, concerné, souvent consterné, plus rarement enthousiaste, pas seulement un témoin, donc, et moins encore un miroir ou un reflet du moment (ou de l'époque), quelle part le cinéma peut-il prendre à la reconfiguration d'un peuple et à sa relance ? " Jean-Gabriel Périot le souligne dans la préface de cet ouvrage : Alain Brossat répond aux questions qu'il pose en proposant une traversée inédite de l'histoire du cinéma. Pour lui, il n'y a politique dans un film qu'à la condition que ce film soit lieu de l'inscription d'un peuple. Il ne s'agit pas tant de discerner ce qu'est le peuple, voire un peuple, que de dessiner les nom- breuses figures au fil desquelles se produisent le surgissement ou le délitement, la composition ou l'émiettement, l'apparition ou la disparition d'un peuple. Le cinéma doit tenir une position, ce qui est bien plus qu'adopter un point de vue et, davantage encore, que défendre une opinion. Tenir une position, c'est ce qui permet à un film de réintensifier un événement en associant cette capacité à la présence d'un peuple. Par contraste avec le cinéma du roman national destiné à relancer le peuple de l'Etat, le cinéma du peuple n'enseigne rien, n'exalte ni n'exhorte. Il transmet de l'expérience collective et il le fait à hauteur de l'homme ordinaire ; une expérience qui a certes l'histoire et la vie politique comme milieux, mais aussi les relations sociales, le travail, les épreuves subies en commun, les routines et l'inattendu... L'histoire de ce cinéma du peuple que raconte Alain Brossat n'est pas une histoire achevée. Rejetant la litanie du "c'était mieux avant", il ne voit aucun motif à désespérer du cinéma et de ses capacités agissantes. Comme les peuples se rappelleront toujours au bon souvenir de leurs gouvernants, le cinéma ne sera jamais totalement soumis.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER18,00 €
De la même catégorie
-

Cinéma d'animation, la French Touch
Valière Laurent ; Laudenbach Sébastien ; Ocelot MiPrincipal producteur à ce jour de films d'animation en Europe, dont les succès d'Arthur et les Minimoys à Kirikou en passant par Persepolis ou Astérix et le domaine des dieux ne se démentent pas, la France est aussi devenue l'un des principaux pourvoyeurs d'artistes, dont certains formés à la prestigieuse école des Gobelins. Les studios américains n'hésitent pas à faire appel à ces créateurs, quitte à racheter un studio à l'instar d'Universal qui a entièrement produit Les Minions à Paris. Ce livre abondamment illustré, avec de nombreux inédits, dont des documents de travail venant des créateurs eux-mêmes, raconte 125 années d'une histoire passionnante. Il rend hommage aux génies créateurs, d'Emile Reynaud et Emile Cohl à Benjamin Renner et Sylvain Chomet, en passant par Paul Grimault ou Michel Ocelot... Il dévoile les coulisses de la création de nombreux dessins animés fabriqués en France - dont le prochain film de Michel Ocelot, Dilili à Paris -, grâce à des interviews inédites de ceux qui font l'animation aujourd'hui : story-boarder avec Bibo Bergeron (Un monstre à Paris), l'animation en 3D avec Pierre Coffin (Les Minions), character designer avec Valérie Hadida (Chasseurs de dragons), adapter une bande dessinée en film d'animation avec Marjane Satrapi (Persepolis),le stop motion avec Claude Barras (Ma vie de Courgette)...Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER39,90 € -

Agatha Christie. Des romans à l'écran
Picard JérémyQuel spectateur peut résister à un film ou une série « d’Agatha Christie » ? Vues, revues et multirediffusées, les adaptations à l’écran de la célèbre romancière ponctuent l’histoire de la production cinématographique et télévisuelle depuis… 1928, et attirent un public fidèle, conquis par l’atmosphère très « Cluedo » de ces « whodunit », intrigues policières tarabiscotées menées tambour battant au sein de demeures chicissimes. Et pourtant, Agatha Christie détestait le cinéma ! Pas rancuniers, tous les grands noms du 7e art se sont bousculés au générique des films tirés de ses romans : Billy Wilder, Sidney Lumet, Guy Hamilton, Kenneth Branagh, René Clair, Pascal Thomas, côté réalisateurs, et, côté vedettes, Marlène Dietrich, Liz Taylor, Sean Connery, Maggie Smith, Bette Davis, Peter Ustinov, Jane Birkin, Lauren Bacall, Johnny Depp, Michelle Pfeiffer, Catherine Frot, André Dussollier, François Morel, Danielle Darrieux, Charles Aznavour… Et ces tournages, comme les histoires dont ils s’inspirent, sont riches de petits secrets plus ou moins avouables et d’anecdotes croustillantes livrés avec perfidie entre les pages de ce premier ouvrage consacré en France aux films et séries d’Agatha Christie… à l’exemple de ces quelques indiscrétions glanées dans les coulisses du Crime de l’Orient-Express : Star de Témoin à charge (Billy Wilder, 1957), Marlène Dietrich ne figurera pas au générique du Crime de l’Orient-Express (Sidney Lumet, 1974) : à l’époque, son principal talent réside dans son aptitude à lever le coude… Albert Finney (l’Hercule Poirot du Crime de l’Orient-Express de Sidney Lumet, 1974) refuse de réendosser la défroque du détective belge pour Mort sur le Nil (1978). La raison : il craint que son maquillage fonde sous le soleil égyptien… Lors du grand déballage occasionné par le procès du couple Depp-Heard, l’agent de l’acteur a confirmé que Johnny avait touché 10 millions de dollars pour incarner, dans Le Crime de l'Orient-Express (Kenneth Branagh, 2017)… la victime, qu’on ne voit guère plus de 20 minutes à l’écran. Faites le calcul : environ 500 000 dollars la minute !EpuiséVOIR PRODUIT20,06 € -

Ca tourne mal ! L'histoire méconnue et tumultueuse du cinéma français
Lombard PhilippeTout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, disait Jean Yanne. Mais dans le milieu du cinéma français, ce n'est pas tout à fait vrai. De Belmondo balançant une droite à Jean-Pierre Melville sur le plateau de L'Aîné des Ferchaux à Maurice Pialat hurlant sur ses acteurs, les tournages de films sont parfois un peu chaotiques... Certains ne vont même pas jusqu'au bout. On ne verra ainsi jamais Marco Polo avec Alain Delon et Don Camillo et les contestataires avec Fernandel, interrompus en cours de route. On ne verra pas non plus des projets alléchants comme l'adaptation du Voyage au bout de la nuit écrite par Michel Audiard et réalisée par Jean-Luc Godard ou ce western comique avec les Charlots et John Wayne ! Ca tourne mal ! donnera un éclairage étonnant, voire inédit, en tout cas amusant, des coulisses du cinéma populaire français, et vous apprendrez des choses qui vous permettront de briller dans les dîners en ville. Vous saurez tout sur les débuts honteux et reniés de Richard Anconina, les coups de gueule de Jean-Pierre Mocky, les relations d'Alain Delon avec le milieu marseillais, l'engueulade d'anthologie entre Godard et Truffaut, la campagne de presse menée par "la critique française" contre L'As des as, etc. Moteur... Action !Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER22,00 € -

Schnock N° 35, été 2020 : Les Bronzés. "Il a fait bip bip, on a fait meuh"
Ernault Christophe ; Rémila LaurenceSi vous aussi, vous ressentez l'envie d'échapper à l'hystérie de l'époque en faisant un pas de côté et en tournant poliment le dos au jeunisme ambiant, cette revue est faite pour vous. Elle vous fera replonger dans des oeuvres parfois oubliées, rencontrer des personnages hauts en couleur, mémoires encore vivaces de notre patrimoine culturel, vous permettant ainsi de satisfaire vos goûts de jeune (ou vieux) schnock. Ni rétrograde, ni passéiste. Schnock, donc. Tout bonnement Au sommaire : Les Bronzés : "Il a fait bip bip, on a fait meuh", grand dossier de 70 pages consacré au miracle du Splendid dont la popularité ne se dément pas quarante après. Corine recharge son téléphone, entretien avec Corine Marienneau, la rock'n'roll girl bassiste de Téléphone. Chaban-Delmas : "Il faudra que ça soit chic !", que reste-t-il du RDV raté entre ce personnage de roman et la France ? Lui, le magazine qui inventa l'homme moderne, retour sur l'histoire de la revue par ceux qui l'ont faite. Mini-Comtesse, maxi-bagnole, la première voiture sans permis est passée à la trappe. Schnock répare cette injustice. Aux mannequins de chez Catherine Harlé, hommage à celle qui a découvert Zouzou, Anna Karina, Nico, Amanda Lear. "Top 15 Pubs Rexona", ou une belle leçon de marketing "patriarcal". Mais aussi : Claude Seignolle, Niagara, Joël Séria?Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER15,50 €

