Images et violence 1914-1918. QUand "Le Miroir" racontait la Grande Guerre
Beurier Joëlle
NOUVEAU MONDE
26,25 €
Épuisé
EAN :9782847361926
Si l'on édite aujourd'hui les photographies de soldats, aucun ouvrage ne s'est réellement intéressé à leur diffusion. Que savait le public à l'arrière des situations de souffrances extrêmes dans lesquelles vivaient les leurs ? Que voyait-il de la réalité de la mort, des destructions, des combats ? Censure oblige, l'idée reste fortement ancrée que les terribles photographies qui pouvaient être faites de la vie au front, n'auraient trouvé aucun débouché pour cause d'interdiction. Pourtant, une étude de la presse illustrée de l'époque (L'Illustration, Le Miroir) révèle exactement le contraire. Morts de masse, fosses communes, corps soufflés dans les arbres, têtes ou membres qui sortent du parapet, toutes ces situations intolérables sur la mort au front sont exhibées dès 1914. Les spectacles les plus déprimants de dévastations, les forêts de troncs de Verdun ou le paysage-poubelle de la Somme, sont régulièrement montrés. Même le combat apparaît, sous des formes certes le plus souvent éludées, en raison de l'impossibilité pour le soldat de combattre en photographiant. Néanmoins, les hebdomadaires traquent le scoop (et l'obtiennent) ou inventent des nouvelles formes de reportage pour immerger le lecteur dans la sensation du combat réel. Enfin, même des images de relations photographiques avec l'ennemi (on parlerait aujourd'hui de fraternisation) apparaissent en 1915. Le constat s'impose : contrairement à ce que la vulgate pacifiste de l'entre-deux guerres - poursuivie jusqu'à nos jours - affirmait, l'arrière savait, et savait tout, autant le public érudit de L'Illustration que les lecteurs plus populaires du Miroir.
Nombre de pages
110
Date de parution
01/02/2007
Poids
416g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782847361926
Titre
Images et violence 1914-1918. QUand "Le Miroir" racontait la Grande Guerre
Auteur
Beurier Joëlle
Editeur
NOUVEAU MONDE
Largeur
210
Poids
416
Date de parution
20070201
Nombre de pages
110,00 €
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Que sait-on précisément des moments de pause et de décompression durant la guerre de 14-18 ? Des soldats photographes amateurs ont immortalisé des clichés du repos, loin des combats. Constitués en albums, ils montrent la face cachée d'une guerre célèbre pour sa violence totale. Ils évoquent des moments collectifs dédiés à la lessive et la toilette, à la musique ou aux repas, qui disent une immense soif de paix et de normalité. Tous fonctionnent comme autant de rituels qui soudent les individus en les agrégeant les uns aux autres. Pour qui cherche à comprendre le caractère exceptionnel de l'endurance à la violence extrême, omettre la banalité du repos parce qu'elle n'est pas sensationnelle conduirait à un contresens historique. La résistance, le courage et le sacrifice ne sont possibles que parce qu'ont existé, dans les interstices de la brutalité totale, des espaces de moindre relief et de relâchement, repas collectifs, divertissements puérils et parties de pêche entre hommes. Cette dimension, seuls les clichés d'amateurs en délivrent une image. Ils restituent alors la complétude des "bonshommes" de 14-18, dont les expériences intenses ne se limitèrent pas à l'insoutenable. Constitués comme des albums de famille aux codes visuels spécifiques, ces recueils témoignent combien le rire, le plaisir et le jeu fondèrent l'identité combattante autant que la mort.
L'ouvrage présente une réflexion sur les représentations de la violence de guerre à l'arrière dans des revues illustrées françaises Le Miroir, L'Illustration et allemandes Illustrierte Blatt Illustrirte Zeitung, soulignant d'ailleurs que la presse illustrée allemande n'a pas encore à l'époque une place aussi importante qu'en France. Que voyait l'arrière de la violence de guerre ? Telle est la question qui intéresse l'auteur. L'étude comparative s'avère d'une grande richesse puisqu'elle met en valeur deux images de la guerre et de la violence.
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