Le héros de ce roman paru, en 1957, est un jeune Africain du Cameroun ayant piteusement raté son bachot , il rentre dans son village malgré la terreur qeu lui inspire son père. Là, il trouve tout le monde en effervescence car une femme est partie avec un homme appartenant à une tribu de la brousse. Il faut aller la chercher, et Medza (paré du prestige que confèrent des études, mêmes ratées) est chargé de cette mission. Là-bas, il découvre un oncle et un cousin pittoresques qui le présentent comme un phénomène. La femme qu'il doit ramener est repartie plus loin avec un autre homme, mais peu importe. En attendant qu'elle revienne, il est fêté, choyé, consulté comme une autorité. Bien que l'oncle empoche la moitié des cadeaux qu'il reçoit, il s'enrichit. Les filles tournent autour de lui et il n'ose avouer qu'il est puceau et que les plus entreprenantes lui font peur. Il finit cependant par séduire une très jeune fille à laquelle on le mariera par surprise. Enfin la femme qu'il est venu chercher revient et consent à retourner avec lui dans son village natal. Sa mission est terminée, mais il lui reste à affronter la terrible colère de son père. Il s'enfuira, plantant là sa famille et sa jeune femme, que son propre frère épousera à son tour. Ce roman est intensément vivant, l'humour est mêlé à la vraie naïveté, les Caractères et les m'urs sont décrits d'une manière inoubliable. Voici enfin un roman africain qui n'a pas d'arrière-pensée politique, où éclate la joie de vivre, et qui révèle d'une façon étonnante le talent original d'un jeune écrivain noir.
Nombre de pages
254
Date de parution
24/08/1999
Poids
315g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782283018002
Titre
Mission terminée
Auteur
Beti Mongo
Editeur
BUCHET CHASTEL
Largeur
140
Poids
315
Date de parution
19990824
Nombre de pages
254,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Après avoir passé six années dans un camp de concentration pour opposition au régime de Baba Toura, Essola revient dans son village natal et décide d'enquêter sur la mort de sa sueur, Perpétue, disparue entre-temps. A travers les témoignages de ceux qui ont connu la jeune femme pendant ces six années, Essola a la révélation stupéfiante de son martyre. Mariée ou plutôt vendue par les siens à un fonctionnaire, Perpétue mène une vie misérable à Oyolo, où elle sert d'esclave à son mari. Mais bientôt celui-ci jette sa femme dans les bras d'un commissaire de police tout puissant et devient ainsi un personnage craint et honoré - de surcroît, militant fervent du régime de Baba Toura... A ce roman écrit avec le pittoresque des anciens conteurs noirs s'ajoute une dimension politique. Mongo Beti dénonce de façon souvent féroce la médiocrité des fonctionnaires, leur corruption, le régime de dictature policière qui sévit dans le pays, la grande misère de tout un peuple opprimé par un gouvernement pourri jusqu'à la moelle, la condition d'esclave de la femme africaine. Ainsi, à la peinture sans concession d'une époque, se mêle une méditation sur l'étrange destin du continent noir, victime d'une fatalité dont ses propres fils sont les principaux artisans.
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