PEINES DE GUERRE - LA JUSTICE PENALE INTERNATIONALE ET L'EX-
BESSONE/DELPLA
EHESS
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EAN :9782713222337
Depuis la création du tribunal TPIY en 1993, poursuites, sanctions et acquittements rythment les politiques d'inculpation. Ce livre revient sur la création, la réception et l'évolution de ce tribunal, symbole d'une justice internationale importée, imposée. Il confronte les pratiques du TPIY et les pratiques pénales nationales, sa réception dans un pays dont on oublie trop souvent sa pleine appartenance à un espace et à une tradition européenne, et ayant vécu des procès de sorties de guerre, en restitue le contexte historique, philosophique, politique et social. Une autre grande originalité de ce livre est l'attention portée à la peine. Car le TPIY affecte d'abord les pays concernés par ses inculpations et les peines qu'il accorde. La complexité des prises de position, les différences géographiques, les héritages, les rapports entre vérité juridique et vérité historique, les mots juridiques et leur glissement vers un vocabulaire ordinaire, les attentes des sanctions, le ressenti des victimes, l'utilisation des plaidoyers de culpabilité : les multiples facettes de la justice pénale internationale appellent, pour être éclairées, à une réflexion collective. Face à des questions laissées longtemps sans réponse, juge, historien, criminologue, philosophe, anthropologue croisent ici leurs regards. Certains, acteur ou témoins, reviennent sur leur expérience. Ces décloisonnements constituent une lecture inédite et courageuse du TPIY.
Date de parution
01/03/2010
Poids
580g
Largeur
160mm
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EAN
9782713222337
Titre
PEINES DE GUERRE - LA JUSTICE PENALE INTERNATIONALE ET L'EX-
Auteur
BESSONE/DELPLA
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
580
Date de parution
20100301
Nombre de pages
0,00 €
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Le concept de race - et ses déclinaisons catégorielles - a été historiquement enrôlé pour justifier de multiples formes d'injustice : discrimination, exploitation, oppression, voire annihilation de groupes entiers de l'humanité. Pour lutter contre le racisme, il a donc pu sembler cohérent de vouloir définitivement disqualifier le concept qui en constituerait le fondement. Ce livre défend pourtant la thèse adverse : entreprendre de réduire les inégalités raciales exige un usage analytique et critique du concept de race. Socialement construites, les catégories raciales sont aujourd'hui à l'oeuvre, de manière plus ou moins masquée, dans de nombreuses pratiques administratives, juridiques et politiques. Ne pas les nommer, c'est s'interdire d'en débusquer les effets discriminatoires. Une philosophie politique soucieuse de penser l'injustice sociale sous toutes ses formes, mettant sa compétence propre de clarification conceptuelle au service d'un engagement politique, se doit d'affronter la question raciale.
On pense, on vit, on agit comme si les races existaient vraiment. Le nier, c'est refuser de voir qu'elles organisent réellement le monde qui nous entoure, alors que les identités sont multiples, faites de multiples brins, tissant ainsi cet écheveau dont on ne maîtrise rien, et qu'on appelle... l'humanité. C'est cette réalité qu'il faut transformer, pour combattre les discriminations raciales et le racisme.
Quel effet ça fait d'être un problème ? " Quel effet ça fait d'être à la fois Noir et Américain, quand les deux termes sont supposés contradictoires ? C'est à travers l'examen de la notion de "double conscience" , clé de l'expérience subjective des Noirs américains, que les auteur·ice·s nous invitent à découvrir l'oeuvre magistrale et multiforme du grand intellectuel afro-américain W. E. B. Du Bois, né en 1868, peu après la fin de la guerre de Sécession, et mort en 1963, à la veille du discours de Martin Luther King Jr. "I have a dream" . Leur ouvrage est la première introduction en français à cette oeuvre majeure. De son opposition à Booker T. Washington à son adhésion au marxisme, de l'expérience de la ségrégation à la conviction que le sort de la démocratie américaine se joue dans la condition des Noirs, ce livre retrace la trajectoire de W. E. B. Du Bois et nous invite à faire nôtre son héritage. La "double conscience" décrit le déchirement intérieur des Noirs américains, mais apparaît aussi comme la source d'une lucidité particulière sur la construction raciale des rapports de pouvoir. A l'heure où l'écho du mouvement Black Lives Matter se fait entendre partout, à l'heure où la notion de "race" et son articulation aux principes d'égalité et de justice suscitent les plus vifs débats, l'actualité des analyses de Du Bois est brûlante.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.