W.E.B. Du Bois. Double conscience et condition raciale
Bessone Magali ; Renault Matthieu
AMSTERDAM
12,00 €
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EAN :9782354802356
Quel effet ça fait d'être un problème ? " Quel effet ça fait d'être à la fois Noir et Américain, quand les deux termes sont supposés contradictoires ? C'est à travers l'examen de la notion de "double conscience" , clé de l'expérience subjective des Noirs américains, que les auteur·ice·s nous invitent à découvrir l'oeuvre magistrale et multiforme du grand intellectuel afro-américain W. E. B. Du Bois, né en 1868, peu après la fin de la guerre de Sécession, et mort en 1963, à la veille du discours de Martin Luther King Jr. "I have a dream" . Leur ouvrage est la première introduction en français à cette oeuvre majeure. De son opposition à Booker T. Washington à son adhésion au marxisme, de l'expérience de la ségrégation à la conviction que le sort de la démocratie américaine se joue dans la condition des Noirs, ce livre retrace la trajectoire de W. E. B. Du Bois et nous invite à faire nôtre son héritage. La "double conscience" décrit le déchirement intérieur des Noirs américains, mais apparaît aussi comme la source d'une lucidité particulière sur la construction raciale des rapports de pouvoir. A l'heure où l'écho du mouvement Black Lives Matter se fait entendre partout, à l'heure où la notion de "race" et son articulation aux principes d'égalité et de justice suscitent les plus vifs débats, l'actualité des analyses de Du Bois est brûlante.
Nombre de pages
155
Date de parution
22/10/2021
Poids
162g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782354802356
Titre
W.E.B. Du Bois. Double conscience et condition raciale
Auteur
Bessone Magali ; Renault Matthieu
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
115
Poids
162
Date de parution
20211022
Nombre de pages
155,00 €
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Résumé : On pense, on vit, on agit comme si les races existaient vraiment. Le nier, c'est refuser de voir qu'elles organisent réellement le monde qui nous entoure, alors que les identités sont multiples, faites de multiples brins, tissant ainsi cet écheveau dont on ne maîtrise rien, et qu'on appelle... l'humanité. C'est cette réalité qu'il faut transformer, pour combattre les discriminations raciales et le racisme.
La race n'est-elle qu'une chimère une fiction collective aux effets pernicieux ou est-elle un concept nécessaire à l'analyse et à l'éradication éventuelle du racisme et de ses conséquences ? Cette catégorie ambiguë relève-t-elle de la biologie ou bien renvoie-t-elle à une réalité de nature socio-politique ? Le racisme est-il d'abord un attribut des individus ou des institutions un état mental fait de croyances et d'affects ou un système social ? Toute discrimination raciale est-elle inévitablement raciste ? Est-elle immorale et injuste même dans les cas où elle ne serait pas entièrement irrationnelle ? Enfin, la discrimination positive est-elle justifiable ? Telles sont quelques-unes des questions abordées dans ce recueil, qui propose une introduction au champ d'investigation que la race, le racisme et les discriminations constituent pour la philosophie ici envisagée dans son articulation avec les sciences sociales. Il réunit dix textes majeurs, presque tous inédits en français.
Le clivage entre philosophie analytique et philosophie continentale a-t-il du sens en philosophie politique ? Peut-on faire de la philosophie politique sans étudier l'histoire des concepts et théories politiques ? La fonction critique de la philosophie politique transforme-t-elle nécessairement cette dernière en philosophie sociale ? Comment la philosophie normative dialogue-t-elle avec les sciences sociales, avec le droit, avec l'économie ? La philosophie politique a-t-elle un terrain propre et avec quels outils l'aborderait-elle ? Le ou la philosophe politique peut-il, doit-il, faire abstraction de sa situation singulière pour théoriser les problèmes qu'il ou elle se pose ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles les douze contributions réunies dans ce volume apportent des réponses croisées, réfléchissant chacune à partir de son objet particulier (la démocratie, la nation, le travail, la peine, l'entreprise, la mondialisation...) à la justification et à la légitimation des processus de théorisation qui sont au coeur des méthodes en philosophie politique.
Entreprises, gouvernements et médias s'emploient depuis plusieurs années à vendre un "rêve technologique" : la révolution numérique, progrès aussi inéluctable qu'indispensable. La refuser serait passer à côté de l'histoire. Ainsi cherchent-ils à rendre l'intelligence artificielle acceptable par le grand public, en prenant soin d'occulter ses effets délétères. Dans un précieux exercice de démystification, J. S. Carbonell montre que ces discours apologétiques servent d'abord les intérêts du patronat. Au lieu de se demander si elle va tout changer, et même si elle va remplacer les travailleurs humains, il faut la replacer dans l'histoire longue des transformations de l'organisation du travail. Car, bien que l'IA présente des enjeux spécifiques, c'est aussi une technologie comme une autre. De ce point de vue, son utilisation représente une intensification de la logique tayloriste née voici plus d'un siècle dans les usines d'Henry Ford : le travail est décomposé en une série de tâches, la conception séparée de l'exécution. Le déploiement d'un management algorithmique (l'organisation du travail et la gestion du personnel par des algorithmes) a pour but principal de renforcer le contrôle et la surveillance de la main-d'oeuvre. Voilà à quoi ce livre se veut une invitation à résister.
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