La vie du livre contemporain. Etude sur l'édition littéraire 1975-2005
Bessard-Banquy Olivier
PU BORDEAUX
24,99 €
Épuisé
EAN :9782867815515
L'édition française a beaucoup changé depuis le début des années Apostrophes. Dans les années 1970, " la galaxie Gutenberg ", encore largement artisanale et familiale, est engagée dans une politique de qualité. Mais la distribution s'industrialise et l'influence des médias de masse s'accroît ; elle doit alors se tourner vers le grand public au moment oit de puissants groupes industriels et financiers investissent dans le livre. Les séries d'avant-garde, les publications de prestige sont abandonnées au profit de fast books chroniqués partout avec ferveur. La littérature française elle-même, insensiblement, se fait plus informelle ; les auteurs pour beaucoup livrent des productions relevant du " degré zéro de l'écriture ", présentées comme des ?uvres dignes du prix Nobel. Face à la montée de la standardisation des lettres, de jeunes et moins jeunes éditeurs, dans de petites comme dans de grandes maisons, résistent au formatage et cherchent à préserver le goût des beaux textes. Toutes ces années sont aussi marquées par une intense création, de grandes innovations et des publications audacieuses, surprenantes, inventives. Comment cette transformation s'est-elle passée ? Quels en sont les acteurs ? Comment la NRF s'est-elle battue pour garder sa position de leader ? Quelles ont été les tactiques et stratégies des vieux labels de Saint-Germain-des-Prés pour s'imposer en librairie ? Dans cette chronique détaillée de la vie quotidienne du livre sous Bernard Pivot, de la disparition de Gaston Gallimard à la marketisation du produit Houellebecq, Olivier Bessard-Banquy raconte, à partir de sources inédites, trente ans d'édition qui sont aussi trente ans d'histoire littéraire immédiate. Agrémentée d'anecdotes qui éclairent de l'intérieur le fonctionnement des vieux comptoirs d'édition, La Vie du livre contemporain offre la chronique alerte et parfois drôle d'une activité rythmée par les caprices d'auteurs, les douloureuses séances de travail sur les manuscrits et les réunions de brainstorming à la recherche du meilleur moyen de lancer les nouveautés. Délivrée de ses secrets, l'édition apparaît ici toujours aussi fascinante, d'autant plus qu'elle se trouve au carrefour du papier et de l'électronique.
Nombre de pages
356
Date de parution
12/03/2009
Poids
648g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782867815515
Titre
La vie du livre contemporain. Etude sur l'édition littéraire 1975-2005
Auteur
Bessard-Banquy Olivier
Editeur
PU BORDEAUX
Largeur
160
Poids
648
Date de parution
20090312
Nombre de pages
356,00 €
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Jadis objet de luxe, aujourd'hui le livre se prête, se corne, se met dans une poche, se donne, se jette... Il délasse, il enseigne, permet, avec Tocqueville, de comprendre le fonctionnement de la démocratie ou, avec Proust, de plonger dans les arcanes de la jalousie. L'essor du numérique peut-il vraiment mettre un terme au règne de ce très bel objet, matériel sinon sensuel ? Le livre est un monde en soi : du papier, une reliure, des odeurs. Les écrivains sont les premiers à le reconnaître et à lui tresser des lauriers. Lecteur occasionnel ou boulimique, chacun satisfait son goût des livres à sa manière. Lorsque ce goût devient excessif, il peut même conduire à la bibliomanie, à l'obsession, à l'achat compulsif, à la folie. Des bibliophiles aux bibliotoqués, balade parmi les livres en compagnie de Paul Valéry, Albert Cim, Jules Lemaître, Charles Nodier, Gustave Flaubert, Jules Janin, Alain Nadaud, Jean-Jacques Brochier, Philippe Meyer, Eric Chevillard, Jacques Bonnet, François Bon et bien d'autres...
Résumé : Le livre érotique est une vieille tradition française. Contre l'acharnement des censeurs, en profitant parfois de la tolérance des pouvoirs affaiblis, les auteurs lestes ont cherché à livrer au public le récit des pires turpitudes par goût des obscénités ou de la bravade, pour affirmer la poussée du moi, la volonté de briser les fers de la vieille société, sinon pour moquer les ridicules prescriptions de la morale. L'époque du libertinage aura été la grande époque du livre lubrique, l'apogée de la littérature galante, mais le XIXe siècle et l'entrée dans le noir des conventions bourgeoises n'ont pas tué la flamme des écrits graveleux, loin s'en faut : jusque sous les rigueurs du moralisme le plus tatillon a survécu un véritable roman poivré, inventif et téméraire. Comment cette histoire du livre érotique a-t-elle été possible ? A quelles contorsions les éditeurs galants du XXe siècle ont-ils dû se livrer pour réussir à survivre malgré les tracasseries administratives et les condamnations pour outrage aux bonnes moeurs ? Quand et comment les choses ont-elles changé ? L'effondrement de la censure a-t-il révolutionné l'écrit polisson ? C'est à toutes ces questions et bien d'autres que répondent les éditeurs Jean-Jacques Pauvert et Claude Tchou, le pornographe Esparbec, les patrons des maisons Blanche et La Musardine Franck Spengler et Claude Bard, le libraire érotomane Alexandre Dupouy, l'avocat Emmanuel Pierrat. C'est sur ces différents points que Sarane Alexandrian a écrit le dernier de ses textes, ici recueilli, auquel est ajoutée une étude sur l'éditeur Eric Losfeld par un jeune libraire féru de curiosa, Florian Vigneron. Autant de contributions qui éclairent d'un jour neuf l'activité des professionnels du livre érotique, dans une double passion pour les enfers du sexe et les beautés de la grande littérature.
Résumé : La lecture est plus que jamais au carrefour des paradoxes : jadis élitiste, elle est devenue très commune, banale ou usuelle. Après le livre, le web invite à parcourir sans fin des milliards de pages que personne avant n'aurait jamais pu découvrir. Parallèlement, les études alarmistes sur la baisse des pratiques culturelles classiques se multiplient, annonçant la disparition prochaine des gros lecteurs et des lettrés. Ainsi d'un côté la vente des chefs-d'oeuvre de la culture classique paraît condamnée tandis que de l'autre l'essor des tablettes et autres readers semble promis à un avenir radieux. Tout cela est-il inéluctable ? Quelle est la réalité de la baisse de la lecture traditionnelle ? Qu'est-ce que cela change pour les professionnels du livre ? L'écran est-il appelé à remplacer le papier ? Peut-on espérer que le charme glacé des tablettes fasse un jour venir aux textes les réfractaires de la lecture d'hier ? C'est à toutes ces questions et à bien d'autres que répondent les spécialistes des pratiques culturelles. A ces réflexions sur les mutations de la lecture sont ajoutées des études sur le rôle clé du club France Loisirs dans l'acculturation des Français, sur l'évolution des publics en librairie, sur la lecture numérique et les formes de la littérature dans l'univers électronique. Ainsi ce recueil collectif présente-t-il un panorama riche et complet de l'évolution de la lecture du papier.
Résumé : L'édition, sous la Troisième République, encore largement artisanale et familiale, s'industrialise à grands pas cependant que des conquistadors de l'imprimé se battent pour défendre la cause du livre et le faire pénétrer dans toutes les familles de France. Ce sont les années de triomphe de Fayard, de Flammarion, d'Albin Michel, mais aussi de Gallimard, de Grasset, de Denoël et de tant d'autres. Insensiblement, au fil des décennies, le volontarisme s'efface pour laisser place à un libéralisme décontracté qui s'impose et qui conduit de plus en plus les éditeurs à publier dans une simple logique de marché pour offrir au grand public ce que celui-ci semble plébisciter. Comment les professionnels du livre sont-ils passés en un siècle à peine d'un monde vertical, ambitieux sur le plan culturel, à un monde ouvert, hyperdémocratique, favorisant l'essor des sous-productions et l'arrogant succès des marques commerciales ? A partir d'archives inédites issues des maisons parisiennes et d'entretiens exclusifs avec les derniers témoins du livre au XXe siècle, Olivier Bessard-Banquy raconte un siècle d'édition où les manoeuvres et autres intrigues abondent dans une langue qui n'exclut ni le rire, ni l'ironie, tout en étant toujours précise, rigoureuse et documentée. Où l'on découvre que les auteurs ne sont pas forcément plus vertueux que les éditeurs...
Cet ouvrage décrit et analyse les différents emplois de nom mono (chose, objet) en japonais contemporain. Comme le mot français chose, ce terme d'usage très courant a la particularité de ne pas avoir de signifié en propre mais de pouvoir tout aussi bien désigner un objet concret qu'un concept abstrait ou encore une classe d'individus partageant les mêmes traits. Il est aussi fréquemment employé à des fins fonctionnelles, voire purement énonciatives. A travers des observations en discours, cet ouvrage précise les contours de ces deux emplois référentiel et fonctionnel et explore la contribution sémantique de mono à la réalisation de tournures expressives plus ou moins figées.
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Les religions sont-elles à l'origine de traumas psychologiques, et constituent-elles une des stratégies pour faire face à la maladie mentale ? Pour répondre à ces questions, cet ouvrage croise les approches d'historiens, de cliniciens, d'anthropologues, de psychologues, de psychanalystes... Les religions sont-elles à l'origine de traumas psychologiques, et constituent-elles une des stratégies pour faire face à la maladie mentale ? Pour répondre à ces questions, cet ouvrage croise les approches d'historiens, de cliniciens, d'anthropologues, de psychologues, de psychanalystes... De l'Espagne du XVIe siècle à la Russie de 1900, en passant par le Brésil et l'Afrique actuels, les auteurs explorent, afin d'illustrer leur propos, tueurs psychopathes, malades adeptes de l'art brut, femmes brûlées comme sorcières, schizophrènes enfermés dans leur douleur ou encore guérisseurs au nom de Dieu. Dimension indispensable de la construction des identités, la religion peut être à l'origine de traumas réels ou supposés. Elle sert de prétexte pour condamner certaines personnes, mais aussi d'explication pour tenter de comprendre des situations aberrantes, ou bien de remède pour faire face à l'angoisse ou à la maladie. Ce livre illustre la diversité des regards portés sur les religions, ainsi que les variations de leur "utilité" sociale.
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