Au nord-ouest du Portugal, dans ce domaine de la Vessada qui, depuis deux siècles, appartient à la même famille d'agriculteurs, les Teixeira, ce sont les femmes qui, devant l'indolence et les rêves d'évasion que nourrissent les hommes, assurent le lourd héritage des travaux de la terre. C'est vrai en particulier vers la fin du XIXe siècle, lorsque la propriété à l'abandon doit être prise en charge par Joaquina Augusta, Quina, une adolescente frêle et inculte de surcroît, mais qui participe aux plus rudes tâches de la campagne aux côtés des ouvriers. Tandis que sa soeur et ses frères se préparent à échapper au milieu rural. La lucidité de Quina, qui est rusée et chicaneuse, et son sens de la repartie lui valent ce surnom de sibylle sous lequel elle ne tarde pas à être reconnue et admise dans la bonne société, où l'on admire cette paysanne qui joue à merveille les conseillères, prodiguant des sentences de visionnaire sur un ton badin et sachant, à l'occasion, prier avec des mots où résonne comme une antique sagesse. Restée célibataire, endurcie par la lutte, haïe et admirée par les membres de sa famille, une passion étrange l'unit sur le tard à un enfant qui grandira sous son aile, une sorte de simple d'esprit au visage d'ange, attaché à sa protectrice comme un chien à sa maîtresse.
Nombre de pages
296
Date de parution
14/04/1982
Poids
293g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070253920
Titre
La Sibylle
Auteur
Bessa-Luis Agustina ; Debecker-Bardin Françoise
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
293
Date de parution
19820414
Nombre de pages
296,00 €
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Résumé : Ce roman se déroule dans l'Arrábida, les terres du risque, un endroit où l'homme se trouve confronté depuis des siècles à sa propre obscurité qu'il peut nommer Dieu, Roi, puissances telluriques, tempêtes ou tremblements de terre. C'est dans la bibliothèque du couvent de l'Arrábida que le professeur Fabre espère trouver la preuve que Shakespeare était un juif d'origine portugaise. Sa femme, la belle Jeanne-Précieuse l'a accompagné. Ils rencontrent Baltar, le gardien et Piedade, une très jeune femme. A partir de ce quatuor, dans un décor hors du commun, Agustina Bessa-Luís tisse une analyse impitoyable des relations amoureuses, dans lesquelles les hommes ne sont que de passage et servent de prétexte aux infinies variations de l'attraction, de la répulsion, de la séduction et du mystère de l'autre. Ce roman a inspiré le film de Manoel de Oliveira, " Le couvent ".
Résumé : Les dialogues éblouissants du film de Manoel de Oliveira, Party, sont écrits par la grande romancière portugaise Agustina Bessa-Luís. LEONOR : Je ne sais pas ce que vous m'avez fait l'après-midi de la garden-party. Je ne vous aime pas mais, parce que vous m'aimez je suis à votre merci... IRENE : Vous allez voir ce qui vous attend. Ce monsieur, à côté de vous, c'est un vicieux. Votre mari est un raté. Ce monsieur à côté de vous, c'est un escroc. Votre mari n'est que riche. Ce monsieur à côté de vous, est un vaniteux, il dit qu'il vous aime. Votre mari vous aime et ça lui donne de la chance auprès de toutes les femmes. Un homme qui a cette chance met tout le monde d'accord.
Il avait épousé Maria Pascoal dans le but de cultiver ce qu'il y a de plus pénible dans une alliance. L'amour qui les réunissait était à la limite, presque, de l'indifférence, et cela le rendait plus fort que toutes les passions embellies de brillants prétextes, comme la beauté, la richesse et le talent. Et pourtant, c'était cette femme qui avait écrit le livre fameux que Léon avait dû revêtir comme un gant. C'est elle qui l'avait appelé Un chien qui rêve, et rien ne lui convenait mieux. Sauf dans les rares moments où il semblait bondir et gémir de joie, il restait immobile, mi-éveillé, mi-somnolent, poussant de temps en temps de petits grognements, comme s'il poursuivait une proie trop rapide et difficile". Un chien qui rêve ou le manuscrit volé... Léon Geta excelle dans l'indolence et l'égocentrisme. Léon ne prête guère attention aux goûts de sa femme, Maria, pour la vitesse et la solitude. Elle meurt en laissant un manuscrit qu'il s'approprie et avec lequel il connaît un succès inattendu. A la mort de Maria, l'indifférence qu'il lui portait se change en fascination car "l'amour livre ses batailles dans la mémoire et non dans les faits présents". Récit prétexte à un tableau de l'âme humaine, ce texte est fulgurant de justesse. Agustina Bessa-Luis dessine la complexité des rapports amoureux et avec sa lucidité habituelle, elle met à jour, grâce à son écriture lumineuse, la course de chacun après la vérité.
Alfreda a tout : elle est belle et élégante, elle a reçu une éducation raffinée, elle est riche et intelligente. Elle s'interroge sur les principes qui depuis de longs siècles régissent l'Occident. Alfreda est mue par une curiosité constante qui devient méditation sur le monde et ses mythes. Femme, principe de toutes choses, Alfreda cherche. Et elle trouve, en partie, avec des révélations sur la Vierge Marie, dont ellepense qu'en tant que femme riche, ayant reçu une éducation semblable à la sienne, elle devrait lui apparaître à elle et non à de petits bergers incultes incapables de poser les bonnes questions. Agustina Bessa-Luis, avec son immense connaissance des choses et sa curiosité personnelle, se lance avec audace dans une révision de la mythologie chrétienne, telle que les hommes l'ont forgée au fil des siècles, telle que notre histoire a bien voulu la construire. A travers le regard de l'héroïne sur un monde trivial, qui est finalement celui que nous avons à offrir, se cache le besoin de créer des dieux et de se rebeller contre eux. L'Ame des riches est la deuxième partie de la trilogie commencée avec Le Principe de l'incertitude. Principe de remise en cause des vérités soi-disant acquises mais dont l'analyse pertinente de l'auteur transcende de beaucoup les cadres géographiques et culturels et atteint pleinement nos réalités existentielles.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.