Ils s'appellent Messier, Murdoch, Lagardère, Bouygues, Berlusconi, Baudecroux. Les Média-maîtres sont au centre d'une gigantesque bataille pour le contrôle de l'information. Les technologies numériques ont radicalement modifié la gestion, le contrôle et la finalité des médias. Aujourd'hui, on commence dans la télévision et on finit dans le commerce électronique. On dirige un quotidien et on se retrouve actionnaire d'une chaîne de télévision locale. La concentration bat son plein. Et cela ne fait que commencer : les survivants seront rares. Les mastodontes des télécommunications, de l'informatique et les nouveaux géants de l'Internet se jettent à présent dans la mêlée. Pour alimenter les tuyaux - câbles, réseaux informatiques, téléphones, satellites -, chacun tente d'acquérir une parcelle du contenu véhiculé par les médias. La mutation d'Internet a commencé. Demain, avec des capacités de transmission cent fois supérieures, la toile mondiale absorbera tous les médias. Ce livre dresse le portrait de ces conquistadores du nouveau monde numérique. A travers la télévision, la radio et la presse, il dessine les contours des grands groupes de médias, de leurs actionnaires et de leurs dirigeants. Au travers des fusions, des acquisitions, des amours et des haines entre grands patrons, il raconte la guerre du tout-média.
Nombre de pages
170
Date de parution
26/08/2000
Poids
245g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782020381840
Titre
Les Média-maîtres. Qui contrôle l'information ?
ISBN
2020381842
Auteur
Bertolus Jean-Jérôme
Editeur
SEUIL
Largeur
145
Poids
245
Date de parution
20000826
Nombre de pages
170,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Bertolus Jean-Jérôme ; Cedro Jean-Michel ; Del Jes
70 milliards d'euros: L'une des plus fortes dettes du monde, qui représente quatre fois le "trou" du Crédit Lyonnais! France Telecom, entreprise cotée dont l'Etat français reste le principal actionnaire, est en situation de faillite. La nouvelle équipe dirigeante, après l'éviction brutale de l'ancien Président, promet la rigueur et le redressement des comptes. Mais qui va régler l'addition? L'Etat, c'est-à-dire les contribuables, les centaines de milliers d'épargnants floués dont le portefeuille a été divisé par vingt en deux ans, les salariés du groupe, souvent actionnaires, dont l'emploi est menacé? A l'heure des règlements de comptes, il est urgent de déterminer les responsabilités. "Qui a coulé France Telecom?" révèle les dessous d'une success story qui finit mal. C'est l'histoire d'une élite économique et politique, fascinée par les sirènes des nouvelles technologies, emportée par les tourbillons des marchés financiers, qui n'a pas su gérer et préserver un patrimoine public et performant. C'est l'histoire de ministres qui vont et qui viennent, d'administrateurs somnolents, de haut fonctionnaires méprisants, de financiers habiles. C'est aussi une histoire de France de ces dix dernières années.
Vous êtes derrière une barricade, moi je suis devant. Votre moyen d'action, c'est le désordre. Mon devoir, c'est de faire de l'ordre. Mon rôle est de contrarier vos efforts. Le mieux pour chacun de nous est d'en prendre son parti", Georges Clemenceau. L'acte XVIII des Gilets jaunes s'achève dans la désolation sur les Champs-Elysées. A l'Assemblée, certains s'interrogent sur la fragilité du régime. Une dépêche de l'AFP relève des " défaillances " dans le dispositif des forces de l'ordre. Le gouvernement veut reprendre la main... Le préfet de police Delpuech est alors limogé, et le président de la République fait appel à un homme réputé pour sa fermeté : Didier Lallement, préfet de région à Bordeaux. Il prend ses fonctions dans l'urgence et imprime immédiatement sa marque. Toujours en uniforme, il s'installe dans une des salles de commandement, au milieu de ses hommes. Il ne mâche pas ses mots. On dit de lui qu'il est "impitoyable" et autoritaire. "Lallement, le nouveau préfet qui fait flipper les flics", titre Libération qui parle d'une "reprise en main musclée de la préfecture". Pendant trois ans, il est aux premières loges de toutes les questions de sécurité, et au coeur du pouvoir. Ayant quitté ses fonctions, cet homme de conviction au service de la République accepte de parler. Stade de France, mouvements insurrectionnels, attentat à la préfecture, incendie à Notre-Dame, montée de la violence, trafic de drogue, relations avec le gouvernement...
Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
XVIIe siècle. Aux Antilles. C'est la nuit sur une plantation où se déroule une veillée mortuaire. Un vieux-nègre esclave entre dans le cercle des flambeaux. Dès ses premiers mots, il se métamorphose en " maître-de-la-Parole ". Comment ce vieil homme a-t-il pu s'ériger en père fondateur de la littérature des Amériques ? Quels sont les secrets de cet improbable résistant à l'esclavage et à la colonisation ? D'où lui vient cette assignation à ne conter que la nuit, sous peine d'être transformé en panier ? Et pourquoi un panier ? Partant de l'extraordinaire émergence du conteur créole, Patrick Chamoiseau interroge son propre travail d'écrivain, sa mémoire intime et les mystères de la création. Quels sont les grands enjeux de la littérature contemporaine ? En quoi rejoignent-ils ceux de ce vieux maître-de-la-Parole ? ... " Chaque création est une avancée de la réflexion, de la connaissance, du rapport désirant avec cet horizon sans horizon qu'est la Beauté. " Patrick Chamoiseau, né en 1953, a élargi la portée de la littérature antillaise à un niveau mondial. Prix Goncourt pour Texaco (Gallimard, 1992), il est l'auteur d'une oeuvre narrative et théorique majeure où se mêlent imaginaire foisonnant et conscience politique. Sa voix est aujourd'hui l'une des plus influentes de la Caraïbe. Au Seuil ont récemment paru La Matière de l'absence (2016), Frères migrants (2017), Contes des sages créoles (2018) et, en Points Thriller, J'ai toujours aimé la nuit (2018).
Disjoindre le sexe et le genre est un geste éminemment moderne, théoriser cette dissociation l'est plus encore.Ce livre est d'une certaine manière l'histoire de ce geste. Il nous mène des grandes entreprises déconstructrices de la Modernité des années 1960-1980 jusqu'au triomphe contemporain de la théorie du genre : de Sartre, Lacan, Deleuze, Barthes, Derrida ou Foucault jusqu'à Judith Butler.Pourtant, parce qu'il s'agit d'un objet aussi fuyant que précieux, le sexe des Modernes est aussi un révélateur. Loin d'être tout à fait commun aux deux espaces intellectuels que sont l'Europe et les États-Unis, il est peut-être témoin de leurs divisions : disputes, équivoques, héritages détournés, et guerres silencieuses ou avouées...Il s'agit ici non seulement d'éclairer des doctrines récentes que la confusion des temps travaille à obscurcir, mais d'explorer ce qui s'est déplacé au tournant des XXe et XXIe siècles entre le continent européen et le continent américain. Transmission ou au contraire fracture ...Car le moment est venu d'interroger le partage du sexe et du genre sous l'angle de son histoire puisque cette histoire est la nôtre, et sans doute plus que jamais.E.M.
Excédés par le présumé laxisme des tribunaux, les justiciers autoproclamés s'évertuent à punir par eux-mêmes les fauteurs de trouble. Violant la loi pour maintenir l'ordre, ils s'improvisent détectives, juges et bourreaux. Adeptes du lynchage et autres châtiments spectaculaires, ils trouvent un nouveau public sur les réseaux sociaux. Des groupes d'autodéfense du Far West aux chasseurs de pédophiles en Russie contemporaine, les justiciers hors-la-loi sont typiquement des hommes blancs, réactionnaires et xénophobes. Toutefois, mouvements révolutionnaires et défenseurs des dominés ne s'interdisent pas de manier, à leur tour, le fouet et le feu. L'auto-justice compte en outre de fervents zélateurs dans les services répressifs. Et quand policiers et paramilitaires s'affranchissent du cadre légal pour nettoyer la société, ils précipitent l'avènement de l'Etat justicier. Cet essai comparatif s'aventure dans les eaux troubles de la justice sommaire. Au terme d'un périple dans le monde perturbant des redresseurs de torts, une question s'impose : la France est-elle immunisée contre cette fièvre punitive ...