« Il existe un tableau de Paul Klee qui s?intitule Angelus Novus. Il représente un ange qui semble être en train de s?éloigner de quelque chose à laquelle son regard reste rivé. Ses yeux sont écarquillés, sa bouche ouverte, ses ailes déployées. Tel est l?aspect que doit avoir nécessairement l?Ange de l?Histoire », écrivait Walter Benjamin en 1940, quelques mois avant de mettre fin à ses jours et trois années avant que l?enfant du Ghetto de Varsovie, au moment de sa liquidation en 1943, ne soit fixé dans une photographie, qui deviendra le symbole de l?extermination des Juifs d?Europe.La juxtaposition des images de l?Ange de Benjamin et de l?Enfant du Ghetto a quelque chose de bouleversant que personne, jusqu?à ce petit livre de Jean-Louis Bertocchi, n?avait relevé.Le même mouvement des bras et des ailes, cette même direction du regard qui échappe à l?objectif, font de l?Enfant du Ghetto un nouvel Ange de l?Histoire, qui semble nous dire: « Que voyez-vous dans mon regard, que je ne vois pas encore ? »Jean-Louis Bertocchi, docteur en philosophie, a publié aux éditions de l?éclat : Moses Hess. Philosophie, communisme et sionisme. De la fraternité sociale à la terre du retour (2020) et Un impensé de Marx : la question juive (2022).4e de couverture : « Il existe un tableau de Paul Klee qui s?intitule Angelus Novus. Il représente un ange qui semble être en train de s?éloigner de quelque chose à laquelle son regard reste rivé. Ses yeux sont écarquillés, sa bouche ouverte, ses ailes déployées. Tel est l?aspect que doit avoir nécessairement l?Ange de l?Histoire », écrivait Walter Benjamin en 1940, quelques mois avant de mettre fin à ses jours et trois années avant que l?enfant du Ghetto de Varsovie, au moment de sa liquidation en 1943, ne soit fixé dans une photographie, qui deviendra le symbole de l?extermination des Juifs d?Europe.La juxtaposition des images de l?Ange de Benjamin et de l?Enfant du Ghetto a quelque chose de bouleversant que personne, jusqu?à ce petit livre de Jean-Louis Bertocchi, n?avait relevé.Le même mouvement des bras et des ailes, cette même direction du regard qui échappe à l?objectif, font de l?Enfant du Ghetto un nouvel Ange de l?Histoire, qui semble nous dire: « Que voyez-vous dans mon regard, que je ne vois pas encore ? »Jean-Louis Bertocchi, docteur en philosophie, a publié aux éditions de l?éclat : Moses Hess. Philosophie, communisme et sionisme. De la fraternité sociale à la terre du retour (2020) et Un impensé de Marx : la question juive (2022).
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Nombre de pages
104
Date de parution
31/08/2023
Poids
76g
Largeur
100mm
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EAN
9782841626588
Titre
L'Ange de Benjamin & l'Enfant du Ghetto
Auteur
Bertocchi Jean-Louis
Editeur
ECLAT
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76
Date de parution
20230831
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104,00 €
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Dans les traditions philosophiques occidentales, c'est à la critique développée par la pensée marxiste que l'on doit de pouvoir aborder l'oeuvre de Moses Hess (1812-1875). Pourtant, le "rabbin des communistes", comme on l'a appelé, fut l'un des penseurs du XIXe siècle qui questionna au plus près les conditions de la liberté et de l'égalité sociales, en même temps qu'il ouvrit la voie à l'idée d'un foyer juif en Palestine, où cette liberté et cette égalité se seraient pleinement épanouies. Dans les études juives, la philosophie de Moses Hess est rarement évoquée, si l'on excepte quelques commentaires qui font de lui ce "communiste et sioniste, qui joua un rôle décisif dans le premier mouvement et inventa virtuellement le second". Le livre de Jean-Louis Bertocchi veut porter un éclairage nouveau sur cette oeuvre pionnière et singulière à bien des égards, dont le coeur est bel et bien la discussion serrée, "en accord divergeant", de la pensée de Spinoza, lu attentivement par Marx lui-même, et qui, dans le ciel d'un humanisme juif émancipé et émancipateur, dessine une constellation en perpétuel mouvement, où scintillent tour à tour philosophie, communisme et sionisme.
Le livre de Jean-Louis Bertocchi revient sur la question lancinante de Sur la Question juive du jeune Marx, qui répondait en 1843 à Bruno Bauer. Le pamphlet a fait couler beaucoup d'encre et de larmes sur le supposé antisémitisme de Marx et, par ricochet, de la gauche tout entière. La psychanalyse a parlé de "haine de soi" et les historiens ont invoqué "l'air du temps" pour expliquer une position qu'il faut replacer dans un ensemble de textes de la même époque, dont la cible est principalement la société bourgeoise capitaliste. L'analyse de Jean-Louis Bertocchi donne accès au cabinet de travail de Marx et insiste sur la manière dont il s'approprie certains concepts hérités de la philosophie allemande et les redéfinit de façon à les articuler aux discours antijuifs de l'Allemagne du XIXe siècle, à partir desquels il pense pouvoir tenir une position politique singulière. L'édifice est fragile et si Sur la Question juive dérange et semble vouloir régler des comptes pour lesquels l'auteur manque d'argumentation, le "Juif" de Marx finira par disparaître complètement comme figure et principe de l'égoïsme bourgeois dans les oeuvres à venir. Prenant appui sur ce constat et sur une analyse des notions qui composent le tissu spéculatif de Sur la Question juive, Jean-Louis Bertocchi revient également sur la persistance du 'signifiant' juif, tel qu'il a pu prendre forme dans ce texte de jeunesse, au sein d'une gauche qui y est restée attachée comme l'arapède à son rocher. La simplification, jusqu'au simplisme, du raisonnement du jeune Marx, semble une aubaine pour une partie de la gauche qui ne parvient pas à dépasser ses propres démons. Il est d'ailleurs curieux que la première réédition en France du texte de Marx, en décembre 1968, soit justifiée en préface par une montée de l'antisémitisme due à la récente ... guerre des Six jours, annonçant le glissement de la Question juive vers une question israélienne. Jean-Louis Bertocchi, docteur en philosophie, a participé aux activités du laboratoire de recherches du CNRS (URA ? 1084) dirigé par Yves Schwartz au sein de l'Université Aix-Marseille. Il a publié Marx et le sens du travail, aux Editions sociales en 1996 et, plus récemment, Moses Hess. Philosophie, communisme et sionisme. De la fraternité sociale à la terre du retour, aux Editions de l'éclat en 2018.
Résumé : Contrôler la gestion de l'argent public au sens large, c'est-à-dire les fonds de l'Etat, des collectivités et établissements publics, des entreprises publiques, de la sécurité sociale, des organismes recevant des concours financiers publics nationaux et européens et même des associations faisant appel à la générosité publique, participer enfin à l'information des citoyens quant à son usage : telles sont les missions des juridictions financières. La Cour des comptes, les chambres régionales et territoriales des comptes et la Cour de discipline budgétaire et financière disposent d'un champ de compétence et de pouvoir étendus qui leurs permettent de peser sur la régularité et la qualité de gestion de nombreux organismes publics et privés.
Après un long exil - en juillet 1755 - Pasquale Paoli est élu général en chef de la Nation, au couvent Sant'Antone di a Casabianca. Il vient d'avoir trente ans. Commence alors pour le Corse, et la Corse, une aventure hors du commun sur la voie de l'indépendance. L'île est dotée d'une constitution démocratique moderne et la guerre contre les Génois reprend de plus belle. Le jeune chef d'Etat, aux idées novatrices, se lance alors dans de grands projets : il frappe monnaie, fonde une capitale Corte - mais aussi l'université, l'imprimerie nationale et crée une marine corsaire. "Toute l'Europe est corse", dit-on alors. Puis, en 1768, le cours de l'Histoire va changer, lorsqu'un traité est signé dans les salons de Versailles...
Résumé : Paru dans Les Cahiers du Sud, en 1942, ce "petit chef d'oeuvre" de María Zambrano (1904-1991), traduit par Suzanne Brau, inscrit la pensée mystique et poétique de Saint Jean de la Croix (1542-1591) au coeur même d'une humanité dont il incarne la plus extraordinaire expression, sur cette "terre jaune, embrasée d'un feu qui n'est pas celui du soleil". Rarement la poésie de Jean de la Croix fut si parfaitement donnée à fleur de peau, et le hasard a voulu que, dans cette même revue et au presque même moment, un poète, traducteur, résistant, Simon-Rolland (1907-1944), livre ses propres traductions des poésies du Saint, qui sont, écrivait Pierre Emmanuel, "si belles qu'elles égalent l'original". Le Cantique spirituel parut toutefois aux éditions Charlot en 1945, de l'autre côté de la méditerranée, et c'est cette édition exemplaire qui est reprise ici, en miroir du Saint Jean de la Croix de María Zambrano, qui fait entendre la "musique silencieuse" de l'esprit.
Flüsser David ; Petitdemange Guy ; Pinto Lasry Vér
L'oeuvre de David Flusser a marqué durablement les relations entre le judaïsme et le christianisme, et son ouvrage sur le Jésus historique, à la suite des travaux de Joseph Klausner, a si considérablement modifié la figure du Christ que les nouveaux exégètes en mal de compromis ont vite fait de l'ignorer. "Flusser ouvre une voie, comme peut-être personne, par le savoir indubitablement, mais aussi par une sorte d'illumination intérieure délivrante, en enracinant le christianisme dans l'histoire du judaïsme de l'époque. Ce n'est évidemment pas une explication ; c'est un éclairage sans pareil, éclairage qui est aussi un réveil, le regard sur un autre paysage ", écrit Guy Petitdemange dans sa préface à ce petit livre, devenu un 'classique' secret et qui résume l'oeuvre de toute une vie.
Les martyrs ignorés, qui aurait dû introduire les Etudes philosophiques de La Comédie humaine, est resté inachevé, même si la conversation à la `Table des philosophes' du Café Voltaire, menée tambour battant avec tout le génie et l'ironie de Balzac, revient à poser la question qui est au coeur de la Comédie tout entière : "qu'en est-il de la pensée ? peut-on en abuser comme on abuse du café? enrichit-elle la vie ou la détruit-elle ? ", à laquelle répond l'oeuvre même, qui témoigne que l'on meurt à trop penser, de même que sans penser, il n'est pas de vie qui tienne.
Les Aventures administratives d'une idée heureuse (1834), qui paraissent pour la première fois en volume, est un petit chef-d'oeuvre d'une ironie mordante, doublée de la critique acerbe de la bureaucratie et des enjeux de pouvoir. Le texte aurait dû faire partie des études philosophiques qui accompagnaient les grands cycles de la Comédie humainé, mais les mille taches qui occupaient Balzac eurent raison de ces Aventures, presque inachevées, même si tout est déjà là : des personnages hauts en couleur, un humour ravageur, une courtisane, un jeune homme, du fantastique (ou comment enfermer dans une fiole les idées "bleues" d'un individu) et enfin une "idée" : comment l'idée survit à l'homme et est transmise de génération en génération jusqu'à se confondre avec l'homme lui-même.