Qu'y a-t-il derrière la légende de Henri Guillemin ? Pourquoi cet acharnement du célèbre polémiste dans l'attaque ou la défense ? Patrick Berthier veut savoir et questionne. Henri Guillemin raconte les moments importants de son existence, ses rencontres : Mauriac, Bernanos, Claudel, ses sympathies ou antipathies pour divers personnages : Jeanne d'Arc, Robespierre, Rousseau, Napoléon, Thiers, Hugo, Lamartine... Mais Berthier a la même curiosité implacable que l'homme qu'il interroge. Est-il vraiment historien ? Que valent ses techniques de recherche, de citations, d'écriture ? Les réponses nous montrent un Guillemin qui n'esquive pas : à la fois modeste et précis. Il s'explique de même sur sa pensée "religieuse" et sur la crise actuelle de l'Eglise. Cet ouvrage est tout autre chose qu'un dialogue de complaisance. Le texte vif et rapide fait ressortir une figure hors du commun. Pour lui, comme l'écrit Patrick Berthier, "toute subtilité est à la limite satanique". Si son regard n'est pas "objectif" c'est qu'il est bouleversé par l'existence du mal, comme peut l'être un enfant. L'histoire n'est pas encore jouée. Il ne faut pas dormir.
Nombre de pages
248
Date de parution
14/11/1979
Poids
310g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070287376
Titre
Le cas Guillemin
Auteur
Berthier Patrick
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
310
Date de parution
19791114
Nombre de pages
248,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Contrairement à beaucoup d'écrivains, même du premier rayon, Prosper Mérimée n'a jamais vraiment connu de "purgatoire". La littérature française lui doit en effet au moins deux oeuvres, Colomba et Carmen, très tôt devenues des classiques et qui assurent la pérennité de son nom. Le statut de Colomba, sa plus longue nouvelle, est toutefois un peu particulier : elle n'a pas été éclipsée, comme Carmen, par le succès d'un opéra trop populaire (qui se souvient encore de la Colomba d'Henri Busser, un opéra-comique de 1920 ?...) ; elle a fait son chemin seule, intacte, à peine abordée par le cinéma qui n'en a pas, jusqu'à présent, proposé d'adaptation convaincante. Ce récit est un des piliers de l'enseignement secondaire, et l'on comprend pourquoi : il est facile à lire, car varié, rythmé, piquant, drôle parfois, sans ce que Balzac appelait, en se moquant de lui-même, des "tartines" (descriptions rares et brèves, peu de discours), et il faudrait vraiment être inaccessible au plaisir de lire et à l'humour pour bouder cet ouvrage distrayant, où le frisson se mêle à la tendresse sans que jamais l'auteur s'appesantisse sur l'un ni sur l'autre. [...]" Patrick Berthier.
Editeur, imprimeur, fondeur de caractères, de 1826 à 1828, Balzac essaie tout, rate tout ; de ce désastre il sort définitivement endetté, mais mûri. Il prétend maîtriser le processus entier de la création littéraire, et s'il pouvait en suivre la gestation depuis la papeterie jusqu'à la boutique où le chaland potentiel vient palper l'objet-livre, alors seulement il aurait le sentiment d'avoir travaillé. Dans la pratique, il a dû se contenter de n'être " que " l'écrivain de son ?uvre, mais nous sentons à quel point il eût voulu en être, au sens typographique du terme, le seul royal compositeur. Cette anthologie esquisse l'itinéraire qui mène, en un peu plus d'une quinzaine d'années, des contrats où se fit prendre le rêveur (Balzac entrepreneur, 1826-1828) jusqu'aux pages fameuses d'Illusions perdues dans lesquelles un autre rêveur, l'imprimeur David Séchard, tente de reconstruire le monde (Balzac romancier de l'imprimerie et de la papeterie, 1837-1843), sans oublier les tentatives qu'il multiplia pour alerter ses contemporains sur la gravité de la situation dans la " librairie ", lesquelles montrent en lui un observateur aigu, amer, révolté (Balzac polémiste, 1830-1834).
Dans la série « Histoire du théâtre français », ce volume couvre les années qui vont de la libération de l'entreprise théâtrale jusqu'à la veille de l'éclosion scénique du romantisme. L'axe privilégié de cette étude est la production théâtrale dans son foisonnement (plus de dix mille pièces sont créées durant la période) ; vaudeville, mélodrame, opéra-comique, et des formes populaires comme la pantomime ont donc la vedette ; mais le répertoire des xviie et xviiie siècles n'est pas omis, car il nourrit l'activité de tous les théâtres, non de la seule Comédie-Française. Bref, on a tenté, d'écrire, à l'écart des ouvrages politiques et/ou théoriques, une histoire concrète du spectacle vivant.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.