256 pages de reportages étrangers et de nouvelles littéraires, le tout accompagné d'infographies, d'illustrations et de photographies. Un bel objet à mi-chemin entre littérature et journalisme, au croisement du livre et du magazine. Feuilleton passe en revue le monde. Retournez-le dans sa tombe: Un éditorial d'outre-tombe, la parole d'un classique marque l'éternel retour de l'actualité. Les dossiers du Feuilleton: Un hommage à la presse policière de l'entre-deux-guerres, à Police ou Détective. Un dossier noir avec un "fond de tiroir" de Robert Desnos paru dans Paris Matinal en 1928 sous forme de Feuilleton sur Jacques Vacher, l'éventreur de Paris; une enquête de Maximilian Potter du Vanity Fair sur une rocambolesque histoire d'empoisonnement dans le Romanée Conti; suivi de deux nouvelles "noires" dont une du Russe Dimiter Kenarov paru dans The Believer. L'autre dossier s'interroge de manière générale sur la technologie passant d'un essai prémonitoire de Bernard London sur le principe de l'obsolescence programmée des objets, à l'histoire du faux Paris construit en 1918 par l'armée française, au Manuel de Survie publié par le ministère de la défense anglais en cas d'attaque atomique durant la guerre froide, puis à un reportage passionnant sur le jeu vidéo en ligne World Of Warcraft et le goldfarming. De l'âne au coq: La véritable histoire du tournage de La Splendeur des Amberson par David Kemp; un portrait de John Cage, compositeur révolutionnaire et inventeur de 4'33"de silence;"Tue-le", l'invraisemblable histoire d'un torero au Mexique fuyant l'arène; le récit d'amitié entre Garcia Marquez et son dentiste. Les nouvelles du Feuilleton: Une nouvelle inédite de Murakami Haruki, entre Edgar Poe et un hommage au jazz américain. Illustrée par l'immense Robert Crumb. Gueuleton: Un repas de saison."
Nombre de pages
250
Date de parution
05/04/2012
Poids
560g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782364680074
Titre
Feuilleton N° 3, Printemps 2012
Auteur
Berréby Gérard
Editeur
SOUS SOL
Largeur
170
Poids
560
Date de parution
20120405
Nombre de pages
250,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dire une société sans la nommer, et tracer une existence à demi-mots, pour exprimer en vers ce qu'on ne veut pas dire en prose. Entre le rap, le slam et l'élégance, la grandiloquence et l'éloquence, Stations des profondeurs, tels les pontes du dadaïsme, laisse les sonorités dompter le sens. Ce recueil est une introspection audacieuse à l'intérieur de ce qui, d'habitude, ne se dit pas, ne s'énonce pas. Gérard Berréby tord le cou aux idées préconçues, moque les expressions toutes faites comme autant de métaphores du refus absolu de vivre comme on voudrait nous l'imposer : en chuchotant avec la meute.
L'Institut des Recherches Menant à Rien (IRMAR) a présenté du 31 mars au 7 avril 2012 Le Fond des Choses : Outils, Oeuvres et Procédures (The Bottom of Things : Tools, Works and Proceedings) au Théâtre de Gennevilliers. Le 4 avril, la troupe théâtrale m'a invité à imaginer une création originale en lever de rideau. L'événement était organisé en collaboration avec la revue Feuilleton qui publie une version française de Searching For Silence de Alex Ross dans son numéro de mars 2012. Sous la forme d'une vidéo intitulée La Colle ne fait pas le collage, j'ai proposé un aperçu des oeuvres qui ont effacé la représentation même dans leur représentation. Des expérimentations cinématographiques de Hans Richter au Manifeste contre rien pour l'exposition internationale de rien en passant par Hurlements en faveur de Sade de Guy-Ernest Debord. Dans toutes ces oeuvres, le vide prend la place de la forme, sonore ou plastique, pour, in fine, faire un éloge de rien. Ironie du sort, la partie de l'improvisation sonore que j'ai jouée ce soir-là sur scène n'a pu être sauvegardée. Aussi, faute d'une trace originale, ce vide intervenu à la 10° minute de la performance a été reconstitué en studio afin de pouvoir restituer sur le DvD aujourd'hui proposé l'entièreté de l'intervention.
Ce recueil est une ode à ce qui est d'ordinaire caché, tu, décrié. Gérard Berréby fait fi des codes et de la pensée conformiste, invoque le hasard, la mort, la maladie, la brutalité, le sordide, prend la chair à témoin. Les mots explosent telles des grenades face à la terreur et au lugubre du quotidien, les vers sont comme des épées qui sabrent le passé et tranchent le présent. Si l'humanité est en débris, le langage est au diapason. De cette esthétique de la brièveté et de la fragmentation, découle un lyrisme de la désolation. Le vers libre et le brouillage des genres confirment ce monde éclaté, déchiré, qui surgit, nu, dans ces pages. Tel un château de cartes qui s'effondre. La vie ne serait-elle qu'un jeu?? Les mots sont placés tels des pions, lancés à l'attaque d'une réalité toujours fuyante. Seuls certains parviendront à la mettre en Échec et Mat. À moins que le lecteur ne soit la cible de cette stratégie?? Lui reste alors à trouver le bon Joker à sortir afin de contrer la déroute !
Dans ce livre, où chaque page représente un âge, se trouve tout ce que l'on apprend au cours d'une vie, de 0 à 99 ans.?Un ouvrage destiné à toute la famille, à feuilleter dans un sens comme dans l'autre, pour apprendre à grandir et réapprendre à s'émerveiller.
Leur mémoire ne cesse de sauter d'un point à l'autre, constate Victoria, comme les pages d'un livre qu'on aurait arrachées et mélangées.' Mars 2022. Un mois après le début de l'invasion russe, Volodymyr Vakulenko, l'original d'un petit village de l'est de l'Ukraine, si fier de publier des livres pour enfants, est kidnappé par l'occupant. Il disparaît. Au même moment, de l'autre côté du pays, Victoria Amelina, jeune espoir de la littérature ukrainienne, décide de s'engager dans une organisation qui documente les crimes de Moscou. De tous ces petits faits vrais, de ces mots patiemment recueillis, elle veut faire un livre sur la guerre, se confronter au réel et en ces temps de détresse oublier la fiction. Sous le cerisier d'un jardin, après le retrait des troupes russes, elle déterre le journal d'occupation du disparu. En reportage en Ukraine, Ariane Chemin la croise peu avant Noël 2022, à Kharkiv, veillant une bougie à la main le cercueil du poète dont on vient enfin de retrouver le corps. La romancière des villes met alors toute son énergie à faire publier le manuscrit inachevé. Mais en Ukraine, depuis un siècle, la guerre ne cesse de rattraper les livres et les écrivains. La roue du malheur n'en finit pas de tourner.