Politiques de l'intime. Des utopies sociales d'hier aux mondes du travail d'aujourd'hui
Berrebi-Hoffmann Isabelle
LA DECOUVERTE
25,40 €
Epuisé
EAN :9782707157812
Que l'on considère l'adoption du Pacs ou encore l'interdiction de fumer dans les lieux publics, nombreuses sont les illustrations indiquant flue la vie privée est devenue plus que jamais une affaire politique. Le corps, la sexualité, le couple, la famille, etc., donnent lieu désormais à une réglementation foisonnante. Cette emprise croissante porte un nom outre-Atlantique: le soft paternalism. Ce mouvement repousse des frontières instituées depuis des décennies, qui ont consacré une partition privé / public sur laquelle s'est érigée la société industrielle. Avec pour terrain d'enquête privilégié le monde de l'entreprise, cet ouvrage analyse le sens et la portée des nouvelles politiques de l'intime qui bousculent les articulations entre le travail et le hors-travail, transforment la subjectivité en dispositifs de gestion, métamorphosent les sentiments en objets de transaction... Les secrets, les affects, le for intérieur ne sont plus, comme hier, des enjeux exclusivement personnels. Ils ont aussi statut d'affaires publiques. Après une mise en perspective historique, qui présente des expérimentations sociales menées depuis le XIXe siècle jusqu'aux années 1960, l'ouvrage plonge le lecteur dans la réalité des nouvelles pratiques d'entreprise au sein desquelles l'attention au hors-travail est devenue titi nouvel enjeu gestionnaire. Il explore ensuite la question de l'intimité dans cotre modernité, pour révéler à quel point la subjectivité et les sentiments participent à la régulation économique et politique de nos sociétés. Au total, l'ouvrage met en évidence l'existence, à l'heure actuelle, de trois stratégies politiques de l'intime: la privatisation de l'espace public, la négation subversive des frontières et l'imbrication de registres d'action qui viennent s'ajouter à la colonisation de la sphère privée, si caractéristique de notre modernité.
Nombre de pages
280
Date de parution
22/10/2009
Poids
472g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782707157812
Titre
Politiques de l'intime. Des utopies sociales d'hier aux mondes du travail d'aujourd'hui
Auteur
Berrebi-Hoffmann Isabelle
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
155
Poids
472
Date de parution
20091022
Nombre de pages
280,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Berrebi-Hoffmann Isabelle ; Bureau Marie-Christine
La révolution technologique dont l'imprimante 3D n'est qu'un des vecteurs les plus médiatiques a d'abord été portée dans des espaces qui ressemblent davantage à des garages qu'à des laboratoires de pointe. Animés par une même volonté de bricoler, détourner, récupérer, inventer, leurs promoteurs, les makers, sont à l'origine d'un mouvement culturel de transformation, par la pratique, des manières de faire, de produire, de consommer et d'apprendre. En expérimentant des formes inédites de fabrication par soi-même des biens de consommation, inspirées par un principe de libre accès aux outils et aux savoirs, ils ambitionnent de transformer leur environnement, leur vie quotidienne, voire la société tout entière. Cet ouvrage, issu d'une enquête au long cours, nous ouvre les portes d'une trentaine de hackerspaces, fab labs, hacklabs et autres tiers-lieux en France et à l'étranger (Allemagne, Etats-Unis, Sénégal) afin de comprendre ce que font concrètement les makers et l'impact de leur action sur le travail, l'économie, l'écologie, la formation, le droit, l'art ou les sociabilités. En analysant les valeurs communes comme les tensions qui structurent le monde du "faire ensemble", il prend au sérieux ses promesses de rupture avec le capitalisme et l'ordre industriel dominant pour les interroger. A quelles conditions ces nouveaux modèles de travail et de coopération constituent-ils une alternative durable pour la société de demain ...
Longtemps, les objets ont été occultés par les sciences sociales. Pourtant, dans le travail comme dans la vie quotidienne, ils sont partie prenante de tous nos rapports sociaux. Le bureau, le dossier, le badge, le post-it... , tous ces objets racontent notre façon d'agir dans et sur l'univers productif. Chaque chapitre de cet ouvrage, introduit par un dessin de Romain Joly, est une petite enquête portant sur l'un de ces objets. Sociologues, économistes, politistes, historien·nes et ergonomes proposent d'éclairer le travail et ses mutations en montrant comment les objets en sont les révélateurs et nous aident à mieux comprendre ce qu'oeuvrer veut dire. Isabelle Berrebi-Hoffmann est sociologue, directrice de recherche au CNRS et membre du Lise- Cnam-CNRS. Corinne Gaudart est ergonome, directrice de recherche au CNRS et membre du Lise- Cnam-CNRS ainsi que du Gis-Creapt. Michel Lallement est sociologue, professeur du Cnam et membre du Lise-Cnam-CNRS. Mariame Tighanimine est sociologue, membre du Lise-Cnam-CNRS et chercheuse à l'université de Neuchâtel.
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
Première cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.