A l'heure de la mondialisation et de l'information planétaire, les "damnés de la terre" ne veulent plus demeurer des laissés-pour-compte. Ils se pressent et s'empressent de rejoindre l'Europe, nouvelle "terre promise". L'histoire de l'humanité a été de tout temps une histoire de migrations. La génétique, l'anthropologie, les textes sacrés... le confirment amplement. Hier encore, les Wisigoths, les Vandales, les Mongols, etc., déferlaient par vagues sur l'Europe. Aujourd'hui, des étrangers de toute part affluent en Europe. Faut-il s'en étonner, alors que la misère gagne et que des pays, en particulier d'Afrique, sont à la dérive? Faut-il avoir peur de ces nouveaux "barbares" qui frappent à nos portes, alors que l'Europe a été un métissage ininterrompu de peuples et de cultures? Tout en dressant le bilan de la politique européenne d'immigration, ce livre s'interroge sur la pertinence d'une telle politique commune, essentiellement sécuritaire, opérant par déplacement des frontières et transfèrement d'une partie des charges aux États tiers d'origine ou de transit des immigrés. On pourra certes continuer d'ériger des barrières aux frontières, de réprimer l'aide à l'immigration "clandestine" ou d'organiser des "charters de retour", tout ceci paraît d'une efficacité limitée, face à un exode, nourri par la sécheresse, la misère, les dictatures et les guerres qui en découlent. Les digues mises en place résisteront-elles à ce déferlement humain? Peut-on demander l'aide des dirigeants des États pour contenir ces "marées humaines"? Ceux-là mêmes qui ont intérêt à encourager leur population à partir, notamment la partie la plus instruite et la plus contestataire, afin de sauvegarder et consolider leur pouvoir. Car l'émigration sert aussi les pouvoirs en place. Existe-t-il une politique idoine? Au lecteur de cet ouvrage de se forger sa propre opinion. Le présent ouvrage est l'aboutissement d'un colloque organisé à l'Université François Rabelais de Tours en 2008.
Nombre de pages
312
Date de parution
29/07/1999
Poids
510g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782811102333
Auteur
Berramdane Abdelkhaleq ; Rossetto Jean
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
19990729
Nombre de pages
312,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Réédition d'un livre publié en 1976 et qui connut un véritable succès. Points essentiels abordés: mariage et situation pré- coloniale, anciens rites de femmes, magie et sorcellerie, réactions à la christianisation. Préface de Françoise Héritier et Denise Paulme
Le monde mondialisé se déploie en cercles concentriques d'intégrations régionales reliés tels des anneaux olympiques. Le partenariat Union européenne-Mercosul qui remonte à 1995 n'échappe pas à la règle. Voilà deux intégrations régionales, l'une vénérable (l'Union européenne), l'autre dans sa prime jeunesse (Mercosul), qui s'emploient à renforcer leur coopération interrégionale et à approfondir leurs intégrations respectives. Mais de quelle intégration s'agit-il ? Y a-t-il une filiation, une similitude, une parenté entre les deux constructions, toutes deux ayant pour objectif plus qu'un simple marché une véritable union politique ? Y a-t-il différences, dissemblances entre les deux mouvements d'intégration régionale, nourries par le passé, la géographie, l'économie, la culture, etc., et entretenues par les objectifs poursuivis et les méthodes choisies pour l'intégration de chacun des deux ensembles ? L'ouvrage, riche en contributions d'universitaires et de professionnels provenant des deux rives de l'Atlantique, y apporte des réponses, à travers des regards croisés, parfois parallèles, sur deux intégrations, bien singulières à travers le monde, dans leurs diverses facettes, à la fois économiques, financières, sociales, environnementales et humaines.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.