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Tous les chevaux du roi
Bernstein Michèle
ALLIA
6,20 €
Épuisé
EAN :9782844851666
Tous les chevaux du roi est le premier roman de Michèle Bernstein, membre à l'époque de l'Internationale situationniste et épouse de Guy Debord. Il y a plusieurs livres dans le livre. C'est d'abord le récit - sorte de transposition moderne, ironique et distanciée des Liaisons dangereuses - des aventures de Gilles et Geneviève : leurs errances, leurs rencontres, leurs discussions, leurs amours caractéristiques de la jeunesse la plus libre des années 50. A ce titre, Tous les chevaux du roi est une illustration romanesque des théories situationnistes : comment "construire une situation" dans la vie quotidienne, en toute conscience et en contrôler l'évolution afin d'échapper aux courants dangereux qui ramènent la vie dans les cadres traditionnels. On le lira évidemment aussi comme un roman à clefs, qui offre sans doute le portrait le plus subtil et le plus sensible qu'on ait de Guy Debord et de Michèle Bernstein elle-même, avec son goût du jeu, son humour et sa lucidité. Depuis longtemps introuvable, Tous les chevaux du roi était devenu un livre mythique, objet d'un véritable culte.
Nombre de pages
117
Date de parution
27/10/2004
Poids
119g
Largeur
100mm
Plus d'informations
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EAN
9782844851666
Titre
Tous les chevaux du roi
Auteur
Bernstein Michèle
Editeur
ALLIA
Largeur
100
Poids
119
Date de parution
20041027
Nombre de pages
117,00 €
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Récit dans les années 1950 de la vie de Gilles et de Geneviève : leurs errances, leurs rencontres, leurs discussions, leurs amours... Premier roman paru en 1960, illustrant les théories situationnistes et transposant la vie de M. Bernstein et de son mari Guy Debord.
L'auteur dépeint, dans un style enlevé, le libertinage d'une jeunesse éprise de liberté. L'intrigue évoque celle des Liaisons dangereuses, transposée dans l'univers des oeuvres de Françoise Sagan. Mais c'est aussi un roman à clefs. Guy Debord, le mari de Michèle Bernstein à l'époque, serait Gilles, Asger Jorn Ole, et Michèle Bernstein elle-même Geneviève. L'auteur dessine un portrait des plus sensibles de Guy Debord. Mais au-delà, le roman fait figure d'illustration romanesque des théories situationnistes : comment "construire une situation" dans la vie quotidienne, en toute conscience, et en contrôler l'évolution afin d'échapper aux courants dangereux qui toujours ramènent la vie dans les cadres traditionnels.
Dans une grande et sombre demeure au milieu de la forêt, une femme nous raconte. Elle est venue vivre chez son frère, récemment abandonné par son épouse et ses enfants, pour s'occuper de lui. Elle entretient la maison, coupe le bois, lui lit le journal, le lave, l'habille. Peu à peu, de singuliers événements surviennent : le bétail est frappé par une étrange épidémie, une brebis sur le point de mettre bas est prise dans une clôture, une chienne tombe mystérieusement enceinte, une maladie se propage aux pommes de terre... Les villageois semblent la tenir pour responsable de ces malheurs mais, ne connaissant pas la langue de ce pays isolé du Nord dans lequel ses ancêtres ont pourtant vécu, elle est incapable de se défendre. Quand son frère revient de voyage, lui-même semble atteint par un mal obscur...
Dans Le Mariage du Ciel et de l'Enfer, recueil de poésies en prose publié en 1790, William Blake exprime sa méfiance vis-à-vis de la conception religieuse manichéenne de la vie. En Enfer, la sagesse des démons triomphe sur celle des anges. L'Ame et le Corps ne sont pas deux entités distinctes. Le poète proclame au contraire l'unité humaine, et un nouvel ordre moral dans lequel le vice et la vertu ne feraient qu'un. Mêlant prose et poésie, humour et cynisme, il en vient à écrire une véritable apologie du Mal, à l'encontre des opinions de son époque qui encensait la Raison. Moderne tant par ses idées que par son style hybride, William Blake se détache ici des conceptions religieuses pour proclamer une vision novatrice de la vie, pleine de lucidité.
Des plaines, des villes, des nuits, des îles... Demande à la brûlure est une errance peuplée de visions, de routes et de fantômes. Comme un carnet de voyage dans un monde flottant, les poèmes deviennent parfois des aphorismes, des fragments. "Le corps, amené à mourir / Un piège pour le désir" : comment lui échapper ? Comment se protéger de cette absence dont le souffle irradie la mémoire ? En se détachant du présent, au risque de se perdre en soi-même. En contemplant à travers de fragiles souvenirs le mouvement incessant du monde, les paysages dessinés par la mer et la fumée, un "soleil s'écroulant dans ma bouche". Et en rêvant le jour pour traverser les nuits, quand la puissance des images invoque et conjure des ombres voluptueuses. "L'obscurité s'accouple au vent / Pour me tenir ici".
Je me demande si je l'aime et je suis forcé de répondre : Non, je lui reproche de m'avoir châtré, c'est vraiment peu de chose, mais enfin... Et puis elle m'a mis au monde et je fais profession de haïr le monde. " Dans une langue à la beauté froide, Albert Caraco évoque la mort de sa mère. Vivant à l'écart de ses contemporains, celui dont la "vie entière est une école de la mort" préfère aux illusions de l'amour et de la procréation une "sainte indifférence". Quelques éclairs percent pourtant à travers ce texte aussi cruel que lucide. Les souvenirs heureux qui subsistent, le portrait pudique de la mère, le récit déchirant de son agonie. Dans cette méditation sur l'anéantissement, Caraco livre sa vision obsédante des mères et des fils, des femmes et des hommes, et de leur impossible rencontre.