Plaise au peuple. Pratique et lieux de la décision démocratique en Ionie et en Carie hellénistiques
Bernini Julie
AUSONIUS
24,99 €
Epuisé
EAN :9782356135834
Au cours de l'époque hellénistique, la plupart des cités grecques adoptèrent des principes et des idéaux démocratiques communs : une citoyenneté unique marquée par l'égalité entre tous, la possibilité pour chacun d'accéder au processus de décision, à la justice et aux charges civiques, la protection de la souveraineté populaire, le maintien de l'harmonie civique, ainsi que la dévotion de l'individu à la communauté. Ces principes conduisirent les cités à choisir une forme de gouvernement collectif qui prit partout la forme d'une démocratie délibérative directe. Si l'existence de tels régimes ne fait plus guère débat, il n'en est pm de même de l'étendue réelle de ces démocraties. Cet ouvrage propose une approche spatiale de ce problème historique et pose notamment la question de l'influence de la mise en oeuvre d'un régime démocratique sur la morphologie urbaine d'une cité. Etudier ce sujet impliquait de décloisonner les ensembles documentaires. En choisissant l'Asie Mineure comme terrain d'enquête, ce travail a pu se fonder sur une documentation épigraphique et archéologique fortement renouvelée au cours des dernières décennies. Par ailleurs, les régions étudiées, l'lonie, la Carie et les îles adjacentes offrent une diversité représentative des différents types de cités de l'époque hellénistique. A partir d'une analyse de la fabrique des décisions collectives et populaires, rattachée à la question des lieux de décision et des espaces politiques de la cité, cet ouvrage offre une réflexion sur ce qu'était une décision démocratique et sur sa place dans l'idéologie politique de l'époque hellénistique, en particulier sa mise en scène et sa monumentalisation dans l'espace urbain. Puisque l'expérience démocratique des Grecs d'Asie Mineure ne fut pas plus figée qu'uniformisée, une attention toute particulière est portée aux variations locales, de même qu'aux mutations survenues entre le IVe et le 1er s. a.C.
Nombre de pages
438
Date de parution
31/10/2023
Poids
844g
Largeur
171mm
Plus d'informations
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EAN
9782356135834
Titre
Plaise au peuple. Pratique et lieux de la décision démocratique en Ionie et en Carie hellénistiques
Auteur
Bernini Julie
Editeur
AUSONIUS
Largeur
171
Poids
844
Date de parution
20231031
Nombre de pages
438,00 €
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Epuisé
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Mêlant thriller d'espionnage et épopée romanesque, Franco Bernini nous dévoile l'incroyable destin de Niccolò Machiavel. Octobre 1502. La république de Florence soupçonne le redouté César Borgia, dit le Valentinois, de s'apprêter à l'envahir. Afin de déjouer son projet, elle envoie auprès de lui le jeune Niccolò Machiavel, chargé de l'espionner. Le conquérant est à la recherche d'un mémorialiste qui rédigera sa biographie pour répondre aux nombreuses « calomnies » circulant à son sujet : Machiavel, qui possède une belle plume et rêve de célébrité littéraire, est l'émissaire idéal pour gagner sa confiance. Entre les deux hommes se tisse une relation complexe, mélange de respect mutuel, d'ambition commune, mais aussi de mensonges et de cruauté. Lorsque Dianora Mambelli, ravissante « prise de guerre » à la merci de Borgia, entre dans la danse, la vie de l'écrivain en est irrémédiablement bouleversée - et désormais en grand danger... Machiavel s'inspirera de cette expérience pour rédiger son oeuvre majeure, Le Prince, l'un des plus célèbres traités de philosophie politique au monde.
Bernini-Montbrand Danièle ; Ludwig Ralph ; Poullet
Cette quatrième édition du dictionnaire créole/français était très attendue de tous. Non, ce n'est pas encore le dictionnaire monolingue créole dont (évent tous les Créoles, mais c'est bien un des tout premiers dictionnaires créoles. Premier non pas seulement dans l'ordre chronologique des parutions, mais également premier pour ce qui est de la qualité. En effet, les auteurs ont toujours voulu, dès la première publication, se placer dans la perspective d'une lexicologie descriptive où l'ensemble de la société guadeloupéenne trouverait son expression, et non d'une lexicologie normative. Ne dit-on pas "langue châtiée, langue châtrée" ? Dans ce dictionnaire, ne soyez pas choqués de retrouver toutes les expressions courantes de la vie quotidienne. Bien sûr, malgré leur ambition, les auteurs ne sont point parvenus à décrire toutes les variétés du créole de la Guadeloupe. D'Anse-Bertrand à Vieux-Fort, en passant par Marie-Galante, Les Saintes ou la Désirade, il y a de nombreux termes, de nombreuses expressions que vous ne trouverez pas ici. Cela signifie seulement qu'il y a encore du travail sur la planche. En attendant, mi-y, i la ! E sé zòt, lafanmi, ka ba travay-lasa balan ! Le voici donc ! Et c'est vous, ami lecteur, qui nous stimulez.
Théorie du genre, idéologie du genre ou même, tout simplement, « gender ». Depuis plus d'une décennie, cette construction rhétorique fait rage dans le discours public, elle fonctionne comme une propagande qui unifie la réaction contre les réalisations des mouvements féministes et LGBTQIA+ et sème le désordre au sein même de ces mouvements. Ce livre rassemble des contributions personnelles de divulgation sur le sujet, dans lesquelles l'auteur, l'une des voix les plus importantes dans le débat italien sur les théories queer et les études sur la sexualité, démystifie et clarifie, sans la simplifier ni la minimiser, la portée de l'affrontement politique et de la révolution symbolique en cours. Dans ces pages, vous trouverez des hypothèses radicales et non évidentes sur la relation entre le genre, le sexe et la politique, ainsi que des outils historiques et conceptuels indispensables pour s'orienter dans le présent.
Que sont les philosophies queer ? Comment conceptualisent-elles la sexualité ? Combien de sexes reconnaissent-elles chez les êtres humains ? Quel rapport entretiennent-elles avec la philosophie politique ? Et quel rapport avec la « théorie du genre » ? Chaque question génère d'autres questions, selon une progression fractale. Le volume procède par problèmes, indique des pistes de recherche, émet des hypothèses de généalogie. Son but n'est pas de résoudre l'énigme de la relation entre sexualité et pouvoir par une argumentation linéaire, mais d'explorer la pluralité de ses dimensions. Il n'entend pas non plus clore le débat, polémique. Il entend plutôt présenter un côté particulièrement dérangeant de la philosophie critique et expliquer pourquoi celle-ci ne cesse de soulever des conflits au sein des mouvements sociaux, des universités et de l'opinion publique des sociétés actuelles. L'ouvrage répond à la fois aux intérêts des débutant-e-s et des spécialistes du domaine. Le récit est divisé en trois chapitres accessibles, qui peuvent être lus indépendamment. Le premier chapitre, « Théorie critique et philosophie politique », soutient que les théories queer sont ancrées dans la tradition, philosophico-politique, critique, qui se définit de manière différenciée par rapport à deux autres traditions philosophico-politiques, à savoir le réalisme et le normativisme. Dans le deuxième chapitre, « Exercices de critique queer : comment ?fonctionne? la sexualité », on présente une critique de l'hétérosexisme, ainsi que du binarisme inhérent au système sexe-genre-orientation sexuelle qui est aujourd'hui adopté pour définir les identités sexuelles, en adoptant le point de vue des subjectivités trans, non-binaires et intersexes. Le troisième chapitre, « Éléments de théorie queer », esquisse une histoire du débat queer, dont de multiples généalogies sont proposées, allant des mouvements féministes et de libération sexuelle des années 1960 et 1970 à l'Ecole de Francfort dans les années 1930, en passant par les luttes anticoloniales des années 1950 et 1960. Au sein de cette histoire, trois paradigmes différents sont mis en évidence : le freudo-marxisme, le constructionnisme radical et les théories antisociales et des affects.
Entre voyage et hymne amoureux envers sa mère patrie Rome, le De Reditu suo de Rutilius Namatianus, conservé par delà les siècles, est une véritable mine de savoir et de poésie. Il s'agissait donc de s'intéresser à cet auteur, un personnage qui peut à bon droit fasciner. Rutilius Namatianus, aristocrate païen en voyage et poète se présente comme un regroupement de textes pointus rédigés par des spécialistes reconnus et avisés. A l'automne 417, un aristocrate et haut fonctionnaire gallo-romain dont on ne sait à peu près rien en dehors de ce qu'il dit lui-même, revient de Rome en Narbonnaise où il est un grand propriétaire foncier. Il a eu l'heureuse idée de raconter ce retour sous forme poétique. L'ouvrage, en deux livres, intitulé sans doute De reditu suo, Sur son retour, est partiellement conservé. La partie qui nous reste couvre le voyage de Rome à Luna (entre les villes d'Italie actuelle de Carrare et Sarzana). Outre ses qualités littéraires, qui n'avaient pas échappé à Huysmans, Rutilius fournit dans ses vers des éléments documentaires essentiels pour une période critique de l'Empire romain : les années qui ont suivi les invasions vandales et suèves de 406 en Gaule, et la prise de Rome de 410 par les Goths d'Alaric. Son éloge de Rome, ville idéalisée, ses tirades contre les moines et les juifs sont célèbres. Mais Rutilius laisse aussi des zones d'ombre qui soulèvent de nombreuses questions : il n'explique pas, par exemple, la raison de son retour en Gaule. Le présent volume aborde le De reditu suo et son auteur en parallèle et sous des angles divers - historiques, géographiques, culturels, littéraires - et constitue à ce titre une sorte de somme du savoir actuel sur Rutilius.
Issu des XXIVe rencontres franco-italiennes sur l’épigraphie du monde romain, ce volume explore la place et l’usage des inscriptions au cœur urbain et architectural des cités du monde romain, sur le forum mais aussi sur son équivalent dans la partie hellénophone de l’empire, l’agora.L'étude des inscriptions est devenue inséparable de leur mise en contexte archéologique. Lieu stratégique au c'ur de la cité, scène de ses jeux de pouvoir et de ses enjeux de mémoire, la place publique est investie par des pratiques épigraphiques aux fonctions multiples : expression de l'évergétisme, célébration et hommages pour les notables, les protecteurs et le pouvoir impérial, mais aussi publicité des règlements, témoignage d'un quotidien institutionnel, jusqu'à l'expression individuelle à travers les graffitis... À travers des études de cas , les contributeurs du volume replacent les inscriptions dans leur contexte archéologique et historique mais aussi social, institutionnel et culturel afin de mieux comprendre et illustrer la diversité des usages de l'écrit sur la place publique.
Cet ouvrage est l'un des premiers travaux collectifs issus du projet ANR intitulé RIIG Recueil informatisé des inscriptions gauloises. Comme son nom l'indique, il s'inscrit dans la continuité d'un recueil en format papier antérieur, le Recueil des inscriptions gauloises (RIG), publié entre 1985 et 2002 comme supplément n.45 à la revue Gallia. Le projet du RIIG s'est attaché à mettre à jour et à enrichir les données publiées dans les volumes du RIG, I (textes gallo-grecs) et du RIG, II.1 (textes gallo-latins sur pierre) en les mettant à disposition de la communauté scientifique sur une plateforme informatique. Avec cet ouvrage, nous avons souhaité réaliser une synthèse problématisée de données disponibles concernant l'épigraphie lapidaire en gaulois transalpin et dépasser la notion d'inventaire. Notre propos vise donc à mieux comprendre en quoi l'épigraphie en langue gauloise sur pierre nous renseigne sur la structuration de la société celtique de Gaule transalpine entre le IIe s. a.C. et le Ie s. p.C. Cette synthèse rassemble le travail de plusieurs spécialistes, archéologues, épigraphistes, linguistes et historiens et constitue une monographie collective la plus à jour possible de nos connaissances actuelles sur ce dossier.