La néologie en contexte. Cultures, situations, textes
Bernhard Delphine ; Boisseau Maryvonne ; Gérard Ch
LAMBERT-LUCAS
30,00 €
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EAN :9782359352627
Bien que le rôle essentiel du contexte dans la communication soit établi de longue date, l'étude des mots nouveaux ne tient encore que trop rarement compte des conditions linguistiques et extralinguistiques de leur émergence. De fait, en linguistique, l'approche contextuelle de l'innovation lexicale peine aujourd'hui à trouver sa place aux côtés des approches dominantes qui, dans l'ensemble, relèvent d'une problématique du signe (isolé de son contexte), comme en lexicographie ou en morphologie. Or tout mot nouveau est toujours forgé relativement à une langue, un environnement géoculturel (climat, flore, faune, artefacts, coutumes, etc.), une situation ou un domaine de discours (parole ordinaire, littérature, science, etc.) et, bien entendu, un texte particulier, pour remplir un rôle communicationnel précis (désigner, émouvoir, convaincre, etc.). Pour cette raison, la liberté créatrice des locuteurs, en matière de lexique, est foncièrement dépendante de contraintes différentes, qui non seulement déterminent la possibilité d'innover et l'utilisation de tel ou tel procédé de création, mais aussi le processus ultérieur de diffusion-transmission des lexies créées. C'est cette thématique de recherche que présente l'ouvrage au travers d'études de lexicologie, de terminologie, de traductologie et de traitement automatique de la langue. Contributions de Jana Altmansen, Jean-Paul Balga, Najet Boutmgharine, Corinne Bricmaan, Sandra de Caldas, Anne Condamines, Isabel Promet, Françoise Dufour, Frédéric Erlos, Christophe Gérard, John Humbley, Christine Jacquet-Pfau, Yuhya Korenchuk, Hélène Ledouble, Fanny Rinck, Ann-taise Bosio, Jean-François Sablayrolles, Lins Sader Feghali, Philippe Selosse, Amalia Todirascu, Covina Veleanu.
Nombre de pages
304
Date de parution
12/01/2019
Poids
390g
Plus d'informations
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EAN
9782359352627
Titre
La néologie en contexte. Cultures, situations, textes
Auteur
Bernhard Delphine ; Boisseau Maryvonne ; Gérard Ch
Editeur
LAMBERT-LUCAS
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Poids
390
Date de parution
20190112
Nombre de pages
304,00 €
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Tel un des personnages de cette série de courts récits, Thomas Bernhard voit chaque jour défiler devant lui "le vraisemblable, l'invraisemblable et même l'à peine croyable et l'absolument incroyable". Il ne s'agit pas, on le voit, de démêler la réalité et la fiction, la vérité et le mensonge, qui se trouvent, au contraire, étroitement liés. Chacune de ces histoires, même celles qui font rire, crée un choc, un malaise, une angoisse. Notre petit monde de préjugés et d'idées reçues s'effondre. Thomas Bernhard observe la vie à la loupe, et les curieux animaux, ou monstres, que nous sommes. Chacun de ces textes, concis, précis, invite à réfléchir et à rêver.
Forêt, forêt de haute futaie, des arbres à abattre : tel est le cri du cour (et le cri de guerre) que ne peut s'empêcher de pousser le comédien du Burgtheater au cours du dîner artistique donné en son honneur, à l'issue de la première du Canard sauvage, par les époux Auersberger, représentants on ne peut plus typiques de cette société artistique viennoise que l'auteur-narrateur abhorre et avec laquelle il se flatte d'avoir rompu une bonne fois pour toutes quelque trente ans auparavant. Forêt, forêt de haute futaie, des arbres à abattre : parole emblématique opposant à une réalité monstrueusement tangible de l'artifice social le rêve d'un état naturel révolu (et peut-être à réinventer), mais aussi formule magique susceptible de calmer la formidable irritation qui gagne le narrateur au contact renouvelé de cette épouvantable société artistique viennoise qu'il s'était juré de fuir à jamais et à laquelle il est bien forcé de constater qu'il n'a pas cessé d'appartenir.
Malgré l'image d'ermite qu'il s'est forgée ou qu'on lui a faite, Thomas Bernhard a participé activement à la vie sociale de l'Autriche et de l'Allemagne. A partir des années 80, il a adressé à des journaux des textes provocateurs, des "dramuscules" traitant de la xénophobie, du racisme et de la haine de l'autre dans la société d'aujourd'hui.
Le narrateur, un adolescent, accompagne son père, médecin de campagne des Alpes autrichiennes, dans ses visites aux malades. Très vite, il se rend compte que dans la plupart des cas, les problèmes véritables, auxquels il est impossible de se dérober, commencent en fait au-delà des possibilités de la médecine. De visite en visite, d'observation en conversation, c'est moins le monde de la souffrance physiologique qu'il découvre que celui de la solitude, du désarroi, du tourment des esprits. La diversité sans bornes des drames individuels ou familiaux, où le milieu, le climat, le passé collectif jouent un rôle déterminant, apparaît bientôt à ses yeux comme autant de signes d'une perturbation générale qui n'épargne nulle vie, d'un déséquilibre qui fait partout pénétrer la violence et la nuit. La dernière visite conduit le narrateur et son père au nid d'aigle où vit le vieux prince de Saurau, emmuré autant dans son château que dans le mal métaphysique qui le ronge. En lui le déséquilibre lui-même s'est fait pensée, langage, et son long monologue final vient donner une dimension supplémentaire à l'ébranlement partout vécu.
Vygotsky est un génie ! " Cette affirmation d'Alexandre Romanovitch Luria prend tout son sens aujourd'hui qu'est enfin redécouverte dans toute son ampleur l'oeuvre de l'auteur de Pensée et langage. En dix ans de carrière scientifique (1924-1934), ce psychologue qui était aussi éducateur, critique d'art et épistémologue, a formulé un ensemble de propositions théoriques et méthodologiques qui restent d'une brûlante actualité. Dans son analyse de la crise de la psychologie, dans son affirmation de l'origine sociale des fonctions psychiques supérieures, dans l'accent porté sur le rôle des significations verbales se développe une pensée d'une profondeur et d'une exigence rares. Une pensée décapante aussi, dont la psychologie devra s'inspirer pour atteindre enfin son objet et son autonomie.
Les textes des comptes des châtelains et des cellériers des seigneurs de Thoire et Villars, qui constituaient un chartrier aujourd'hui dispersé, sont importants pour l'histoire du département de l'Ain. La présente édition a été établie à partir des micro-films des documents des Archives d'Etat de Turin déposés aux Archives départementales de l'Ain. Il s'agit d'un registre de comptes portant sur les années 1336-1352/1353 et concernant tous les revenus de la seigneurie pendant cette période. Ces documents sont, pour l'essentiel, écrits en francoprovençal, la langue vernaculaire. Les possessions héréditaires des Thoire-Villars, qui recouvraient globalement le Haut-Bugey, dit Terre de Montagne, et une partie de la Dombes et qui leur venaient des Villars, sont divisées en châtellenies. L'édition des comptes des fiefs de Cerdon et du Barrioz contribue à une meilleure compréhension de l'économie de l'époque, des pratiques comptables et budgétaires, et rapporte un ensemble de termes désignant les savoir-faire liés aux différentes activités de la vie médiévale. Les comptes étant datés et localisés, les données qu'ils contiennent le sont également de façon précise ; la langue qui en rend compte est riche en matériaux mal connus ou inconnus des lexicographes. Ces textes apportent également des éléments intéressants la connaissance des microtoponymes, des anthroponymes et, en particulier, des noms de familles issus des activités alors pratiquées. La situation géographique de ces textes et leur date d'écriture en font un témoignage précieux et inédit au coeur d'une époque troublée. Centre de recherche des langues et cultures d'Auvergne-Rhône-Alpes, l'Institut Pierre-Gardette (IPG) - anciennement Institut de linguistique romane - est spécialisé dans l'étude des parlers francoprovençaux et occitans et sur la variation géographique du français. L'IPG s'appuie sur l'unité de recherche "Confluence : sciences et humanités" (EA 1598) de l'Université catholique de Lyon.