Le néant et le politique. Critique de l'avènement Macron
Bernat Harold
ECHAPPEE
12,00 €
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EAN :9782373090314
On ne compte déjà plus les révélations sur les coulisses de l'avènement d'Emmanuel Macron. Certains voient dans son élection une preuve de la toute-puissance des médias, d'autres, un putsch démocratique orchestré par les forces de l'argent. Dans tous les cas, il faudrait s'enquérir de ce que l'on nous cache. Notre réflexion est aux antipodes de la démarche de ces enquêteurs du spectacle. En effet, une des raisons pour lesquelles nous peinons à exercer notre esprit critique, aujourd'hui plus qu'hier, tient à ce que nous refusons de voir ce qui est sous nos yeux. Dans un univers de simulation, les simulacres se précèdent eux-mêmes. Ils ne représentent plus rien, mais font force de loi. Notre attention se perd dans un labyrinthe de signes. Ce qu'ils montrent est à ce point irréel que nous cherchons en vain derrière eux une réalité plus consistante. Mais derrière, il n'y a rien. Tout est là, étalé au grand jour. Cette transparence rend les nouvelles stratégies de pouvoir d'autant plus inquiétantes. Macron se fond dans le discours qui s'adresse à lui, prend la forme du réceptacle. Il n'est pas brillant, il est plastique. Il apprend de ses erreurs, se corrige, affine en "se confrontant au réel". Comme un logiciel, il intègre, classe et change de niveau. A côté des anciennes formes symboliques de représentation politique, cette stratégie du vide nous fait entrer dans un univers de simulation binaire, algorithmique, dont Emmanuel Macron est, en France, le premier 0. C'est à ce titre, et à ce titre seulement, qu'il mérite d'être pensé.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
157
Date de parution
20/10/2017
Poids
170g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782373090314
Titre
Le néant et le politique. Critique de l'avènement Macron
Auteur
Bernat Harold
Editeur
ECHAPPEE
Largeur
120
Poids
170
Date de parution
20171020
Nombre de pages
157,00 €
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Le réac (le bon: cultivé, ironique, mondain, sexy, en un mot luchiniste, comme le mauvais: limité, conservateur, nationaliste, rassis, en un mot lepéniste) a la fâcheuse tendance de comparer l?homme à l?homme, celui d?hier et celui d?aujourd?hui. Penchant anachronique et coupable à une époque qui érige l?adaptation en vertu cardinale: « Surtout ne jugez pas, avancez? »
Un essai qui propose une analyse critique de la suppression de la série littéraire et la modification du programme de philosophie dans l'enseignement secondaire français à compter de l'année scolaire 2020-2021. Derrière une énième "réforme" de l'Education nationale, Harold Bernat s'attelle à démontrer que nous faisons face à un vaste programme anthropologique qui, par la liquidation de la force critique la philosophie et la transformation des professeurs en simples pourvoyeurs de culture générale, oeuvre au désarmement intellectuel des élèves pour les abandonner à l'asservissement du marché. Face à cette casse de l'Ecole républicaine menée au nom des logiques de l'entreprise privée, face à cette trahison de la République, l'auteur exhorte au combat pour la sauvegarde de l'esprit critique et pour le rétablissement d'une formation humaniste qui, seule, permet l'autonomie intellectuelle et morale des individus. Il s'agit de rendre les armes de la raison et de l'analyse aux citoyens afin qu'ils puissent lutter contre les stratégies de pouvoir et les systèmes de domination.
Ce livre entend revenir sur les raisons de l'échec des mouvements sociaux dans leur confrontation à un pouvoir qui ne transige plus. Cet échec interroge tous les citoyens qui n'entendent pas se résigner à la domination sans partage d'un pouvoir qui a fait sécession. Ce livre entend démontrer que cet échec est essentiellement politique en analysant sans complaisance les logiques qui empêchent la formation d'un vaste mouvement populaire, majoritaire. Prisonniers de schémas dépassés, incapables d'identifier clairement la logique des nouvelles formes d'usurpation de la démocratie, nous réactivons de façon souvent fantomatique des luttes qui divisent plutôt qu'elles ne rassemblent, des modes d'action incantatoires plutôt que des modes opératoires et effectifs. Loin de vouloir décourager ceux qui se battent, il s'agit de comprendre pourquoi nous perdons et pourquoi nous perdrons encore demain si nous refusons de coller au réel et d'analyser les raisons de la défaite de la majorité.
Résumé : Calomnié par Marx, dévoyé par l'extrême droite, délaissé par les libertaires eux-mêmes, Pierre-Joseph Proudhon, le fondateur de l'anarchisme, reste aujourd'hui encore un mal-aimé, presque un inconnu. Dans cet essai magistral, Pierre Ansart nous livre la quintessence de sa pensée sociale, tout en la resituant dans son milieu d'origine : le monde de l'atelier et de la petite manufacture, où l'ouvrier-artisan, fier de son savoir-faire, dirige en même temps qu'il exécute. Proudhon ne refusait pas seulement le capitalisme en tant que système d'exploitation. Il récusait le modèle de la grande entreprise, de la mécanisation à tous crins, de l'accélération généralisée. La société dont rêvait ce partisan de l'autogestion était faite d'unités de production de taille modeste, décentralisées, dans lesquelles les a travailleurs maîtriseraient leur activité de bout en bout, en privilégiant les rythmes tranquilles du temps jadis. Parce qu'il reflète l'univers moral de populations qui n'avaient pas encore été complètement englobées par la technologie et l'économie, l'anarchisme de Proudhon est comme une critique du vieux monde adressée au monde moderne. Mais il n'a rien de réactionnaire ni de dépassé. Au contraire : il cherche à inventer des formes sociales nouvelles capables de redonner vie aux libertés anciennes, tout en leur ajoutant l'égalité sociale.
Résumé : Lors de leur parution en 1860, ces essais ont scandalisé la bourgeoisie britannique. En plein culte du progrès industriel, John Ruskin, ce "Don Quichotte du XIXe siècle", s'attaque d'une plume acérée aux idéologues du capitalisme. Sa critique radicale de l'économie politique ébranle les fondements mêmes de cette pseudoscience, jusqu'à la définition de la richesse. Non, une société ne doit pas avoir pour but la croissance illimitée des forces productives, mais l'épanouissement de la vie, affirme ce livre devenu un classique.
Buber Martin ; Levinas Emmanuel ; Marcolini Patric
Résumé : Le mouvement révolutionnaire s'est construit sur un refoulement : celui du socialisme utopique. Dès la fin du XIXe siècle, les propositions de Fourier, Saint-Simon et Owen ont été écartées par les marxistes car considérées comme non scientifiques. Pourtant, ce n'est pas l'Etat ou le marché qui fait société, mais bien les structures communautaires de voisinage, de travail et d'entraide, ainsi que leur capacité à s'associer librement. Elles sont autant d'îlots de socialisme voués à s'agrandir et à se fédérer, pour aboutir à la communauté des communautés.