Etre vieux dans le monde grec. De Solon à Philopoemen, VIe-IIe siècles a.C.
Bernard Nadine
AUSONIUS
24,99 €
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EAN :9782356135643
Dans le monde grec, les vieux ne forment pas une catégorie sociale déterminée, ni même une catégorie d'âge formelle : il n'y pas de basculement générationnel à un âge donné, applicable à l'ensemble d'une cohorte démographique, ouvrant sur une nouvelle étape de la vie. Les vieux ne forment pas non plus un groupe de référence tant les univers sont segmentés et les parcours en fin de vie divergents. Qu'est-ce donc qu'être vieux en Grèce entre les VIe et IIe siècles ? Pour apporter une réponse, force est d'adopter une pluralité de points de vue en analysant des sources variées, en considérant des individus issus des différents milieux socio-économiques, en prêtant attention aux écarts entre les sexes. A échelle des maisons, les conditions matérielles qui s'imposent aux vieillards amènent à l'aisance ou au besoin ; l'existence ou l'absence de relations familiales, horizontales et verticales, sont synonymes de protection ou d'isolement. Le vieil âge fonctionne à cet égard comme un miroir grossissant des inégalités, portées à l'extrême. A échelle des collectivités, les niveaux et les formes de l'engagement des aînés dans le domaine public, leurs contributions dans la vie politique, militaire ou religieuse des cités sont tout aussi diverses : ce sont là des domaines où jouent le milieu et le genre, fortement discriminants en termes de reconnaissance et d'utilité sociale. Ainsi, il n'y a pas, dans le monde grec, de vieillard "témoin" ou "moyen" car chaque espace de sociabilité constitue un lieu de construction du vieux ou de la vieille. "Etre vieux", c'est une expérience à la fois singulière et collective qu'il faut restituer dans chaque contexte historique. Tout l'enjeu du sujet est de rendre justice à l'ensemble du spectre social, de faire apparaître l'hétérogénéité des états, des comportements, des fonctions, des lieux assignés, des relations aux proches ou aux pairs.
Nombre de pages
471
Date de parution
25/07/2023
Poids
884g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782356135643
Titre
Etre vieux dans le monde grec. De Solon à Philopoemen, VIe-IIe siècles a.C.
Auteur
Bernard Nadine
Editeur
AUSONIUS
Largeur
170
Poids
884
Date de parution
20230725
Nombre de pages
471,00 €
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Résumé : L'histoire des femmes suscite depuis quelques décennies l'intérêt des chercheurs et la curiosité du public. Portée par l'élan des années 1970, prolongée ensuite par des travaux plus méthodiques, c'est désormais un champ de recherche reconnu et prometteur. L'étude des femmes dans l'Antiquité classique présente des contraintes particulières : la modestie des témoignages et l'origine essentiellement masculine des sources disponibles sont des obstacles à surmonter. Cet ouvrage propose d'offrir des éclaircissements sur quelques questions majeures. Quelles sont les normes et les pratiques d'intégration des filles dans les cités ? Quels sont les attendus et les implications concrètes d'un mariage en termes de rapports conjugaux ou de sexualité ? Dans quels domaines les femmes exercent-elles leurs activités laborieuses ? Comment définir leurs relations à la vie publique, politique ou religieuse ? Autant de thèmes abordés dans ce livre qui met l'accent sur les distinctions sociales et juridiques, sur les disparités régionales et s'appuie sur une bibliographie française et anglo-saxonne récente.
Dans le monde grec, à l'époque classique, la guerre constitue une menace permanente, car l'état naturel des relations internationales est celui de la confrontation entre cités. Si l'entretien d'hostilités endémiques concerne au premier chef les combattants, il affecte aussi très largement le quotidien de ceux qui, en raison de leur sexe, de leur âge ou de leur statut inférieur, ne sont pas amenés à se battre. Pris dans la tourmente, les civils font aussi l'expérience de la violence et sont appelés à sortir de leur réserve. Ainsi, dans un champ historique élargi, il est légitime de faire une place à " l'arrière ", afin d'explorer l'impact diffus des conflits, sources de désordre dans la cité mais également de perturbation dans les familles. La participation occasionnelle des populations aux combats, leur contribution à l'effort national, leurs conditions d'existence et leur place au sein des communautés belligérantes méritent une attention plus soutenue. C'est en considérant l'ensemble des catégories d'individus qui composent la cité grecque que l'on peut éclairer les interactions entre la guerre et la société et compléter utilement l'approche technique et politique du phénomène par une histoire sociale de la guerre.
De la blancheur ivoirine des anciens canons de beauté au brun tanné vanté par la réclame, des baignades de jadis aux cabines d'UV d'aujourd'hui, du bronzage sexualisé de la bimbo à l'aura trop mate du "métèque", Bernard Andrieu livre ici un panorama illustré de l'histoire de la peau et du hâle. Entre élitisme de la réussite et démocratisation de la santé, entre naturisme sauvage et industrie cosmétique, à l'heure où le mythe de la beauté à tout prix se heurte au principe de précaution, quelle place réserve l'avenir à ce rituel des plages et des stations de ski? Emblématique de l'ambivalence que nous entretenons dans notre rapport au corps, l'histoire du bronzage, au confluent de la biologie, de la sociologie, et de l'anthropologie, dresse un récit saisissant de nos pratiques corporelles. Biographie: Professeur d'épistémologie du corps et des pratiques corporelles à l'UHP Nancy Université, Bernard Andrieu a codirigé avec Gilles Boëtsch le Dictionnaire du Corps (CNRS Éditions, 2008).
27 séquences, soit près de 50 séances détaillées et réalistes. Des projets complets et précis, directement exploitables, pour mettre en oeuvre facilement les nouveaux programmes de l'école dans les domaines de la découverte du Monde, des sciences et de la technologie.
Entre voyage et hymne amoureux envers sa mère patrie Rome, le De Reditu suo de Rutilius Namatianus, conservé par delà les siècles, est une véritable mine de savoir et de poésie. Il s'agissait donc de s'intéresser à cet auteur, un personnage qui peut à bon droit fasciner. Rutilius Namatianus, aristocrate païen en voyage et poète se présente comme un regroupement de textes pointus rédigés par des spécialistes reconnus et avisés. A l'automne 417, un aristocrate et haut fonctionnaire gallo-romain dont on ne sait à peu près rien en dehors de ce qu'il dit lui-même, revient de Rome en Narbonnaise où il est un grand propriétaire foncier. Il a eu l'heureuse idée de raconter ce retour sous forme poétique. L'ouvrage, en deux livres, intitulé sans doute De reditu suo, Sur son retour, est partiellement conservé. La partie qui nous reste couvre le voyage de Rome à Luna (entre les villes d'Italie actuelle de Carrare et Sarzana). Outre ses qualités littéraires, qui n'avaient pas échappé à Huysmans, Rutilius fournit dans ses vers des éléments documentaires essentiels pour une période critique de l'Empire romain : les années qui ont suivi les invasions vandales et suèves de 406 en Gaule, et la prise de Rome de 410 par les Goths d'Alaric. Son éloge de Rome, ville idéalisée, ses tirades contre les moines et les juifs sont célèbres. Mais Rutilius laisse aussi des zones d'ombre qui soulèvent de nombreuses questions : il n'explique pas, par exemple, la raison de son retour en Gaule. Le présent volume aborde le De reditu suo et son auteur en parallèle et sous des angles divers – historiques, géographiques, culturels, littéraires – et constitue à ce titre une sorte de somme du savoir actuel sur Rutilius.
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Deuxième ville du Bordelais au temps de son âge d'or au XIIIe siècle, Saint-Emilion conserve de cette période un patrimoine exceptionnel, tant sur terre... que sous terre. A partir de ses origines mythiques liées à un ermite breton venu s'installer en ce lieu au milieu du VIIIe siècle, la petite cité se développe d'abord autour d'un monastère et prospère ensuite grâce à ses bourgeois. Ces derniers élisent une jurade qui veille de près à l'économie de la ville, déjà basée sur le commerce du vin ! Des faubourgs populeux et de multiples couvents se développent bien au-delà des murailles qui nous sont parvenues. La guerre de Cent ans met un coup d'arrêt brutal à cette dynamique... Saint-Emilion a fait l'objet durant près de 10 ans de recherches universitaires qui ont permis de mieux connaître son histoire et mieux comprendre son architecture. Ce livre, richement illustré, s'attache aujourd'hui à partager auprès du grand public les résultats de ces travaux".
A la fin de l'âge du Fer, le nord-ouest de la Gaule est subdivisé en plusieurs cités indépendantes. Entre Manche et Atlantique, huit d'entre elles ont fait l'objet d'une attention particulière dans le cadre de cette enquête archéologique, qui vise à comprendre leur organisation et le rôle joué par les différents sites d'habitats. Contrairement à ce qui a longtemps été admis par les chercheurs, cette synthèse, issue d'une thèse de doctorat, met en exergue la pleine intégration de ces régions occidentales dans les processus sociaux qui marquent la fin de l'âge du Fer en Europe celtique et qui conduisent au développement de l'urbanisme et à la formation des territoires entre le IIIe et le Ier siècles a. C. La démarche consiste en une analyse des formes et des fonctions des agglomérations, mais également en un examen des espaces à caractère religieux (sanctuaires), des sites fortifiés et des établissements aristocratiques. Ce dépouillement exhaustif permet aujourd'hui de raisonner sur les liens économiques, voire administratifs, existant entre ces divers types de sites, tout en réfléchissant à la structuration sociale des cités et à l'évolution de leurs organisations jusqu'au Haut-Empire romain.