Bernard Mathilde ; Gefen Alexandre ; Talon-Hugon C
ARMAND COLIN
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EAN :9782200294823
La question des émotions représentées, exprimées ou provoquées par l'art a été largement éclipsée par une modernité qui dédaignait les problématiques "psychologisantes" et préférait se centrer sur des interrogations formelles. La sortie de l'art de ce moment formaliste, d'une part, et le développement des disciplines scientifiques ayant les émotions pour objet, d'autre part, invitent à ré-ouvrir le dossier des liens complexes et variés que les arts entretiennent avec les affects en l'enrichissant de la contribution des sciences cognitives et des théories psychologiques ou sociologiques de la réception et de la lecture. Ce dictionnaire fournit un outil unique et précieux pour cartographier ce champ de recherche en plein essor, dessiner ses grandes problématiques, présenter ses principaux théoriciens et rassembler sa bibliographie. Son originalité tient au fait que la réflexion y est toujours conduite à partir d'oeuvres d'art particulières, et soumise à leur épreuve. Qu'il s'agisse des mécanismes complexes de l'immersion fictionnelle, des processus de mise en commun collective des émotions individuelles, de la responsabilité éthique de l'art, des interactions entre l'ordre de la création et la logique des émotions, il y a là autant de champs d'interrogations qui peuvent bénéficier du riche apport interdisciplinaire des "sciences de l'affect", alors même, que, dans l'autre sens, ces disciplines ont beaucoup à gagner à se pencher sur des corpus artistiques, compris comme des dispositifs de production, d'interrogation et de manipulation des affects.
Nombre de pages
466
Date de parution
06/01/2016
Poids
744g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782200294823
Titre
Dictionnaire Arts et Emotions
Auteur
Bernard Mathilde ; Gefen Alexandre ; Talon-Hugon C
Editeur
ARMAND COLIN
Largeur
170
Poids
744
Date de parution
20160106
Nombre de pages
466,00 €
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Pendant les guerres civiles qui ont déchiré la France au cours de la deuxième moitié du XVIe siècle, la peur provoquait des massacres, soutenait les séditions, entretenait les haines. Elle restait malgré tout bien souvent un moyen de contrôle des populations. Les historiens et les mémorialistes qui ont rendu compte de l'époque terrible dans laquelle ils vivaient n'ont pas éludé la question du rôle des émotions dans la marche de l'histoire, mais leur nouvelle approche, plus centrée sur l'humaine, n'en est pas plus objective. Mathilde Bernard s'attache à étudier la façon dont ces auteurs, de tendances politiques et religieuses diverses, exploitent la peur du lecteur à travers une écriture suggestive. L'étude part d'une analyse des moyens conceptuels, lexicologiques et rhétoriques d'expression de l'émotion, pour montrer comment les historiens et mémorialistes l'exposent dans des cadres bien précis et fortement ritualisés : batailles, massacres, exécutions capitales. Au sein de la relation de ces peurs intégrées à une logique de combat, la régulation du pathos dans l'écriture est fonction de l'objectif poursuivi par les historiens et mémorialistes. Le jugement porté sur les peurs qui se déploient instaure une nouvelle hiérarchisation sociale et crée une nouvelle figure du héros, fragilisant la conception traditionnelle sur laquelle repose la société tripartite d'Ancien Régime. Dans leur écriture de la peur, les historiens et les mémorialistes, à travers leurs opinions diverses, placent l'individu responsable, capable de réguler ses émotions, au centre de leur vision de l'histoire. Dans ce livre, Mathilde Bernard analyse la place de l'émotion dans une rhétorique de combat et explore les liens entre l'histoire en train de se faire et les procédés d'innovation stylistique qu'elle suscite chez ses témoins et acteurs.
Bernard Mathilde ; Levesque Mathilde ; Malle Alain
Du Moyen Age à nos jours, le lecteur explore, au fil des pages, les courants et les révolutions littéraires; il part à la rencontre des grands écrivains et de leurs oeuvres, il découvre comment ils nous racontent l'homme et les passions humaines.
Ce livre IV occupe une place centrale dans Les Contemplations comme dans l'oeuvre complète de Victor Hugo. Le poète y exprime sa souffrance de père, après le décès de sa fille Léopoldine. Sentiments mêlés de douleur et d'amour, souvenirs heureux, communion avec la nature, hommage à la jeune disparue, Pauca meae est un chef-d'oeuvre du romantisme français.
Outils d'intelligence collective et collaborative, mais aussi de contrôle, d'influence et de domination, les médias ont acquis une véritable dimension "géopolitique" ces dernières années. Domination des grands groupes industriels du Global media, traitement médiatique permanent des crises et des conflits, fake news et rôle des réseaux sociaux dans la sphère politique... le soft power médiatique est aujourd'hui incontournable pour comprendre les mutations et les évolutions contemporaines. Comment mesurer l'impact de la globalisation des médias sur la recomposition des interdépendances entre sociétés ? Quels sont les rapports entre mondialisation, rivalités de pouvoir et médias, révélant à la fois la prédominance américaine et les utilisations mises en oeuvre par les pays émergents ? Quel rôle les médias jouent-ils dans les relations internationales et les conflits, depuis leur exploitation dans le champ d'action militaire au XIXe siècle, aux nouvelles rivalités du cyberespace ? Telles sont les questions abordées par cet ouvrage.
Comment s'est formée la classe ouvrière en France ? Comment a évolué le travail industriel durant le XIXe et le XXe siècle ? Comment a-t-il influencé les groupes sociaux qui y ont participé ? Quelle était la part d'initiative et d'autonomie du monde ouvrier dans cette gigantesque transformation sociale qui a accompagné l'industrialisation ? Comment s'est réalisé le partage du pouvoir, dans l'usine et dans l'atelier ? A quel rythme et selon quelles modalités une culture ouvrière s'est-elle construite ...Telles sont, parmi d'autres, les questions que tente de cerner cet ouvrage. L'auteur insiste sur la diversité des origines de la classe ouvrière : le travail industriel des campagnes, l'univers du petit artisanat urbain, celui de l'usine textile. L'hétérogénéité du monde ouvrier français, avant que la grande usine, puis la rationalisation et le fordisme viennent renforcer sa cohérence, apparaît ainsi comme un trait essentiel de l'histoire du XIXe siècle. L'ouvrage propose une lecture ouvrière intégrée dans celle de l'industrialisation française. Il met particulièrement l'accent sur le travail industriel, ses pratiques concrètes, la diversité des marchés du travail, les cultures ouvrières qui les accompagnent et les comportements politiques. Il souligne à la fois la lenteur des rythmes de formation d'une classe ouvrière moderne et les ruptures sociales liées à la dynamique économique propre au capitalisme français.Alain Dewerpe est directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (histoire sociale comparée de l'industrialisation). Il a publié notamment L'industrie aux champs. Essai sur la proto-industrialisation en Italie septentrionale (1800-1880), École française de Rome, 1985 et, avec Yves Gaulupeau, La Fabrique des prolétaires. Les ouvriers de la manufacture d'Oberkampf à Jouy-en-Josas (1760-1815), Presses de l'École normale supérieure, 1990. Les trois sources de la classe ouvrière (du début du XIXe siècle aux années 1880). La question sociale. Usines et prolétaires (des années 1880 à la veille de la Première Guerre mondiale). Rationalisations (de la Première Guerre mondiale aux années 1950).
Pratique centrale des études littéraires, et épreuve redoutée des examens et concours, l'explication de texte demande à la fois souplesse et rigueur, tout en obéissant à une méthodologie stricte. Cet ouvrage présente d'abord les différents champs de connaissances qu'elle met en jeu : - l'histoire du commentaire de texte, qui remonte autant à la Grèce ancienne qu'à la culture biblique ; - les présupposés et contraintes de la démarche, qui propose l'éclairage linéaire d'un texte court ; - les différentes approches du fait littéraire, centrées sur l'auteur, le lecteur, le texte lui-même ou ce qu'il dit du monde ; - les différentes sciences de l'analyse textuelle : linguistique, stylistique, rhétorique, poétique. Après les nécessaires conseils de méthode, ce livre présente sept explications complètes de textes allant du XVIe au XXe siècles, et couvrant tous les genres littéraires. Alliant ainsi la théorie et la pratique, cet ouvrage est l'outil indispensable de l'étudiant en Lettres.
Conçu dès l’origine comme un cours à l’usage des maîtres de tous ordres de l’enseignement, cet ouvrage est resté profondément novateur dans sa démarche. L’orthographe est importante mais elle demeure une des faces de la langue : elle ne peut en être séparée. Il s’agit de changer les mentalités en modifiant la conception élitiste, maximaliste et dogmatique associée à la maîtrise de l’orthographe.Après une introduction théorique générale, la première partie de ce cours traite des phonogrammes, c’est-à-dire de la partie prononcée de notre orthographe avec l’association systématique du phonème, de l’archigraphème et des graphèmes correspondants. La seconde partie traite des principaux morphogrammes, des logogrammes et des lettres en marge du système. Chaque chapitre est suivi d’applications et de modèles d’exercices.