A partir d'une analyse précise de l'adaptation par le cinéaste italien Pasolini du mythe d'OEdipe, cet essai montre de quelle manière s'y (re)joue un double désaveu, un désaveu mimétique : le pouvoir de la répétition ; un secret est dérobé aux images comme à la conscience, vers lequel convergent les forces qui animent le film et le "sujet" de l'écriture : l'expérience cruelle des limites, qui reposant radicalement les questions de la représentation, du tragique et du sacré, du signe et de l'écriture, figure le moment d'une crise où le cinéma découvre sa propre faille et sa propre ressource. C'est ainsi dans l'altérité, dans la plus grande impropriété du discours que, dans OEdipe roi, le plus "propre" et le plus "spécifique" affleure. Cet essai se tient au plus près de la puissance donatrice et expropriatrice du sens et du propre voulue par Pasolini comme émergence, le temps d'un film, d'une mimèsis cinématographique.
Nombre de pages
204
Date de parution
26/06/2012
Poids
260g
Largeur
135mm
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EAN
9782296991323
Titre
Oedipe roi de Pasolini. Poétique de la mimèsis
Auteur
Bernard de Courville Florence ; Joubert-Laurencin
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
260
Date de parution
20120626
Nombre de pages
204,00 €
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A partir des théories fondatrices de la pensée de l'image, développées par Platon et par Aristote, cet ouvrage tend à déterminer la nature de l'image cinématographique.
A partir d'une réflexion sur l'éclatement de la philosophie classique qui conduit de la pensée de Friedrich Nietzsche à l'expérience cinématographique, cet ouvrage se propose de mettre au jour l'étrange parenté qui les unit l'une à l'autre. Emerge alors l'idée selon laquelle le cinéma s'inscrit dans la filiation de la parole nietzchéenne, plus encore, qu'il en est la mise en scène. Le spectateur éprouve la fin de la métaphysique inaugurée par Platon. Il traverse cet espace déserté par les dieux que Nietzsche a évoqué. A l'immobilisme prôné par la philosophie occidentale, répond l'espace cinématographique, désorienté, dispersé. Au concept de présence s'opposent un temps disséminé et un " ici et maintenant " impossible, Au sujet unique de l'ontologie platonicienne, le cinéma répond par l'identification spectatorielle, incarnation du sujet pluriel, polyphonique et multiplié, décrit par Nietzsche. Cet essai tente de prendre la mesure de ces similitudes conceptuelles et assume les conséquences d'un tel legs. En considérant le cinéma non plus seulement comme un objet de pensée mais comme une force de pensée, il interroge la notion même de philosophie et l'entraîne vers l'impureté.
A partir de 1130, Bernard de Clairvaux donne toute son attention à la rencontre amoureuse entre la créature humaine et son Dieu. Dans un entretien mémorable avec Guillaume de Saint-Thierry, il trouve le langage qui convient pour présenter ce sujet : celui du Cantique des Cantiques. Pendant l'Avent de 1135, il commence la série des Sermons sur le Cantique qu'il continuera jusqu'aux derniers jours de sa vie. ?uvre majeure du saint abbé, elle développe tous les thèmes de sa doctrine spirituelle et mystique. Par cette ?uvre, Bernard a exercé une influence considérable sur les grands auteurs spirituels des siècles à venir (Tauler, Ruusbroec, Jean de la Croix, François de Sales, etc.).
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