Bernanos Michel ; Audeguy Stéphane ; Roux Dominiqu
TABLE RONDE
7,10 €
Epuisé
EAN :9782710330516
Un galion perdu sur les océans. Des brutes en proie à la famine, à l'alcool et à l'autodestruction. Puis les éléments déchaînés par un cyclone sans précédent infligent au navire les derniers tourments, avant de l'engloutir dans une atmosphère de fin du monde. Commence alors la nouvelle vie des deux naufragés, un vieux matelot et un jeune mousse le narrateur. Echoués sur une terre sinistre et inhospitalière, où la figure de l'homme n'apparaît plus que gravée dans des statues, ils entreprennent l'ascension de la formidable montagne rocheuse qui se dresse devant eux, mettant leur espoir dans l'au-delà. Une montagne dominatrice, dont l'irradiation et les voix souterraines subjuguent les arbres de la forêt. Les deux compagnons en atteindront-ils le sommet? Parviendront-ils à la terre promise? Biographie: Poète et auteur fantastique, Michel Bernanos (1923-1964) utilisa des pseudonymes pour se démarquer de son père, l'écrivain Georges Bernanos. On lui doit notamment un cycle fantastique et initiatique inspiré par deux séjours au Brésil entre 1938 et 1948, centré autour du roman La Montagne morte de la vie. La plupart de ses ?uvres ont été publiées à titre posthume
Nombre de pages
174
Date de parution
29/05/2008
Poids
110g
Largeur
110mm
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EAN
9782710330516
Titre
La montagne morte de la vie
Auteur
Bernanos Michel ; Audeguy Stéphane ; Roux Dominiqu
Editeur
TABLE RONDE
Largeur
110
Poids
110
Date de parution
20080529
Nombre de pages
174,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Au coeur de l'Amazonie, deux pirogues remontent le fleuve. Deux personnages au-delà de Manaos vivent ensemble des épreuves sans cesse renaissantes dans un monde animal et végétal aux proportions gigantesques : confrontation entre l'homme et la forêt vierge, divinité dont le règne est intemporel et redoutable. La souveraineté de la nature à travers des rites fantastiques, où passé et présent irréel se conjuguent, s'impose aux héros à leur arrivée chez les Indiens. Et sur la nature toute-puissante, la connaissance donnée à l'homme lui assure-t-elle la victoire ?
Mousse embarqué de force sur un bateau où l'équipage ne Lui épargne rien, le jeune héros de cette histoire raconte sa vie en mer, entre les privations et la cruauté des marins, mais sous la protection du cuistot. Ce dernier comprend vite qu'avec le vent qui tombe se préparent des temps terribles et que la vie sur un galion immobile va devenir un enfer. C'est ainsi que débute un des plus saisissants romans fantastiques de la littérature française, transformant une aventure maritime en conte initiatique : dans le sillage des deux rescapés fascinés par la montagne qui domine l'île où ils ont échoué et qui semble avoir été désertée par les humains, un univers aussi fabuleux qu'inquiétant émerge de la roche. A l'ombre d'un père immense, un seul livre, posthume, a permis à Michel Bernanos, de se faire un prénom. La Montagne morte de la vie est de ceux dont les images et les visions poursuivent longtemps ses lecteurs.
La question que je voudrais esquisser dans ce livre est une de celles qui me troublent le plus profondément, elle me paraît dans l'état de mes connaissances insoluble, et revêt un caractère grave d'étrangeté historique. Elle peut se dire d'une façon très simple : comment se fait-il que le développement de la société chrétienne et de l'Eglise ait donné naissance à une société, à une civilisation, à une culture en tout inverses de ce que nous lisons dans la Bible, de ce qui est le texte indiscutable à la fois de la Torah, des prophètes, de Jésus et de Paul ? [... ] Si bien que d'une part on a accusé le christianisme de tout un ensemble de fautes, de crimes, de mensonges qui ne sont en rien contenus, nulle part, dans le texte et l'inspiration d'origine, et d'autre part on a modelé progressivement, réinterprété la Révélation sur la pratique qu'en avaient la chrétienté et l'Eglise. Les critiques n'ont voulu considérer que cette pratique, cette réalité concrète, se refusant absolument à se référer à la vérité de ce qui est dit. Or, il n'y a pas seulement dérive, il y a contradiction radicale, essentielle, donc véritable subversion", Jacques Ellul.
«C'est étrange, il me semble que les touristes qui regagnent leurs véhicules m'observent comme si, soudain, une veste recouvrait mes épaules, comme si mes galoches écrasaient encore les cailloux du chemin. Car si nous ne savons pas comment s'établit en nous le contact entre passé et présent, il n'en est pas moins vrai qu'un fluide imperceptible et puissant nous traverse parfois et que la proximité de cette atmosphère inhabituelle, insolite, fait tressaillir les autres comme une barque sur une vague soudaine. Il est peut-être resté sur moi quelque chose des jours d'autrefois.» Quarante ans après sa déportation dans le camp de concentration de Struthof, un Slovène, mêlé à la foule anonyme des touristes, revient sur les lieux de son martyre. Ce récit convoque, avec pudeur et humanité, des souvenirs douloureux. Au-delà du témoignage, ce livre est aussi un hymne à l'espérance.
Lorsque le jeune Samuel Titmarsh quitte la campagne anglaise pour s'installer à Londres, où il vient d'obtenir une place de treizième clerc dans une compagnie d'assurances, sa vieille et richissime tante, Lady Hoggarty, lui offre une épingle de cravate en diamant. Ce précieux bijou le propulse très vite au sommet de sa carrière, lui apportant la considération de la haute société victorienne. Dans ce roman, Thackeray ridiculise de sa plume incisive les faiblesses et les travers des grands de ce monde, dont l'affaire Madoff de 2009 est l'un des plus récents avatars. La satire morale de Thackeray semble plus que jamais pertinente.
Ohl Michel ; Dussert Eric ; Ohl Jean-Pierre ; Nogu
C'est par pur altruisme que Michel Ohl a rejoint le groupe des écrivains imaginatifs débordants, et s'est laissé classer dans ce club informel des gens d'esprit avec ses pairs Maurice Roche, Jean-Pierre Verheggen, Alphonse Allais, Raymond Queneau, Boris Vian, Alfred Jarry et quelques moralistes carabinés du genre de Félix Fénéon. Ajoutez à cela son goût personnel pour les collages à usage épistolaire, vous avez le portrait de l'original bravant les conventions d'un monde codifié qui n'apprécie rien tant que le sérieux et la morgue. Dans ces pages où se percutent les notes de zinc, les détournements, les anagrammes, les calembours, les anecdotes, les récits de rêves fous et ses méditations de lecteur frénétique, ces pages où résonne le "mastaraglu", la langue des morts de son invention, on retrouve toute la jubilation et toute la déflagration de la littérature en marche.