Bernadac Marie-Laure ; Huvenne Paul ; Schneider Ec
GALLIMARD
45,70 €
Epuisé
EAN :9782070121540
En mai 2006, Jan Fabre était invité par le Musée Royal des Beaux-Arts d'Anvers, sa ville natale, à imaginer un parcours de ses ?uvres au sein des collections. En avril 2008, le musée du Louvre l'invite à renouveler cette expérience dans les salles de peintures des Écoles du Nord. La tradition picturale flamande est pour lui une source d'inspiration constante et déterminante. Le parcours proposé par Jan Fabre est une sorte de dramaturgie mentale mettant en scène les figures et les thèmes majeurs de son ?uvre avec ceux des maîtres anciens. Cet ouvrage, qui réunit les ?uvres des deux expositions - photographiées in situ par Attilio Maranzano -, permet de confronter tableaux célèbres du passé et ?uvres contemporaines. Ce dialogue subtil et fructueux entre passé et présent se fonde sur des affinités électives, sur des rapprochements d'ordre stylistique, iconographique ou poétique, imaginés par l'artiste, véritable metteur en espace de ces confrontations. L'ouvrage comprend un entretien avec l'artiste, qui explique et justifie ses intentions, ainsi que des textes de spécialistes de son ?uvre. Il apporte ainsi un nouvel éclairage, tant sur l'?uvre de cet artiste protéiforme que sur la spécificité des peintures flamandes et hollandaises des deux musées.
Nombre de pages
231
Date de parution
11/06/2008
Poids
1 475g
Largeur
236mm
Plus d'informations
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EAN
9782070121540
Titre
Jan Fabre au Louvre. L'ange de la métamorphose
Auteur
Bernadac Marie-Laure ; Huvenne Paul ; Schneider Ec
Editeur
GALLIMARD
Largeur
236
Poids
1475
Date de parution
20080611
Nombre de pages
231,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Picasso, le plus inventif des peintres du XXe siècle, est aussi celui qui a le plus fortement exprimé sa dette envers les artistes du passé. De Velàzquez, et ses célèbres Ménines, Greco, Zurbaràn et Goya - peintres familiers au temps de son enfance espagnole - à Ingres, Delacroix et Manet, découverts à son arrivée à Paris, il n'a cessé de procéder à une relecture de la peinture par la peinture, en particulier dans les années 1953-1961. Dans ses autoportraits comme dans ses natures mortes ou ses nus, les sources de son inspiration sont évidentes. Rembrandt, Cézanne, Goya, Van Gogh sont à la base de variations sur le portrait; bodegones du XVIIe siècle et natures mortes cézanniennes lui ont inspiré la thématique des choses, tandis que ses grands nus renvoient aux Vénus de Titien, à la Maja desnuda de Goya, ou encore à la Grande Odalisque d'Ingres et à l'Olympia de Manet. La série de ses quinze toiles sur Les Femmes d'Alger est une variation sur le tableau de Delacroix, de même qu'il a décliné Le Déjeuner sur l'herbe de Manet en un cycle de vingt-sept peintures. Un "cannibalisme pictural" sans précédent dans l'histoire de l'Art.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.