Les thèmes de ces trois essais sont très variés. Disraeli, Marx et la recherche d'une identité trace un parallèle entre deux destins opposés ; convertis, issus de milieux bourgeois, Marx et Disraeli feront, vis-à-vis de leur temps, de leur origine et de leur pays, des options aussi différentes que possible : Disraeli se verra comme le dirigeant naturel d'une élite aristocratique et accèdera au pouvoir et aux honneurs. Marx se voudra le guide et le stratège du prolétariat mondial. Avec une grande pénétration psychologique, Isaïah Berlin décrit l'itinéraire de ces deux hommes, leur position face à l'assimilation et à l'émancipation et surtout leur recherche, pour des raisons analogues, d'une autre identité.Le chemin suivi par Moïse Hess va du socialisme au pré-sionisme, tel qu'il s'exprime dans Rome et Jérusalem (1862). L'un des premiers, Moïse Hess apercevra la vraie nature de l'antisémitisme allemand et les équivoques de l'émancipation. Il unira, dans sa vision de l'avenir des Juifs, les idées de nation et de socialisme et se révélera finalement meilleur prophète de leur destinée au XXe siècle que bien des penseurs plus connus de son temps.Les Juifs : de la servitude à l'émancipation contient une réflexion d'ensemble sur les notions d'émancipation, d'assimilation et de nationalité. Quelles sont leurs implications politiques et psychologiques ? En quoi réside l'apport des Juifs à la culture de l'Europe ? Que représentent le sionisme et Israël ? Isaïah Berlin répond à ces questions en esprit affranchi de tous les conformismes.L'unité de ce recueil réside dans une méditation sereine et profonde : comment, dans le monde moderne, les Juifs ont-ils affirmé ou redécouvert leur identité ? Les réponses ont varié selon les groupes, les situations et aussi les individus.Sir Isaïah Berlin est né en 1909. Après avoir été professeur de théorie politique et sociale à l'université d'Oxford, il est président de Wolfson College, à Oxford. Il est l'auteur de nombreux ouvrages d'histoire des idées et de philosophie politique dont Karl Marx, Quatre essais sur la liberté et le Hérisson et le renard, essai sur la philosophie de l'histoire de Tolstoï.
Nombre de pages
208
Date de parution
01/04/1994
Poids
258g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782702105351
Titre
Trois essais sur la condition juive
Auteur
Berlin Isaiah
Editeur
CALMANN-LEVY
Largeur
140
Poids
258
Date de parution
19940401
Nombre de pages
208,00 €
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Dans ce livre l'un des historiens des idées les plus influents du XXe siècle dissèque et analyse un mouvement qui a changé le cours de l'histoire. Brillant, rafraichissant, immédiat et éloquent, ces essais célèbres sont une performance intellectuelle originale et aboutie. Isaiah Berlin y passe en revue les nombreuses tentatives de définir le romantisme, distille son essence, retrace son évolution depuis ses premiers soubresauts jusqu'à son apothéose, et montre comment ce mouvement continue d'influencer notre vision du monde, en s'appuyant sur des artistes et penseurs aussi illustres que Kant, Rousseau, Diderot, Schiller, les Schlegel, Novalis, Goethe, Blake, Byron ou Beethoven, dont les idées et le comportement ont façonné, selon Berlin, le nationalisme, l'existentialisme, la démocratie, le totalitarisme du vingtième siècle, ainsi que nos idées à propos des individus héroïques, de la réalisation de soi, et du rôle exaltant dévolu à l'art.
Ces conférences brossent un portrait mémorable de six ennemis de la liberté, tout en offrant une introduction à la pensée philosophique de Berlin. Chez chacun de ces six mauvais maîtres (Helvétius, Rousseau, Fichte, Hegel, Saint-Simon, Maistre) - tous précurseurs ou héritiers de la Révolution française - Berlin isole un noyau irréductiblement autoritariste ou antilibéral qui vient restreindre la portée théorique de leur pensée ou obscurcir leurs intuitions ponctuelles C'est par ces conférences, enregistrées par la BBC à l'automne 1952 et publiées pour la première fois en français, que Berlin a atteint la notoriété. On y retrouve déjà la virtuosité qui distingue Berlin de manière unique dans la tradition anglo-saxonne, ainsi que les thèmes qui resteront au coeur de son questionnement : les
Peut-on encore être européen ? Trop de scandales, comme l’embauche de José Manuel Durão Barroso, l’ancien président de la Commission, par la banque d’affaires Goldman Sachs. Trop de compromissions, comme l’élection de Jean-Claude Juncker à la tête de l’exécutif européen, lui qui a transformé son pays, le Luxembourg, en paradis fiscal. Trop d’échecs, de l’économie au contrôle des frontières extérieures en passant par le social ou la défense. Trop de libéralisme débridé. Et trop peu de démocratie.Il est facile de dresser un acte d’accusation implacable contre l’Union en dissimulant la responsabilité des gouvernements nationaux dans ces dérives. Les salauds de l’Europe, ce sont à la fois les États, les maîtres de l’Union, qui ont trahi le rêve des pères fondateurs, et les démagogues qui essayent de faire croire qu’un retour vers le passé résoudrait tous les problèmes. Il est temps de redire ce que l’Union nous a apporté à l’heure où elle n’a jamais paru aussi fragile, menacée de l’extérieur par la Russie de Poutine et les États-Unis de Trump, et de l’intérieur par le Brexit et la montée des partis extrémistes.Dans ce livre percutant, l’un des meilleurs spécialistes de l’Europe reprend un à un les arguments de ses opposants en démêlant le vrai du faux et rappelle que la construction communautaire, aussi perfectible soit-elle, reste la dernière utopie pacifiste d’une planète au bord de l’abîme.
Arendt Hannah ; Fradier Georges ; Ricoeur Paul ; A
Comment l'humanité, qui était au sommet du progrès technique, a-t-elle pu se laisser happer par la barbarie totalitaire et finir par y sombrer ? Telle est la question de Condition de l'homme moderne. Cette faillite est la conséquence de l'oubli par l'homme moderne d'un monde de valeurs partagées et discutées en commun avec autrui, dès lors qu'il n'a plus envisagé les choses qu'au travers du prisme de leur utilité pour son bonheur privé. Indifférent aux autres, l'homme moderne ne forme plus avec eux qu'une foule d'individus sans lien véritable et sans défense contre la voracité des dictateurs et des leaders providentiels. Seule une " revalorisation de l'action ", nous dit Arendt, cette intervention consciente avec et en direction d'autrui, permettra à l'homme moderne d'échapper aux dangers qui pèsent toujours sur sa condition.
Quand le crime conspire contre l'innocence à Rouen au temps de Corneille. Rouen, 1632. Simon del Prado, jeune maître confiseur, est choisi par les édiles de la ville pour composer la création sucrée qui sera offerte au roi Louis XIII à l'occasion de sa visite prochaine en Normandie. Cette consécration ne manque pas d'exciter la jalousie d'Adrien de Mèchefeux, négociant influent, qui voit d'un mauvais oeil l'amitié que porte à Simon le premier échevin, dont il convoite la fille, Adeline. Simon n'a pas le temps de fêter son succès qu'il découvre que la cargaison de sucre en provenance du Nouveau Monde sur laquelle il comptait a été mystérieusement saccagée à son arrivée au port. Pour pouvoir exécuter sa commande, il lui faut s'approvisionner chez son ancien maître d'apprentissage, Salvador, un juif converti ayant fui les persécutions en Espagne, et qu'une cabale a relégué loin de Rouen. Démarche funeste, car elle va précipiter Simon, lui-même un converso, dans les griffes de l'Inquisition...
Normandie, terre de guerrières Vers 1115. Guillaume Capra, baron anglo-normand inconsolable de n'avoir pas eu un héritier mâle, a élevé sa fille Sibylle comme un chevalier. Celle-ci épouse Robert Burdet, petit seigneur de Normandie, et s'engage à ses côtés lorsqu'il part en Espagne pour participer à la croisade de Reconquête contre les Maures. Intrépide, avec la foi pour étendard, Sibylle est aux avant-postes. Elle entreprend même de former au combat les femmes des colons qui se sont joints à l'expédition. Mais Robert, bientôt élevé au rang de prince de Tarragone en récompense de ses exploits, cède au vertige de la gloire et de la richesse. N'ayant pour seul soutien que son fidèle Galtier, un orphelin, compagnon de son enfance, Sibylle va devoir lutter contre l'orgueil démesuré de son époux et les intrigues d'Agnès, sa concubine. Laquelle des deux femmes l'emportera ? La jeune guerrière ou la courtisane ? Car il ne peut y avoir deux princesses de Tarragone !