Isaiah Berlin, né en Lettonie, a dix ans en 1919 lorsqu'il arrive en Angleterre avec sa famille. Un brillant cursus le conduit à une chaire de professeur à Oxford. Il publie ses premiers travaux en 1937 et, depuis lors, seule la guerre l'a contraint à interrompre la publication d'une impressionnante série d'articles, d'essais et de conférences, regroupés dans une dizaine d'ouvrages. Sir Isaiah Berlin - qui fut de 1974 à 1978 président de la British Academy - est considéré aujourd'hui comme le représentant le plus éminent de l'histoire des idées en Occident. En toutes libertés nous permet de suivre l'itinéraire intellectuel de ce penseur, inlassable analyste de la science morale, sociale et politique. Volontiers à contre-courant, il s'intéresse aussi bien à Machiavel ou à Marx qu'à des penseurs moins connus comme Vico, Hamann, Herder ou Herzen, à partir desquels il a pu approfondir ses conceptions de la liberté et du pluralisme. Il aime Tourgueniev bien davantage que Dostdievski ; ce qui le passionne chez Verdi, c'est autant les idées véhiculées par ses opéras que sa musique. Il est excellent connaisseur de la Renaissance, des Lumières, du romantisme ou de la Russie du XIXe siècle. Quant à l'homme - que nous suivons de Petrograd à Oxford, de Washington à Moscou et de Londres à Jérusalem, il nous parle de ses amitiés avec Wystan Auden, Stephen Spender, Igor Stravinski ou Alfred Brendel, nous fait partager l'émotion de ses rencontres avec Anna Akhmatova, Boris Pasternak ou Chaïm Weizmann, nous raconte ses entrevues avec Churchill ou Nehru et évoque ses littéraires ou musicales, son amour pour l'Italie...
Nombre de pages
253
Date de parution
22/06/2006
Poids
230g
Largeur
114mm
Plus d'informations
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EAN
9782866456368
Titre
En toutes libertés
Auteur
Berlin Isaiah ; Jahanbegloo Ramin ; Lorimy Gérard
Editeur
DU FELIN
Largeur
114
Poids
230
Date de parution
20060622
Nombre de pages
253,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les thèmes de ces trois essais sont très variés. Disraeli, Marx et la recherche d'une identité trace un parallèle entre deux destins opposés ; convertis, issus de milieux bourgeois, Marx et Disraeli feront, vis-à-vis de leur temps, de leur origine et de leur pays, des options aussi différentes que possible : Disraeli se verra comme le dirigeant naturel d'une élite aristocratique et accèdera au pouvoir et aux honneurs. Marx se voudra le guide et le stratège du prolétariat mondial. Avec une grande pénétration psychologique, Isaïah Berlin décrit l'itinéraire de ces deux hommes, leur position face à l'assimilation et à l'émancipation et surtout leur recherche, pour des raisons analogues, d'une autre identité.Le chemin suivi par Moïse Hess va du socialisme au pré-sionisme, tel qu'il s'exprime dans Rome et Jérusalem (1862). L'un des premiers, Moïse Hess apercevra la vraie nature de l'antisémitisme allemand et les équivoques de l'émancipation. Il unira, dans sa vision de l'avenir des Juifs, les idées de nation et de socialisme et se révélera finalement meilleur prophète de leur destinée au XXe siècle que bien des penseurs plus connus de son temps.Les Juifs : de la servitude à l'émancipation contient une réflexion d'ensemble sur les notions d'émancipation, d'assimilation et de nationalité. Quelles sont leurs implications politiques et psychologiques ? En quoi réside l'apport des Juifs à la culture de l'Europe ? Que représentent le sionisme et Israël ? Isaïah Berlin répond à ces questions en esprit affranchi de tous les conformismes.L'unité de ce recueil réside dans une méditation sereine et profonde : comment, dans le monde moderne, les Juifs ont-ils affirmé ou redécouvert leur identité ? Les réponses ont varié selon les groupes, les situations et aussi les individus.Sir Isaïah Berlin est né en 1909. Après avoir été professeur de théorie politique et sociale à l'université d'Oxford, il est président de Wolfson College, à Oxford. Il est l'auteur de nombreux ouvrages d'histoire des idées et de philosophie politique dont Karl Marx, Quatre essais sur la liberté et le Hérisson et le renard, essai sur la philosophie de l'histoire de Tolstoï.
Dans ce livre l'un des historiens des idées les plus influents du XXe siècle dissèque et analyse un mouvement qui a changé le cours de l'histoire. Brillant, rafraichissant, immédiat et éloquent, ces essais célèbres sont une performance intellectuelle originale et aboutie. Isaiah Berlin y passe en revue les nombreuses tentatives de définir le romantisme, distille son essence, retrace son évolution depuis ses premiers soubresauts jusqu'à son apothéose, et montre comment ce mouvement continue d'influencer notre vision du monde, en s'appuyant sur des artistes et penseurs aussi illustres que Kant, Rousseau, Diderot, Schiller, les Schlegel, Novalis, Goethe, Blake, Byron ou Beethoven, dont les idées et le comportement ont façonné, selon Berlin, le nationalisme, l'existentialisme, la démocratie, le totalitarisme du vingtième siècle, ainsi que nos idées à propos des individus héroïques, de la réalisation de soi, et du rôle exaltant dévolu à l'art.
Ces conférences brossent un portrait mémorable de six ennemis de la liberté, tout en offrant une introduction à la pensée philosophique de Berlin. Chez chacun de ces six mauvais maîtres (Helvétius, Rousseau, Fichte, Hegel, Saint-Simon, Maistre) - tous précurseurs ou héritiers de la Révolution française - Berlin isole un noyau irréductiblement autoritariste ou antilibéral qui vient restreindre la portée théorique de leur pensée ou obscurcir leurs intuitions ponctuelles C'est par ces conférences, enregistrées par la BBC à l'automne 1952 et publiées pour la première fois en français, que Berlin a atteint la notoriété. On y retrouve déjà la virtuosité qui distingue Berlin de manière unique dans la tradition anglo-saxonne, ainsi que les thèmes qui resteront au coeur de son questionnement : les
Hautval Adélaïde ; Postel-Vinay Anise ; Hauptman G
Du moment que vous les défendez, vous partagerez leur sort ! " Et pour n'avoir jamais transigé avec qu'elle appelait les "valeurs premières", Adélaïde Hautval, dite Haïdi, va devoir traverser l'enfer et survivre à 37 mois d'emprisonnement et de déportation. En sa qualité de médecin, à Auschwitz, elle est affectée au Revier (l'infirmerie) où elle soulage et soigne avec ses maigres moyens. Dans les cas les plus graves, elle s'arrange pour maquiller le diagnostic et permet ainsi à nombre de ses patientes d'éviter la chambre à gaz. Elle doit aussi travailler au sinistre Block des expériences médicales sur la stérilisation. Elle réussit d'abord à ne faire que soulager les jeunes martyrisées, témoin des horreurs perpétrées par les médecins SS. Mais quand elle reçoit l'ordre de prêter la main aux actes criminels, elle refuse, s'opposant frontalement aux nazis.
Reçu premier à l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm, agrégé de philosophie en 1927, Jean Cavaillès fut l'un des intellectuels les plus brillants de sa génération. Gaston Bachelard, avec qui il noua une forte amitié, notait : " Jean Cavaillès avait une volonté de héros ". Un héros de la pensée sûrement, que ses travaux sur la théorie de la science auraient distingué si la guerre n'avait orienté sa vie vers d'autres combats. Lié dès le début au mouvement de résistance Libération, animé entre autres par Emmanuel d'Astier de La Vigerie, Jean Cavaillès fut arrêté par les Allemands en août 1943, puis condamné à mort et exécuté cinq mois plus tard. Gabrielle Ferrières retrace dans ce livre émouvant la vie d'un philosophe, inséparable de celle de l'homme d'action et de convictions.
En 1940, la France capitule. En 1941, Jacques Lusseyran, alors qu'il est aveugle et n'a pas 18 ans, entre en résistance en rejoignant le mouvement Défense de la France. " Le 20 juillet 1943, il est arrêté par la Gestapo, interrogé pendant des jours interminables et enfermé à Fresnes. Il sera déporté en 1944 à Buchenwald. " Comment un aveugle peut-il survivre à cet enfer ? Grâce à la protection d'un groupe de Russes et à sa connaissance de l'allemand qui lui permettra d'informer les autres déportés des agissements des S.S. Après un an et demi d'horreur, il est libéré et revient en France où il poursuivra ses études en affirmant ses aspirations littéraires balayées par la guerre. Jacques Lusseyran deviendra un brillant conférencier et enseignera la littérature française dans différentes universités américaines. En 1971, il meurt dans un accident de voiture. Il a alors 47 ans. Cette autobiographie est un exceptionnel exemple d'amour de la vie, de courage et de liberté intérieure face à l'adversité.
Odile de Vasselot a 18 ans lorsque les Allemands envahissent la France. Convaincue dès le début du conflit de la nécessité de résister, elle est orientée vers des réseaux qui, bien qu'animés en grande partie par des civils, ont des objectifs militaires. A partir de 1942, elle est mise en contact avec deux vastes réseaux antinazis oeuvrant en Belgique, en France et en Espagne. Odile de Vasselot est d'abord agente de liaison pour le service de renseignement Zéro, puis sert, au sein du réseau Comète. comme convoyeuse de pilotes anglais rescapés des batailles aériennes, des opérations à haut risque et très mouvementées menées depuis le territoire belge. C'est en brossant le portrait de ses compagnons d'armes portés par leur courage, leur modestie et leur ténacité que l'autrice nous fait revivre une phase essentielle de la Résistance.