Dans le grand appartement où elle vit confinée au service de Madame, une femme raconte. Avec une haine teintée de jubilation, elle décrit son servage. Qui est Madame, vieille femme juive rescapée de l'extermination ? Et si la cuisinière était sa fille ? A moins que toutes deux ne soient qu'une seule et même personne. Gisèle Berkman nous donne ici un premier roman vertigineux. Dans le grand appartement où elle vit confinée au service de Madame, une femme raconte. Avec une haine teintée de jubilation, elle décrit son servage, les recettes de cuisine inventées pour complaire à sa patronne irascible. Elle raconte Madame, cette vieille femme qui joue du piano, se rêve en Danielle Darrieux, et tyrannise son employée. La cuisinière note tout. Elle consigne, jour après jour, tout ce quotidien qui l'étouffe. Les jours se traînent tandis que Madame sombre dans la démence. Et les identités s'échangent jusqu'au vertige. C'est comme si la mémoire qui peu à peu se retire de la vie de l'une venait éclaircir les nombreuses questions de l'autre. Qui est Madame, vieille femme juive rescapée de l'extermination ? Et si la cuisinière était sa fille ? A moins que toutes deux ne soient qu'une seule et même personne. Et qui était Monsieur, dont le bureau est interdit d'accès ? Un jour, la cuisinière découvre la photo d'un enfant, le petit Ilia, mort pendant la Shoah, et cette image énigmatique l'obsède, aimante sa vie tout entière. La Shoah, jamais nommée, est le centre obscur autour duquel tout gravite, aussi bien la folie des personnages que le désastre qui s'abat progressivement sur eux. Mais Madame est aussi la chronique d'une émancipation, et celle-ci passe par le langage, par les joies ineffables et amères qu'il procure. Gisèle Berkman nous donne ici un premier roman vertigineux. Le style, la maîtrise de l'écriture et de l'émotion, la gravité du sujet changée en grâce, tout cela fait de Madame un grand texte.
Nombre de pages
391
Date de parution
26/08/2021
Poids
440g
Largeur
133mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782363082749
Titre
Madame
Auteur
Berkman Gisèle
Editeur
ARLEA
Largeur
133
Poids
440
Date de parution
20210826
Nombre de pages
391,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Gisèle Berkman est philosophe. Spécialiste de la pensée des Lumières, elle s'intéresse notamment aux rapports entre philosophie et littérature. Vice-présidente et directrice de programme au Collège International de philosophie, elle est chargée des relations internationales. En 2012, elle a consacré son séminaire consacré aux représentations de l'activité de pensée et travaille sur « ce qui nous empêche de penser ». Elle est membre du comité de rédaction de la revue Poésie dirigée par Michel Deguy. En 2011, elle a fait paraître aux éditions Hermann: L'Effet Bartleby, philosophes lecteurs.
Pourquoi la nouvelle d'Herman Melville, Bartleby, the scrivener (Bartleby le scribe), a-t-elle suscité autant de commentaires et de réécritures chez divers penseurs, écrivains et plasticiens ? A quoi tient la fascination qu'elle exerce ? Par quelle magie parle-t-elle à nos contemporains une langue d'une troublante inactualité, comme si la résistance passive du scribe, trop souvent réduite à la fameuse formule "I would prefer not to", devenait une sorte de viatique en nos "temps de détresse" ? Dans L'Effet Bartleby, Gisèle Berkman interroge les commentaires philosophiques qui, de Blanchot à Deleuze, en passant par Derrida, Agamben et Badiou, ont contribué à donner un statut particulier à ce texte. Ce faisant, elle cartographie cette modernité, indissociablement littéraire et philosophique, qui se situe peut-être déjà derrière nous. L'effet Bartleby désigne ici l'effet singulier que la littérature produit sur la philosophie, en une scène de charme et de sidération mêlés dont la nouvelle de Melville est un peu la pierre de touche.
Commencé en 1783, achevé d'imprimer "à la maison" en 1797, Monsieur Nicolas ou le coeur humain dévoilé est une oeuvre hautement singulière, l'oeuvre-vie d'un ancien ouvrier-imprimeur cherchant dans la typographie une forme d'expressivité intégrale. Mais c'est aussi l'instrument de légitimation d'un auteur polygraphe jamais totalement reconnu par la République des Lettres, et la réécriture fantasmatique d'une existence hantée par la paternité et l'inceste. Et c'est enfin un texte qui occupe une place unique au sein de ces autobiographies d'hommes du peuple qui fleurissent au XVIIIème siècle dans le sillage des Confessions de Rousseau. Comment lire Monsieur Nicolas, cette autobiographie fleuve d'un petit paysan bourguignon devenu prote puis auteur à part entière, se rêvant "fils de soi-même" ? Telle est la question qui oriente la présente étude, soucieuse de resituer Rétif dans le contexte historique et intellectuel du tournant des Lumières, et attentive à la texture singulière de la fable de soi. Précieux témoignage sur la vie rurale et sur l'imprimerie au XVIIIème siècle, exposé d'une "philosophie", mais aussi étonnante "revie", pour user d'un néologisme rétivien : Monsieur Nicolas est bien ce "livre vivant" au prisme duquel apparaissent d'autres Lumières, fascinantes autant qu'impures.
Le travail de Jean-Louis Giovannoni, depuis l'événement créé en 1975 par Garder le mort qui le fit entrer en poésie, n'a cessé depuis de croître, des fragments de jeunesse aux "romans intérieurs", en passant par le récit d'enfance en prose, jusqu'au récent Sous le seuil, (éd. Unes, 2016), salué par la critique. Cette oeuvre singulière se caractérise par son attention au poids du langage, à la densité de l'espace et du temps. On a voulu, avec ce numéro, la donner à découvrir à tout lecteur curieux non seulement de poésie, mais de l'étrangeté du monde.
Deux siècles après leur composition (1819-1823), dans un monde confronté à de nouveaux enjeux de taille, Stéphane Lambert se penche sur l'extraordinaire cycle des peintures noires de Goya pour sonder leur inépuisable actualité. Par cette plongée dans l'imaginaire de ses hantises les plus entêtantes, le peintre espagnol avait transfiguré tous les genres picturaux de l'époque et bouleversé durablement la vision de notre humanité. Goya (1746-1828) a tout traversé, les humiliations et les honneurs, les assauts de la maladie, la guerre et les remous de l'Histoire, avec le fabuleux don de transformer les ravages en occasions de révolutionner son art. Revenant sur le riche et long parcours d'un artiste de génie, le livre prend la forme d'un voyage à travers une oeuvre professant la vitalité inébranlable de la création face à la menace du chaos.
Résumé : On l'appelait della Francesca du nom de sa mère. Son père était un cordonnier dont Vasari nous dit qu'il mourut lorsque sa femme était encore enceinte ce qui est faux. On dit que l'enfant fut très tôt doué pour les mathématiques, et que très tôt il sut qu'il serait peintre. Son désir était de représenter ce que ses yeux voyaient, sans restriction, et sans idéalisation : uniquement le visible, mais tout le visible.
Aujourd'hui, internet nous accompagne toujours et partout. Où que nous soyons, grâce à nostéléphones portables, nous pouvons nous connecter à tout moment. Conséquence : nous nesavons plus nous déconnecter. D'où une addiction maladive aux messages, un oubli dela présence de l'autre, un état de distraction chronique, voire un manque d'efficacité et deprésence au monde...Pour certains, la connexion est un réflexe mécanique : elle a perdu toute signification. On seconnecte... sans même savoir pourquoi !Le temps est venu d'apprendre à vivre avec les nouvelles technologies. Un mouvement enfaveur de la " déconnexion " est en train d'émerger dans nos sociétés. Ici et là, des individuscommencent à ralentir le rythme. Ils n'hésitent plus à " débrancher " temporairement leursappareils électroniques. Leur objectif ? Reprendre le contrôle de leur vie.S'appuyant sur ses lectures, de Sénèque à Sylvain Tesson, en passant par Thoreau et tantd'autres, Rémy Oudghiri pense que cette déconnexion salutaire est une possibilité de seretrouver soi-même et de remettre les livres et l'esprit au coeur de notre vie.
Deux soeurs se retrouvent à Ville-d'Avray, un dimanche alors que fléchit la lumière. L'une révèle à l'autre son errance avec un inconnu : une brève histoire, inquiète et trouble comme les eaux des étangs tout proches, mystérieuse et violente comme notre insatiable besoin de romanesque.