Berkman Alexander ; Zalcman Moshé ; Lehmann Marian
DIGITALE
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EAN :9782903383558
« Le mythe bolchevik » commence par l'épisode du « Bufford », cargo sur lequel se retrouvent Alexander Berkman et Emma Goldman et 249 autres anarchistes d'origine russe, et des membres du Parti Socialiste américain. Alexander Berkman et Emma Goldman viennent de purger 2 ans de prison pour leur activité contre la conscription et l'entrée en guerre des U.S.A en 1917. L'hystérie nationaliste est à son comble, le FBI déclenche une campagne contre les rouges «Red Scare». Les « déportés américains » arrivent le 20 janvier 1920 à Belo-Ostrov ; l'enthousiasme est à son comble, ils « vont pouvoir servir la révolution » : une vie nouvelle commence après de multiples échecs aux U.S.A.La Russie Soviétique est en pleine guerre civile encerclée de partout par les blancs, les Français, les Anglais, les Américains, et les Japonais. Lénine vient de proclamer la IIIe Internationale pour briser l'encerclement en souhaitant que la révolution gagne aussi l'Europe occidentale, les bolchevicks y croient beaucoup et les « déportés » sont consultés sur ce problème, leurs réponses négatives les font passer pour pessimistes. Lénine décrète le « communisme de guerre », les bolchevicks lancent le mot d'ordre « la patrie socialiste en danger », « tout pour le front » ; le pouvoir établit le monopole du blé, le commerce privé est interdit, on rationne, on recense ...Berkman note ce bureaucratisme qui s'installe, « cet état prolétarien » qui s'édifie. Déjà un organe coiffe tout : la « Tchéka » formée parmi les communistes les plus bornés, les plus corrompus aussi, ils portent la sinistre veste de cuir noire pendant que les ouvriers de Petrograd ont 25 grammes de pain par jour. Alexander Berkman essaie de comprendre, de concilier il veut travailler mais il est anarchiste et donc soupçonné. On lui propose la traduction d'un texte célèbre de Lénine : « Le gauchisme ou la maladie infantile du communisme ».Fin 1920, l'état soviétique, demande à Alexander Berkman, Emma Goldman et quelques autres, de rassembler les archives de la révolution russe pour en faire un musée (!). Ils pourront grâce aux papiers officiels, le train, les vivres, voyager dans toute la Russie. Ils vont à la rencontre de la misère du peuple, la faim, la maladie, la répression des communistes, les pogroms des blancs sur les populations juives, la militarisation de la vie sociale, le syndicalisme interdit, la toute puissance policière, mais aussi la résistance du peuple qui a fait la « révolution pour la liberté ».La résistance c'est Makhno en Ukraine luttant contre les offensives des blancs, contre les tentatives d'extermination des rouges ; mais aussi la « Nabat » fondée par les personnalités les plus importantes de l'anarchisme russe : Voline, Archinov, Olga Farabonta, Yartchouk, Aaron et Fania Baron... une opposition « contre tous les pouvoirs » contre ceux qui voulaient « tout le pouvoir ». Berkman les rejoint. Après la capitulation politique cette génération de révolutionnaires russes va bientôt être éliminée physiquement et avec eux des « menchevicks », des « socialistes-révolutionnaires de gauche » ... Berkman les voit pour la dernière fois, il est à Petrograd, en mars 1921, c'est Kronstadt...Toute cette misère, le despotisme des communistes, la bureaucratie vont aboutir à des grèves et à la révolte de Kronstadt, « l'union des marins soviets libres ».
Nombre de pages
304
Date de parution
19/12/1996
Poids
200g
Largeur
150mm
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EAN
9782903383558
Titre
Le mythe bolchevik
Auteur
Berkman Alexander ; Zalcman Moshé ; Lehmann Marian
Editeur
DIGITALE
Largeur
150
Poids
200
Date de parution
19961219
Nombre de pages
304,00 €
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Berkman Alexander ; Haas Pascale ; Abensour Miguel
Le Mythe bolchevik est un témoignage rédigé par l'auteur à partir d'un journal qu'il a tenu pendant son séjour en Russie de 1920 à 1922, vraisemblablement le seul de cette période décisive. Son objet essentiel est la vie profonde des millions d'êtres humains qui n'ont vécu que pour la Révolution, dislocation bénéfique, "dislocation totale de la vie". Il pourrait être intitulé "Choses vues et entendues sur la scène révolutionnaire". Rencontres, petits ou graves incidents, portraits (en l'occurrence Kropotkine, Lénine, Makhno) se succèdent ; le visage de la Révolution se complexifie, les apparences évoluent, se défont voire s'effondrent, des inquiétudes naissent. Sous ce polyptique de la Révolution soviétique, on peut distinguer trois moments distincts : l'enthousiasme spontané devant "la plus grande Révolution du monde" et l'indignation quand un orateur anarchiste, brisant l'unanimité heureuse, ose évoquer des conflits possibles entre anarchistes et communistes ; le doute qui naît quant à la nature et à l'authenticité de cette Révolution. N'est-ce pas Kropotkine qui a raison quand il déclare : "Ils ont montré comment la Révolution ne doit pas être faite" ? les doutes qui s'effacent et laissent place à un jugement critique d'autant plus sévère qu'il est amplement confirmé par la répression ouverte et sans scrupule de la rébellion prolétarienne de Kronstadt. Il ne s'agit plus de la dictature du prolétariat mais d'une autre forme de dictature sur le prolétariat. La NEP procède à l'installation d'un capitalisme d'Etat. Le bolchévisme se caractérise par la substitution du Parti aux Soviets de telle sorte que le nom de "république soviétique" équivaut à une usurpation. Contrairement aux attentes des masses révolutionnaires, la Révolution bolchévique, loin d'aboutir à une société émancipée, donne naissance à une nouvelle forme de domination. En termes machiavéliens, de nouveaux Grands, de nouveaux maîtres sont apparus pour dominer le peuple. Bref, la Révolution bolchévique, en tant que Révolution, est un mythe.
Berkman Alexander ; Goldman Emma ; Puybonnieux Aur
Voici l'une des meilleures présentations de l'anarchisme par l'un de ses militants et intellectuels les plus renommés. Dans une langue claire et simple, Alexander Berkman dénonce les grands maux de la société : travail salarié, gouvernement, guerre, religion, etc. Il montre comment le capitalisme et ses institutions d'oppression endorment les consciences. Il expose les grands principes de l'anarchisme et décrit de manière rigoureuse le fonctionnement économique et politique d'une société libertaire. Ce livre permet à toutes et à tous de se faire une idée juste du pourquoi et du comment de l'anarchisme.
Berkman Alexander ; Goldman Emma ; Boulouque Sylva
Dans un livre précédent, Le mythe bolchevik, Berkman nous racontait son périple dans la jeune république soviétique, il y était arrivé fin 1919. Il avait rencontré des socialistes-révolutionnaires de gauche et des anarchistes qui vivaient quasiment clandestinement, leurs camarades étaient déjà dans les geôles bolcheviques. Les "soviets" sont asphyxiés. Berkman et Goldman sont à Petrograd, fin 1920. La guerre civile est terminée, les ouvriers et le peuple veulent plus de nourriture, plus de liberté, et souhaitent reconstruire le pays ravagé par la guerre. L'État communiste refuse le pain et la liberté. Les ouvriers se mettent en grève. Les marins du port militaire de Kronstadt de l'île de Kotline, dans le golfe de Finlande, se rebellent et soutiennent les ouvriers de Petrograd et appellent à des "soviets libres". Ce sera le premier refus du bolchevisme, suivra l'écrasement de la Makhnovtchina... Pour apaiser une situation alimentaire désastreuse et une déroute économique les bolcheviks décréteront la NEP.
Après la chute du mur de Berlin, et l'implosion du « socialisme réel », les maîtres du capitalisme pensaient que la fin de l'Histoire était arrivée. Il fallait comprendre : la disparition du social. Malgré le triomphe, pour le moment, du libéralisme économique sur la planète, çà et là, il y a encore des grèves de masse. Alain Guillerm dans sa présentation, essaie de nous expliquer la complexité de ces mouvements sociaux qui veulent une autre vie sociale et politique et qui bien souvent se retrouvent floués. Après la fête, le retour à la normale se fait à coups de concertation et de consensus de la part d'organisations syndicales qui « normalement » depuis leurs origines doivent défendre « l'intérêt ». Le réformisme syndical, s'interposant comme temporisateur, entre le salariat et « l'économie libérale », existe depuis le début du siècle. Les écrits de Rosa Luxemburg, avant qu'elle ne soit assassinée le 15 janvier 1919 à Berlin par les troupes d'assaut aux ordres d'un gouvernement social-démocrate, avaient apporté quelques éléments de réponses théoriques. Les temps ont changé mais la contradiction fondamentale entre le « marché mondial » et le travail reste inchangée et la voie est étroite pour les grèves de masse entre capitulation et conquête de lendemains qui chanteront?Nombreuses photos.Conception graphique ALP