Economie et religion. L'expérience des ordres mendiants (XIIIe-XVe siècle)
Bériou Nicole ; Chiffoleau Jacques
PU LYON
35,00 €
Epuisé
EAN :9782729708177
Implacable dans son refus de l'enrichissement et dans sa dénonciation du pouvoir de l'argent, François d'Assise a légué sur ce plan à ses frères en religion un message singulier et vivace. Bientôt, cependant, son ordre allait se rapprocher de beaucoup d'autres, aussi fondés au Xllle siècle. Confondus sous le qualificatif générique de " Mendiants ", quatre d'entre eux - les Dominicains, les Franciscains, les Carmes et les Ermites de saint Augustin - furent même officiellement désignés comme tels par les plus hautes instances de l'Église en 1274. Le mode de dépendance à l'égard des autres que la mendicité induit a fourni à ces ordres un principe identitaire fondamental, qui affleure dans leurs expériences concrètes comme dans leurs écrits. Demander en quêtant et recevoir de la main à la main l'aumône spontanée ou organisée en collecte, vivre au jour le jour en privilégiant, face à l'afflux des dons, l'usage immédiat des aumônes en nature et la vente des surplus et des biens immobiliers... Ces indices forts d'un choix de vie précaire et du rapport constant aux réalités du marché se combinent de manière fascinante dans les pratiques des ordres mendiants avec l'incitation à tester en faveur des frères, leur prévision réaliste des dépenses récurrentes, et finalement, le compromis accepté des rentes et du confort relatif qu'elles assurent, en phase avec une économie de l'Au-delà qui encourage les célébrations de messes anniversaires pour le salut des défunts. D'emblée, amis et parents, bienfaiteurs et protecteurs souvent haut placés ont été mis à contribution pour assurer aux couvents prioritairement établis en ville le nécessaire et davantage, et pour gérer leurs possessions. Par des ajustements calculés aux contraintes du quotidien et par la réactivité aux aléas de la conjoncture, économie et religion se sont construites en dialogue. Plus nettement que les soeurs, les frères ont adopté des façons de faire innovantes que leurs archives (livres de comptes, registres de gestion, rapports de visites), quand on prend la peine de les interroger, rendent accessibles, et des façons de voir audacieuses qui, par le relais des paroles et des images, ont atteint efficacement la société, au point de contribuer à former autrement les regards, en amont du capitalisme florissant des Temps modernes.
Nombre de pages
810
Date de parution
09/07/2009
Poids
1 208g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782729708177
Titre
Economie et religion. L'expérience des ordres mendiants (XIIIe-XVe siècle)
Auteur
Bériou Nicole ; Chiffoleau Jacques
Editeur
PU LYON
Largeur
155
Poids
1208
Date de parution
20090709
Nombre de pages
810,00 €
Disponibilité
Epuisé
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C'est entre Toulouse et Fanjeaux (Aude) que le castillan Dominique de Caleruega, épris d'évangélisme, inaugura sa prédication en 1206, et à Paris qu'il envoya quelques-uns de ses premiers frères se former à partir de 1217. Pourtant, l'histoire des Dominicains en France n'a jamais été considérée dans la longue durée. Dans cet ouvrage, publié à l'occasion des célébrations du VIIIe centenaire de l'ordre des frères Prêcheurs, des historiens ont réuni leurs compétences afin de retracer les principales étapes de l'histoire contrastée du rayonnement de l'Ordre en France jusqu'à nos jours. Un parcours thématique aborde successivement son rôle dans la transmission du message religieux, élargi de la prédication à la presse et aux medias ; le regard des frères sur eux-mêmes ; quelques-uns des débats théologiques où ils se sont illustrés ; les dévotions qu'ils ont promues, dont celle du Rosaire ; les défis suscités par la Révolution française, de la disparition de l'Ordre en France à sa renaissance au XIXe siècle avec Lacordaire, et à son engagement missionnaire aux dimensions du monde ; les rapports des frères avec les autres en Europe ? religieux, laïcs ou "hérétiques" ? et dans le monde ? chrétiens et musulmans. L'ouvrage se clôt sur le catalogue de l'exposition conçue par la bibliothèque Mazarine autour de la Bibliothèque du couvent Saint-Jacques, haut lieu de la vie intellectuelle parisienne et européenne du XIIIe au XVIIe siècle.
Un livre indispensable, qui s'inscrit dans la commémoration du VIIIe centenaire de la naissance de l'ordre des frères Prêcheurs.LES AUTEURS DES PREMIERES TRADUCTIONS AYANT APPORTE LEUR CONTRIBUTIONA LA PREPARATION DE SAINT DOMINIQUE, DE L'ORDRE DES FRERES PRECHEURSLes 37 autres textes qui ne sont pas mentionnés dans cette liste ont été d'emblée traduits par Nicole Bériou et Bernard Hodel.Gisèle BESSON : Histoire de l'ordre des Prêcheurs en Dacie Humbert de Romans, Légende majeure (avec Michèle BROSSARD-DANDRE) extraits de la Chronique de Salimbene Michèle BROSSARD (avec Gisèle BESSON) : extraits de la Chronique de Guillaume de Puylaurens Opuscule de Guillaume Pelhisson Stéphane BRUNEAU-AMPHOUX : extrait de la Chronique de Galvano FiammaAlexis CHARANSONNET : deux sermons d'Eudes de ChâteaurouxSophie DELMAS : extraits des Légendiers de Jean de Mailly et de Barthélemy de Trente récits brefs d'Étienne de Bourbon et de Thomas de CantimpréFabio GIBIINO : Les quatorze manières de prier de saint Dominique le sermon de Jourdain de PiseArmelle LE HUËROU : Pierre Ferrand, Légende (avec Gisèle BESSON) Constantin d'Orvieto, Légende Jean-Baptiste LEBIGUE : Offices liturgiques pour les fêtes de saint DominiqueOlivier LEGENDRE : les trois lettres de Dominique (avec Bernard HODEL) les lettres de chancellerie et les chartes en faveur de Prouilhe (avec Julien THERY) procès de canonisation Martin MORARD : extrait de Jacques de Vitry, Histoire occidentale (avec Bernard HODEL), extraits des actes des chapitres généraux Dominique POIREL : extrait de Richard de Saint-Victor, Commentaire sur l'Apocalypse Jourdain de Saxe, Petit livre sur le commencement de l'ordre Jourdain de Saxe, prière à saint Dominique anonyme, La révélation divine de la sainteté de DominiqueJeanne POIREL : Les neuf manières de prier de saint DominiqueAnne RELTGEN-TALLON : extraits de Étienne de Salagnac et Bernard Gui, Les quatre faitsJulien THERY : mandat et bulle de canonisation (avec Olivier LEGENDRE) procès de canonisation Catherine VINCENT : Miracles de RouenTélécharger la version latine des écrits : Cf PDF en annexe ci-dessous.
Même si l'université médiévale, celle de Thomas d'Aquin ou de Bonaventure, a suscité de nombreuses publications, plusieurs maîtres en théologie restent encore dans l'ombre. Le franciscain Eustache d'Arras (mort avant 1275) fait partie de ces figures méconnues. Proche de Saint Louis et administrateur de son ordre, ce maître en théologie fut actif à l'université de Paris en 1268 et 1269. Son oeuvre se révèle d'une grande richesse. Dans ses Sermons et Disputes, il prend position sur des questions philosophiques (la migration des âmes, la création) et théologiques (notamment trinitaire) sans négliger les pratiques sociales (prédication féminine) et religieuses (fonction des images). Ce faisant, il dialogue avec ses contemporains (Bonaventure, Thomas d'Aquin, Guillaume de la Mare) dont il se montre l'un des premiers critiques. Cet ouvrage - grâce à l'utilisation d'une typologie des Disputes - permet de toucher du doigt la réalité de la vie intellectuelle du Quartier latin au mue siècle, en saisissant l'actualité et l'importance des débats. Il nuance aussi la vision hiératique du Paris universitaire médiéval au sein duquel se seraient déchirés des groupes inconciliables, mendiants et séculiers, Franciscains et Dominicains: l'examen approfondi des textes montre que la situation est bien différente et ne peut être réduite aux "écoles" circonscrites selon les ordres. Cette première biographie intellectuelle d'Eustache d'Arras propose, en outre, un catalogue mis à jour de ses oeuvres, encore largement inédites.
Josserand Philippe ; Bériou Nicole ; Luttrell Anth
C’est dès 2002 que s'est ouvert le grand chantier du Dictionnaire européen des ordres militaires au Moyen Âge. Coordonné par Nicole Bériou (université Lyon-II et Institut universitaire de France) et par Philippe Josserand (université de Nantes), cet ouvrage se fait l'écho du dynamisme d'un champ historiographique en plein renouveau, en intégrant mieux qu'ils ne le sont les frères de ces institutions – Templiers, Teutoniques, Hospitaliers et autres Calatravans : ils furent plusieurs dizaines –, aux préoccupations des connaisseurs et des amateurs du Moyen Âge. Cette mine de documentation, à l’intersection de l’histoire militaire, spirituelle, politique (sans oublier l’architecture et l’urbanisme) s’étend dans l’espace du Proche-Orient des croisades aux pays Baltes des Teutoniques, des commanderies templières d’Angleterre jusqu’à l’Espagne et au Portugal de la Reconquista, et couvre quatre ou cinq des siècles les plus fascinants du Moyen Âge.Autour d'historiens français reconnus, une équipe a travaillé pendant plusieurs années, rassemblant plus de 200 collaborateurs issus de quelque 25 pays dont huit de l'Union Européenne (Allemagne, Espagne, France, Hongrie, Italie, Pologne, Portugal, Royaume-Uni). Des nombreux échanges qui ont permis de confronter des traditions historiques s'ignorant souvent, un ouvrage exceptionnel est né qui compte 1 120 entrées traitant d'un lieu, d'un personnage ou d'une institution, ou portant au contraire sur l'ensemble des ordres dans une perspective thématique.Précédé d'une ample introduction historique d’Alain Demurger, spécialiste des Templiers, pourvu de renvois, de bibliographies et d’index, le Dictionnaire européen des ordres militaires au Moyen Âge donne aussi, loin des stéréotypes du Templier avaricieux ou du Teutonique cruel, au public le plus large – ceux que font trembler le supplice et la spoliation des Templiers, rêver le film d’Eisenstein sur Alexandre Newski, les ruines du krak des chevaliers – l'occasion de mieux comprendre des institutions qui comptent au nombre des créations les plus originales du Moyen Âge. Sans oublier ici ou là, de prodigieux destins.
Monique Wittig pense dans Le Chantier littéraire ce qui est au centre de sa pratique: le travail de l'écrivain vu comme fabricateur de chevaux de Troie. L'analyse fait une part importante à la nouvelle critique et au Nouveau Roman, et rend à Nathalie Sarraute, un éclatant hommage. Pour Wittig, toute oeuvre littéraire importante est une machine de guerre. Elle se produit en territoire hostile, où elle apparaît d'abord étrange, inassimilable, non conforme. Puis sa force (sa polysémie) et la beauté de ses formes l'emportent. La cité fait place à la machine dans ses murs, là où elle pourra accomplir son travail de minage des conventions littéraires et sociales. Le chantier littéraire et le combat politique, sont chez Monique Wittig indissociables.
Les barrages sont parmi les constructions humaines les plus importantes, à la fois par leurs dimensions parfois exceptionnelles et par leur utilité sociale. Ils sont notamment indispensables à l'alimentation en eau et à l'irrigation et ils concourent, de façon importante, à la production d'énergie. Leur maintenance, leur surveillance constituent en outre des enjeux majeurs pour la sécurité des populations. Cet ouvrage présente les différents types de barrages, leur conception générale, leur dimensionnement et les pathologies les plus fréquemment rencontrées. Cette typologie ne doit pas faire oublier la spécificité de chaque ouvrage par le lien très intime qu'il a avec ses fondations, l'importance du site... qui font de chaque barrage un ouvrage unique.