Charlotte, en visite chez sa fille Eva, qu'elle n'a plus vue depuis sept ans. Charlotte, la pianiste virtuose, face à Eva, épouse du pasteur Viktor, qui a recueilli chez elle sa jeune s?ur Helena, épileptique, quasi muette. C'est le premier choc pour Charlotte : elle ne s'y attendait pas. Mère et fille, deux femmes qui s'affrontent. Et les souvenirs remontent, les accusations déferlent : cette mère adorée dans l'enfance, si belle, si souriante, toujours en voyage, n'a jamais su qui était la petite fille silencieuse, obsédée par le désir de lui plaire au point de perdre toute spontanéité, toute volonté personnelle. Égoïste, inconsciente, «infirme à vie, comme tu l'es toi-même, tu t'es attaquée à tout ce qui, en moi, était sensible et délicat...» Vains les reproches, vaines les explications : le mal est fait. Et c'est là le drame, qui rend la rupture impossible ; quand Charlotte, atterrée, cherche, comme elle l'a toujours fait, son salut dans la fuite, Eva lui écrit. L'unité de lieu et l'importance du dialogue donnent à ce scénario l'aspect d'une pièce de théâtre dans l'esprit de Strinberg, où les passions, d'abord comprimées, lentement se libèrent, puis se déchaînent jusqu'au paroxysme.
Nombre de pages
80
Date de parution
13/10/1978
Poids
132g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782070278268
Titre
Sonate d'automne
Auteur
Bergman Ingmar
Editeur
GALLIMARD
Largeur
145
Poids
132
Date de parution
19781013
Nombre de pages
80,00 €
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Résumé : C'est dans une atmosphère joyeuse que commence l'histoire. Fête de Noël, fête familiale qui regroupe autour de la vieille Mme Héléna Ekdahl ses trois fils, leurs femmes, leurs enfants, les servantes et aussi les acteurs du théâtre de la petite ville, que dirige Oscar, époux de la belle actrice Emilie. A la mort d'Oscar, Emilie abandonne la direction de la troupe pour épouser l'évêque Edvard. Elle veut vivre dans la vérité, la passion. Et ce sera en effet une passion, au sens le plus tragique du terme. Dans la maison sinistre où Emilie s'est installée avec ses trois enfants, Amanda, Alexandre et Fanny, l'évêque dévoile sa vraie nature : puritaine, sadique, perverse...
Il n'est pas nécessaire d'avoir vu les films de Bergman pour prendre plaisir à la lecture de ces scénarios dont l'histoire se déroule comme une «simple ligne mélodique», avec ses temps forts, laissant de côté le détail du découpage. Persona, qui met en scène l'actrice Elisabeth Vogler et son infirmière Alma qui la soigne pour une dépression nerveuse et cherche à la faire sortir du silence où elle s'est enfermée, Le lien, où nous voyons Karin prise entre son amant et sa vie conjugale, Cris et chuchotements où trois s?urs, dont l'une se meurt d'un cancer, sont réunies dans la maison familiale avec la servante Anna, figurent parmi les chefs-d'?uvre d'un art qui cristallise «le désir de briser l'isolement et la distance». Tensions, passions, affrontements, déchirures sont les hantises de Bergman, qu'il nous livre ici, avec un peu de lui-même, discrètement exprimé. Ainsi à propos du rouge des décors de Cris et chuchotements : «Ne me demandez pas pourquoi ce doit être ainsi», mais il ajoute que peut-être cette idée vient de très loin, de l'enfance, et que cette couleur a toujours représenté pour lui l'«intérieur de l'âme». Cinéma, écriture : deux moyens d'expression. Bergman a conscience que les mots ne pourront jamais rendre dans son intégralité ce qui se passe dans un film. «C'est pourquoi j'offre au lecteur un texte très sommaire, un cryptogramme qui, dans le meilleur des cas, touchera l'imagination et la réflexion de chacun.» Une telle modestie ne fait que souligner l'évidence de la réussite.
Résumé : Après les Scènes de la vie d'un couple (1975), voici le texte du nouveau film de Bergman. Le personnage central en est une femme, psychiatre bien installée dans la vie, mais qui, un jour, s'effondre et tente de se tuer. On sait avec quelle force angoissante Ingmar Bergman sait entraîner son lecteur-spectateur sur ces chemins où les raisons de vivre et celles de mourir se croisent, s'entrecroisent et, parfois, se confondent.
Résumé : Trois trapézistes de nationalité danoise se trouvent à Berlin, en 1923 : Abel Rosenberg, son frère Max et sa belle-soeur Manuela. Un accident a empêché Max de poursuivre, au cirque, le numéro de voltige. Il s'est suicidé. C'est alors, en novembre, que commence l'histoire. Bergman est particulièrement doué pour communiquer l'angoisse qui s'installe lentement, et, peu à peu, se transforme en peur puis en panique. Le Berlin de l'inflation, du chômage, de la crise lui prête son décor, avec ses rues mouillées où les gens se hâtent ou se cachent, ses cabarets miteux dont certains gardent les traces d'une splendeur passée, ses putains, ses policiers, ses trafiquants, ses vieilles logeuses avares. Entre Manuela et Abel se nouent des rapports à la fois tendres et agressifs. La jeune femme travaille dans une boîte de nuit. Elle a aussi des activités plus secrètes, elle fréquente Vergérus, ancien camarade d'Abel, qui se livre à des expériences sur la capacité de résistance humaine à l'hôpital où il est médecin. La ville apparemment coupée du monde sent venir la catastrophe préfigurée par des actes d'une violence insoutenable (notamment les cruautés dont les juifs sont victimes avant même l'instauration du nazisme). La population vit au jour le jour, occupée à des besognes dépourvues de sens mais provisoirement rassurantes. Et le lecteur s'interrogera sur ces signes prémonitoires, cette image du serpent dont on devine la forme lovée à l'intérieur de l'oeuf.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.