Ce que nous offre, dans son nouveau roman, celui que la critique américaine appelle "notre meilleur caméléon littéraire", auteur de Little Big Man, n'est ni plus ni moins qu'une nouvelle version de l'Orestie _ style Berger, c'est-à-dire ricanant _ qui, si elle ne parvient pas tout à fait à reléguer Eschyle dans l'ombre, n'a rien à envier à O'Neill. Augie Mencken revient de la Seconde Guerre mondiale avec une solide réputation d'héroïsme, une nouvelle fiancée, Cassie, dont il dissimule soigneusement l'existence, et la ferme intention de divorcer d'Esther. Mais Esther et son amant, le retors E. G. , ont, de leur côté, décidé de le tuer en maquillant leur crime en accident _ un ventilateur qui tombe dans la baignoire _ pour toucher l'assurance de veuve de G. I. Or, dès le début, tout va de travers... Le générique comprend encore Orrie, mélancolique fils d'Augie (mais l'est-il vraiment ? ), Ellie, sa triste soeur, Paul Leeds, son ami de collège, un choeur moderne formé de piliers de bar, et un avocat, Anthony Pollo, qui plaidera la cause d'Orrie devant le juge Thea Pallister. A la différence de la trilogie grecque, qui montre comment une vengeance personnelle peut progressivement se muer en une manifestation de la justice immanente, la "version" de Thomas Berger dépeint une justice constamment mise en échec par l'ignorance, le hasard et le plus banal contretemps. Noir, drôle, et irrésistible. Thomas Berger, qui vit près de New York, est considéré comme le grand maître américain de l'angoisse. Il a écrit une vingtaine de romans, dont récemment, l'Invité (Fayard, 1993).
Nombre de pages
300
Date de parution
01/04/1994
Poids
418g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782213592350
Titre
Le crime d'Orrie
Auteur
Berger Thomas
Editeur
FAYARD
Largeur
153
Poids
418
Date de parution
19940401
Nombre de pages
300,00 €
Disponibilité
Epuisé
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John Felton, agent immobilier père de deux enfants, prototype de l'Américain moyen habitant des banlieues, est en train de prendre son petit déjeuner lorsque retentit la sonnette de l'entrée. John va machinalement ouvrir et se trouve devant un inconnu à peu près de son âge qui lui demande de l'aider à pousser sa voiture, en panne d'essence, sur une cinquantaine de mètres. John accepte, sans grand enthousiasme, comme tout ce qu'il fait, et sans se douter que ce simple geste de politesse va l'entraîner dans un engrenage cauchemardesque, une spirale de violence au cours de laquelle il deviendra le complice involontaire d'une série de crimes de plus en plus révoltants. Mais la situation est-elle aussi simple qu'il y paraît, et " involontaire " est-il bien l'adjectif qui convient ? Car, au cours de cette " randonnée du mal ", John découvrira peu à peu qu'en lui aussi existe une part d'ombre et d'irrationnel. Avec sa prose glacée, d'une précision impitoyable, Thomas Berger dessine ici le point où " mal " et " normalité " se rencontrent, s'opposent et _ peut-être _ fusionnent. Grand maître américain de l'angoisse, Thomas Berger est un personnage au moins aussi inquiétant que ses oeuvres. On sait qu'il a environ soixante-cinq ans, qu'il vit quelque part près de New York et qu'il a écrit à ce jour une vingtaine de romans, dont le célèbre Little Big Man (1964), porté à l'écran par Arthur Penn avec Dustin Hoffman dans le rôle principal. Parus chez Fayard : L'Invité et Le Crime d'Orrie.
Je m'appelle Jack Crabb. J'ai cent onze ans ; j'ai vécu la moitié de ma vie chez les Blancs et l'autre parmi les Cheyennes. J'ai été pionnier, éclaireur, as de la gâchette, chasseur de bisons. J'ai aussi été prospecteur, joueur professionnel et tricheur, polygame et soldat. J'ai côtoyé Wyatt Earp, Wild Bill Hickok et le général Custer, ainsi que pas mal de braves et de chefs de différentes tribus. Je suis le seul survivant de la bataille de Little Bighorn et le dernier témoin de la conquête de l'Ouest, qui ressemble à tout ce que vous voulez, sauf à ce qu'on vous montre au cinéma. Avant de perdre la mémoire, je vais vous raconter ma vie.
Qu'est-ce que le réel ? Comment le connaître ? Comment se produit, sans cesse, l'articulation entre les faits objectifs et les significations subjectives ? Par quels processus un ensemble de typifications devient-il une réalité socialement établie ? Comment finissons-nous par vivre, au milieu de sociétés plurielles, dans un monde commun ? Par quelles socialisations ? Livre majeur du constructivisme, La Construction sociale de la réalité est devenu au fil des ans une source de compréhension des modalités de (re)construction de la réalité, spécifique aux sociologues. Son importance et son succès durable tiennent à la place unique qu'il occupe dans l'histoire de la théorie sociale. Un grand nombre de traditions intellectuelles y font confluence, sans que violence soit faite à aucune d'entre elles. C'est ce tour de force qui rend cet ouvrage toujours aussi novateur. Avant-propos de Danilo Martuccelli Postface de François de Singly
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).