Cahiers du Monde russe N° 50/2-3, Avril-septembre 2009 : L'Europe orientale, 1650-1730. Crises, conf
Berelowitch André ; Nazarov Vladislav
EHESS
31,01 €
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EAN :9782713222603
Vers 1650. la Russie prend résolument position sur l'échiquier européen, où elle revendique le statut d'empire. à égalité avec celui des Habsbourg. C'est chose faite. ou à peu près, en 1730, au terme d'un long processus où jeu diplomatique, conflits armés, échanges culturels avec l'Occident et violentes révoltes à l'intérieur coexistent ou se succèdent. C'est cet ensemble d'événements, vus tantôt du côté de la Moscovie. tantôt du côté de ses voisins. qu'éclairent les articles réunis dans ce volume. Ils le font avant tout en s'attaquant aux stéréotypes, à l'aide parfois de sources inattendues, voire inconnues des spécialistes, comme les lettres de l'hetman cosaque Dorosenko au grand-vizir de la Sublime Porte ou l'unique exemplaire d'un pénitentiel prévu pour la confession du tsar. Russes xénophobes ? Peut-être, mais ce n'est pas ce qui ressort de la correspondance entre un marchand anglais et son professeur de russe. Nobles serviles ? Mais presque tous les auteurs de " projets " en 1730. rêvent d'une constitution analogue à celle de la Pologne-Lituanie. Les strel'cy insurgés défendent-ils la Vieille Foi ou réclament-ils, plus prosaïquement, leur solde ? Sur un point tout au moins le succès de Pierre le Grand est indéniable : l'isolement de l'ancienne Russie appartient désormais au passé.
Nombre de pages
300
Date de parution
14/10/2010
Poids
563g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713222603
Titre
Cahiers du Monde russe N° 50/2-3, Avril-septembre 2009 : L'Europe orientale, 1650-1730. Crises, conf
Auteur
Berelowitch André ; Nazarov Vladislav
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
563
Date de parution
20101014
Nombre de pages
300,00 €
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À la fin du XVIIe siècle, au seuil de la " modernisation " voulue par Pierre le Grand, la société russe nous semble bien énigmatique. Pour tenter de la comprendre, il ne faut ni tomber dans le piège des ressemblances avec les sociétés occidentales, ni succomber à la maladie bien historienne du classement. André Berelowitch évite ces deux écueils de façon magistrale en donnant à l'historiographie française de la Russie une de ses plus belles études. Rompant avec les stéréotypes (influence asiatique, " féodalisme ", etc.), analysant au plus près les pratiques, les rituels, l'imaginaire de la noblesse russe, éclairant l'apparente irrationalité des incessantes querelles de préséance qui agitent le monde de la cour, André Berelowitch parvient à faire entrer peu à peu le lecteur dans un univers original, cosmos humain qui se veut reflet du divin. Le sacré est au c'ur de la combinatoire des places, attribuées selon des règles à la fois savantes et mobiles. L'honneur, la fidélité, le service des armes n'y ont pas moins de valeur que l'âge, la fonction ou l'ancienneté du clan. Société hiérarchique, qui pourrait bien être restée intacte jusqu'à nos jours, en dépit des vicissitudes d'une histoire tumultueuse. André Berelowitch est chargé de conférences à l'Ecole pratique des hautes études et spécialiste de la Russie d'Ancien Régime.
La thèse communément admise en Russie est que les princes de Moscou, lorsqu'ils ont réuni sous leur sceptre la majeure partie des territoires dépendant jadis des grands-princes de Kiev, entreprennent d'édifier un Etat centralisé qui préfigure la Russie moderne. Mais s'agit-il bien d'un Etat, au sens de Max Weber ? Peut-on parler d'Etat centralisé à propos d'une bureaucratie qui évoque, démesurément agrandie mais bien reconnaissable, l'administration encore rudimentaire d'un domaine seigneurial ? La nouvelle entité politique ressemble-t-elle aux monarchies nationales anglaise, espagnole, française, ou faut-il la comparer à ses voisins, le royaume polono-lituanien et les khanats héritiers de la Horde d'Or ? Ces problèmes cruciaux pour la compréhension de l'histoire russe sont abordés dans une trentaine d'articles qui traitent les sujets les plus variés, depuis l'étude du crime de lèse-majesté à travers l'Europe jusqu'à l'image d'Alexandre Nevski dans l'histoire, la légende et le cinéma. Ils sont l'?uvre des professeurs et auditeurs, venus de toute l'Europe et des Etats-Unis, qui ont pris part à l'école d'été tenue à Paris, à l'EHESS, en septembre 2003.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.