Le sens de l'histoire. Essai d'une philosophie de la destinée humaine
Berdiaev Nicolas
SHS EDITIONS
18,00 €
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EAN :9791041942183
Ce sont les problèmes relatifs à la philosophie de l'histoire qui ont principalement préoccupé la pensée russe pendant le XIXe siècle. C'est en cherchant à construire une philosophie de l'histoire que s'est formée notre conscience nationale, et ce n'est pas par hasard que les discussions des slavophiles et des occidentalistes sur la Russie et l'Europe, sur l'Orient et l'Occident, ont été au centre de nos intérêts spirituels. Déjà Tchaadaïev et les slavophiles ont posé devant la pensée russe le problème de la philosophie de l'histoire, parce qu'ils voyaient dans l'énigme de la Russie et de ses destinées historiques l'énigme de cette philosophie elle-même. Il semble que la construction d'une philosophie religieuse de l'histoire soit la vocation de la pensée philosophique russe. La pensée spécifiquement russe est orientée vers le problème eschatologique, le problème de la fin : elle a un cachet apocalyptique, et c'est en cela qu'elle diffère de la pensée de l'Occident. Mais c'est aussi ce qui lui confère avant tout le caractère d'une philosophie de l'histoire religieuse".
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Nombre de pages
194
Date de parution
22/01/2023
Poids
259g
Largeur
148mm
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EAN
9791041942183
Titre
Le sens de l'histoire. Essai d'une philosophie de la destinée humaine
Auteur
Berdiaev Nicolas
Editeur
SHS EDITIONS
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148
Poids
259
Date de parution
20230122
Nombre de pages
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Résumé : "Dieu est vie et il ne peut se révéler que dans la vie spirituelle. Mais les mystères de la vie divine ne peuvent s'exprimer que par le langage intérieur de l'expérience spirituelle, par un langage de vie et non par celui de la nature objective et de la raison. Nous verrons que la langue de l'expérience spirituelle est inévitablement symbolique et mythologique, qu'il y est toujours question d'événements, de rencontres, de destinée, il n'y a dans cette langue aucune catégorie ou substance figée. Les notions d'âme et d'esprit ont elles-mêmes une origine mythologique. Toutes les vérités relatives à Dieu doivent être incorporées à la profondeur spirituelle". Nicolas Berdiaev.
La première moitié du XXe siècle, en Russie d'abord puis dans l'émigration russe, a été marquée par l'essor d'une pensée chrétienne souvent prophétique, à la rencontre de l'Occident et de l'Orient chrétiens, de l'Eglise et de la liberté. Un des témoins les plus importants de ce renouveau qui reprend aujourd'hui en URSS, fut sans conteste Nicolas Berdiaev, né à Kiev en 1874, mort à Clamart en 1948. Il a tenté, à la suite de Dostoïevski, en réponse à Marx et à Nietzsche, de rendre compte de la grandeur de l'homme telle que l'exalte la modernité : non pas contre Dieu toutefois, mais dans la " divino-humanité " christique, espace de l'Esprit et de la liberté. De l'esclavage et de la liberté de l'homme constitue la synthèse la plus dépouillée, la plus mûrie, d'une spirititualité, d'une éthique, aussi paradoxale que le Dieu incarné et crucifié du christianisme. Tout est centré sur le thème de la personne irréductible, inconceptualisable, mouvement de dépassement et de communion. Dans une série de développements antinomiques, Berdiaev fait surgir le visage divin de l'homme affronté aux idoles de la philosophie, de sociétés " objectivées ", de l'Etat, de la révolution ou de la sexualité. Il suggère un " eschatologisme actif " où l'homme, retrouvant en Christ sa vocation de créateur créé, anticipe et prépare la transfiguration universelle, affrontant illusions, pesanteurs et tyrannies pour faire flamboyer la liberté".
Conception chrétienne et conception marxiste de l'histoire in- terpelle aujourd'hui le croyant avec des accents novateurs et prophétiques. Ce texte, écrit il y a 40 ans, jette une lumière vive et salutaire dans le débat où se répondent aujourd'hui les tenants et les adversaires d'un christianisme social et d'une théologie politique. Avec une maîtrise convaincante, Berdiaeff réalise ici, selon le mot si juste d'Olivier Clément, "une intégration chrétienne de la révolte moderne, surtout celle de Marx et de Nietzsche" . Loin de nous ramener à des querelles d'hier, il est tourné vers l'avenir et projette le lecteur au coeur du dialogue qu'entretient aujourd'hui le christianisme avec le marxisme. La force de cette pensée tient peut-être à la façon dont l'auteur est impliqué lui-même dans le débat qu'il propose. Nicolas Berdiaeff ne s'est pas contenté de disserter de l'histoire ; il l'a vécue intensément. Obligé de quitter la Russie communiste, il ne s'est jamais désolidarisé des intentions et des intuitions socialistes dans leurs exigences les plus radicales. Acceptant avec ferveur et rigueur toutes les dimensions de l'Evangile, son élan religieux ne le détourne jamais du drame des hommes et du souci de bâtir une histoire humaine et juste. Il répond efficacement à nos interrogations présentes et pourrait éviter bien d'inutiles détours et dérobades pour saisir l'enjeu historique de la confrontation des chrétiens et des marxistes.
Résumé : Bernard Lazare (1865-1903) fut le premier des dreyfusards. Grande figure du judaïsme français, il fut un temps proche de Herzl sans jamais pour autant se départir de ses convictions anarchistes. L'Antisémitisme, son histoire et ses causes est l'ouvrage fondamental de Lazare, dans lequel il s'emploie à penser le rapport des juifs au politique. Cette histoire politique du judaïsme est devenu un classique pour pour ceux qui s'intéressent à l'histoire de la religion juive et ses relations à la politique et aux Etats.
Le féminisme selon les milieux dans lesquels il naît, présente des aspects fort divers. Il n'est pas le même aux USA, en France, en Grande-Bretagne ou en Russie. Ce livre traite la genèse des mouvements féministes dans ces pays, sous l'influence de différents facteurs. Comme il s'agit d'une étude comparative, l'auteure s'est parfois vue obligée d'entrer dans des explications assez détaillées ; en ajoutant quelques impressions personnelles recueillies durant ses séjours en Angleterre et en Amérique. Cet ouvrage court ne se veut pas une histoire du féminisme dans ces pays mais un tour d'horizon de la sociogenèse des mouvements militants en faveur des droits des femmes. Käthe Schirmacher est une personnalité politique allemande (1865-1930). Militante allemande des droits des femmes, elle est l'une des premières femmes à obtenir un doctorat en Allemagne.