La première moitié du XXe siècle, en Russie d'abord puis dans l'émigration russe, a été marquée par l'essor d'une pensée chrétienne souvent prophétique, à la rencontre de l'Occident et de l'Orient chrétiens, de l'Eglise et de la liberté. Un des témoins les plus importants de ce renouveau qui reprend aujourd'hui en URSS, fut sans conteste Nicolas Berdiaev, né à Kiev en 1874, mort à Clamart en 1948. Il a tenté, à la suite de Dostoïevski, en réponse à Marx et à Nietzsche, de rendre compte de la grandeur de l'homme telle que l'exalte la modernité : non pas contre Dieu toutefois, mais dans la " divino-humanité " christique, espace de l'Esprit et de la liberté. De l'esclavage et de la liberté de l'homme constitue la synthèse la plus dépouillée, la plus mûrie, d'une spirititualité, d'une éthique, aussi paradoxale que le Dieu incarné et crucifié du christianisme. Tout est centré sur le thème de la personne irréductible, inconceptualisable, mouvement de dépassement et de communion. Dans une série de développements antinomiques, Berdiaev fait surgir le visage divin de l'homme affronté aux idoles de la philosophie, de sociétés " objectivées ", de l'Etat, de la révolution ou de la sexualité. Il suggère un " eschatologisme actif " où l'homme, retrouvant en Christ sa vocation de créateur créé, anticipe et prépare la transfiguration universelle, affrontant illusions, pesanteurs et tyrannies pour faire flamboyer la liberté".
Nombre de pages
330
Date de parution
23/01/2023
Poids
428g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9791041942299
Titre
De l'esclavage et de la liberté de l'homme. 76
Auteur
Berdiaev Nicolas
Editeur
SHS EDITIONS
Largeur
148
Poids
428
Date de parution
20230123
Nombre de pages
330,00 €
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Résumé : "Dieu est vie et il ne peut se révéler que dans la vie spirituelle. Mais les mystères de la vie divine ne peuvent s'exprimer que par le langage intérieur de l'expérience spirituelle, par un langage de vie et non par celui de la nature objective et de la raison. Nous verrons que la langue de l'expérience spirituelle est inévitablement symbolique et mythologique, qu'il y est toujours question d'événements, de rencontres, de destinée, il n'y a dans cette langue aucune catégorie ou substance figée. Les notions d'âme et d'esprit ont elles-mêmes une origine mythologique. Toutes les vérités relatives à Dieu doivent être incorporées à la profondeur spirituelle". Nicolas Berdiaev.
Résumé : " Ce sont les problèmes relatifs à la philosophie de l'histoire qui ont principalement préoccupé la pensée russe pendant le XIXe siècle. C'est en cherchant à construire une philosophie de l'histoire que s'est formée notre conscience nationale, et ce n'est pas par hasard que les discussions des slavophiles et des occidentalistes sur la Russie et l'Europe, sur l'Orient et l'Occident, ont été au centre de nos intérêts spirituels. Déjà Tchaadaïev et les slavophiles ont posé devant la pensée russe le problème de la philosophie de l'histoire, parce qu'ils voyaient dans l'énigme de la Russie et de ses destinées historiques l'énigme de cette philosophie elle-même. Il semble que la construction d'une philosophie religieuse de l'histoire soit la vocation de la pensée philosophique russe. La pensée spécifiquement russe est orientée vers le problème eschatologique, le problème de la fin : elle a un cachet apocalyptique, et c'est en cela qu'elle diffère de la pensée de l'Occident. Mais c'est aussi ce qui lui confère avant tout le caractère d'une philosophie de l'histoire religieuse".
Conception chrétienne et conception marxiste de l'histoire in- terpelle aujourd'hui le croyant avec des accents novateurs et prophétiques. Ce texte, écrit il y a 40 ans, jette une lumière vive et salutaire dans le débat où se répondent aujourd'hui les tenants et les adversaires d'un christianisme social et d'une théologie politique. Avec une maîtrise convaincante, Berdiaeff réalise ici, selon le mot si juste d'Olivier Clément, "une intégration chrétienne de la révolte moderne, surtout celle de Marx et de Nietzsche" . Loin de nous ramener à des querelles d'hier, il est tourné vers l'avenir et projette le lecteur au coeur du dialogue qu'entretient aujourd'hui le christianisme avec le marxisme. La force de cette pensée tient peut-être à la façon dont l'auteur est impliqué lui-même dans le débat qu'il propose. Nicolas Berdiaeff ne s'est pas contenté de disserter de l'histoire ; il l'a vécue intensément. Obligé de quitter la Russie communiste, il ne s'est jamais désolidarisé des intentions et des intuitions socialistes dans leurs exigences les plus radicales. Acceptant avec ferveur et rigueur toutes les dimensions de l'Evangile, son élan religieux ne le détourne jamais du drame des hommes et du souci de bâtir une histoire humaine et juste. Il répond efficacement à nos interrogations présentes et pourrait éviter bien d'inutiles détours et dérobades pour saisir l'enjeu historique de la confrontation des chrétiens et des marxistes.
Résumé : Bernard Lazare (1865-1903) fut le premier des dreyfusards. Grande figure du judaïsme français, il fut un temps proche de Herzl sans jamais pour autant se départir de ses convictions anarchistes. L'Antisémitisme, son histoire et ses causes est l'ouvrage fondamental de Lazare, dans lequel il s'emploie à penser le rapport des juifs au politique. Cette histoire politique du judaïsme est devenu un classique pour pour ceux qui s'intéressent à l'histoire de la religion juive et ses relations à la politique et aux Etats.
Comment les mouvements féministes ont-ils émergé et évolué dans différentes cultures occidentales ? Käthe Schirmacher nous invite à aborder cette question à travers une analyse détaillée des mouvements féministes aux Etats-Unis, en France, en Grande-Bretagne, en Suède et en Russie. Ce livre, ancré dans le contexte des XIXe et XXe siècles, met en lumière les luttes et les aspirations des femmes dans des sociétés en pleine transformation. Chaque pays présente un cadre évolutif, influencé par ses propres traditions culturelles, politiques et sociales, ce qui façonne les revendications et les actions des militantes. Les Etats-Unis, avec leur histoire de lutte pour les droits civiques, offrent un terrain fertile pour l'émergence de figures emblématiques du féminisme. En France, le débat sur les droits des femmes s'inscrit dans une tradition républicaine et laïque, tandis que la Grande-Bretagne voit ses suffragettes mener des actions audacieuses pour obtenir le droit de vote. En Suède, le mouvement s'articule autour de l'égalité sociale et économique, reflétant une société déjà tournée vers le progrès social. La Russie, quant à elle, présente un cas particulier où le féminisme se mêle aux bouleversements politiques de l'époque. Les thématiques abordées dans cet ouvrage sont variées : de la lutte pour le droit de vote à l'accès à l'éducation, en passant par l'égalité salariale et la reconnaissance des droits reproductifs. En mettant en perspective ces différents mouvements, Käthe Schirmacher nous offre une compréhension enrichie des défis et des succès du féminisme à travers le monde. Ce livre nous apprend à apprécier le changement des contextes et des dynamiques qui ont façonné le féminisme moderne, tout en soulignant l'importance de la solidarité internationale dans la quête de l'égalité des sexes.
Dans ce classique de la sociologie de la connaissance, Mauss et Durkheim ne s'attaquent à rien de moins qu'au projet de réécrire la table kantienne des catégories : la maîtrise des jugements logiques qu'ils rendent possibles ne sont pas le fruit des seules forces de l'individu, mais ont une origine sociale. Cette hypothèse, ils la testent sur les concepts de genres et d'espèces, et plus généralement sur l'activité scientifique de classes. Ils entendent ainsi établir qu'en Amérique du Nord et chez les Aborigènes d'Australie, tout autant que dans le système divinatoire chinois, stratification sociale et genres naturels primitifs se font écho ; on ne saurait classer les choses sans appartenir à des sociétés structurées. On comprend le profit à tirer de ce constat pour mieux appréhender les activités scientifiques modernes.