Devenir des individus et investissement au travail
Bercot Régine
L'HARMATTAN
22,50 €
Epuisé
EAN :9782738474872
Les évolutions actuelles de l'organisation du travail ne peuvent être analysées uniquement comme des formes nouvelles d'exploitation. Elles sont beaucoup plus ambivalentes qu'on ne le dit bien souvent. Elles recherchent en effet une mobilisation de l'intelligence des individus, de leur capacité à communiquer et à construire collectivement des solutions. Elles confèrent une légitimité nouvelle à certains salariés pour développer et investir leurs capacités et leur intelligence. Ces pratiques s'accompagnent d'apprentissages qui comportent des risques mais aussi des ouvertures pour les individus. Maintenir une mobilisation et une création collective d'intelligence exige un cadre organisationnel et de management favorable à la prise d'initiative, et à la conquête de l'autonomie individuelle et collective. Ces formes de travail supposent la mise à disposition de moyens spécifiques. Elles requièrent du temps et différents accompagnements pour apprendre à communiquer sur le travail de manière formalisée. L'auteur illustre à travers de nombreux cas concrets comment ces nouvelles pratiques de travail créent de nouveaux liens et de nouvelles dynamiques sociales, mais introduisent aussi des ruptures, déstabilisent les réseaux et relations construites antérieurement au sein de l'entreprise.
Nombre de pages
234
Date de parution
03/05/2000
Poids
298g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738474872
Titre
Devenir des individus et investissement au travail
ISBN
273847487X
Auteur
Bercot Régine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
298
Date de parution
20000503
Nombre de pages
234,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les conjoints du malade Alzheimer sont au coeur de la maladie. Les médecins les appellent les « aidants ». Mais peut-on les considérer uniquement comme aidants? Ce livre vous invite à partager la vie de deux hommes et d'une femme confrontés à la maladie de leur conjoint. Sans renoncer à l'accompagner, ils vivent le tourment du rejet, de l'exaspération, de l'effondrement des proximités que seule la mémoire peut maintenir. Ils donnent à voir leurs interrogations, leurs contradictions. Ils souhaitent rester fidèles à l'autre dans ce qu'il a été, au péril de leur propre intégrité physique et morale. Le conjoint souffre, il est malade de la maladie. Comment affronte-t-il le changement de relation à l'autre? Comment, pourquoi, dans quelles conditions, sur quel registre affectif et instrumental (d'aide ou de non-aide) poursuivre la relation à l'autre? Quels chemins les conjoints empruntent-ils pour conserver leur désir et leur force de vivre? Informer, reformer l'image sociale que l'on se fait de cette maladie par un autre regard, celui de l'intérieur, conduisent à interroger les pratiques sociales d'accompagnement et d'accueil. Cet ouvrage témoigne de la difficulté à dire, des embûches à lever, de l'insuffisance des relais sociaux - institutionnels ou associatifs mais aussi des apprentissages, des conquêtes, petites et grandes victoires sur soi-même et sur la mort que suppose la vie au quotidien avec une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer.
Permettant d'assurer une médecine économique, proche du malade et conviviale, les réseaux de santé apparaissent comme l'objet idéal et pourtant ils ne se développent que lentement. A partir de cas concrets, il s'agit donc de faire le tour des obstacles institutionnels, des hiérarchies professionnelles implicites et des enjeux organisationnels. Lorsque ces obstacles sont surmontés, de nouvelles pratiques apparaissent et le malade prend plus de place dans le soin, il est considéré comme un acteur à accompagner.
Il est des activités professionnelles qui sont auréolées d'un véritable prestige et d'autres qui sont dévalorisées de multiples façons. Afin de rendre compte des processus de construction et de valorisation symboliques des groupes professionnels, les auteurs portent leur attention sur des groupes appartenant aux classes moyennes supérieures. Ces derniers présentent la particularité de subir différentes formes de dévalorisation, alors que, intuitivement, on pourrait considérer qu'ils devraient bénéficier d'une image d'ensemble plutôt positive, en corrélation avec leur position socio-économique relativement élevée. Être en haut ou en bas de l'échelle sociale ne suffit pas ainsi à expliquer la nature des représentations sociales. En s'appuyant principalement sur des données empiriques issues de plusieurs de leurs recherches (sur les huissiers de justice et les chirurgiens) et en reprenant les résultats d'enquêtes déjà réalisées (sur les sociologues) qu'ils complètent, Régine Bercot et Alexandre Mathieu-Fritz cherchent notamment à identifier les diverses causes des représentations négatives associées aux groupes professionnels, et à observer comment celles-ci émergent lors des interactions sociales et servent de support à leurs différents protagonistes, comment les professionnels tentent, via leurs organismes de représentation, de les modifier et, enfin, comment des individus en viennent à exercer les activités auxquelles elles sont associées. Biographie: Régine Bercot est Professeur de sociologie à l'Université de Paris-8, chercheur au laboratoire Genre, Travail, Mobilités (G.T.M.). Alexandre Mathieu-Fritz est Maître de conférences en sociologie à l'Université Paris-Est Marne-la-Vallée et chercheur au sein du Laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés (L.A.T.T. S.). Tous deux sont spécialisés en sociologie du travail et des professions.