Goethe fut tôt au contact de la culture française lors de ses années de formation à Strasbourg. Il subit, comme tous les contemporains de l'Europe aristocratique et féodale, le choc de la Révolution française et sa participation à la campagne de France (défaite de Valmy, 1792) le traumatisa de façon décisive. Après des affinités rousseauistes, Goethe change, et son oeuvre produite dans la nouvelle capitale de l'Aufklärung, Weimar, établit un classicisme proprement allemand mais puisant dans l'Antiquité. Goethe, responsable de bibliothèque, de théâtre et d'opéra, fait par ailleurs connaître aux germanophones les chefs-d'oeuvre des génies français de la littérature, du théâtre (pièces de Racine et Voltaire), de la musique et de la peinture. Des auteurs étranges de la francophonie sont réhabilités (Rabelais) et des auteurs innovateurs du présent sont découverts (Diderot). La réflexion sociale, éthique et politique née du choc de la Révolution française se cristallise dans la pièce La Fille naturelle. Sous le régime du protectorat de la Confédération du Rhin, Goethe rencontre Napoléon (grand lecteur du Werther) en octobre 1808 et envisage d'adapter, en guise d'hommage à ce génie de l'action volontaire et visionnaire, un portrait en Jules César. Le Faust, auquel Goethe est associé à partir de 1808, rencontre en France un écho particulier (Delacroix et Gérard de Nerval).
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Nombre de pages
164
Date de parution
02/12/2016
Poids
1 055g
Largeur
205mm
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EAN
9782940431601
Titre
Goethe et la France
Auteur
Berchtold Jacques
Editeur
LA BACONNIERE
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205
Poids
1055
Date de parution
20161202
Nombre de pages
164,00 €
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Henri Lafon, professeur de littérature du XVIIIe siècle à l'université Sorbonne nouvelle-Paris 3, nous a quittés prématurément en 2006. À l'occasion d'une journée d'hommage le 17 mars 2007, de nombreux chercheurs ont étudié son apport capital à la connaissance du roman des Lumières et les voies critiques fécondes qu'il laisse en héritage. Les études rassemblées font étroitement écho à ses ouvrages majeurs : Les décors et les choses dans le roman du 18e siècle et Les espaces romanesques de Mme de Villedieu à Nodier, qui ont permis de laisser émerger une histoire du roman rénovée et un inventaire inédit de l'imaginaire du XVIIIe siècle. Les meilleurs spécialistes de la littérature du XVIIIe siècle se risquent à prolonger ces perspectives : recomposant des éléments du décor ou de l'espace, les quinze essais rassemblés montrent à leur tour comment objets et espaces valent par les relations qu'engagent les personnages avec eux.
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Résumé : Le spectacle apparaît comme une notion centrale dans l'oeuvre et la vie de Rousseau. Sa réflexion critique sur les spectacles procède, en effet, d'une problématique à la fois intellectuelle et existentielle impliquant le "système" de l'oeuvre en sa totalité. Car le spectacle, chez Rousseau, n'est pas seulement l'emblème de la dénaturation : s'il est bien à l'origine du mal dans la société, il est aussi une expérience essentielle. D'une part Rousseau expose à ses contemporains le haut prix du "spectacle de la nature" consolateur de tous les maux et preuve persistante de la Providence. D'autre part il se révèle toujours hanté d'images et de chimères et il voit dans la fête antique le spectacle (humain et sociétal) pur par excellence : celui où rien n'est représenté et où le spectateur est à lui-même (et à ses congénères en empathie) son propre spectacle. Ce volume, qui réunit quelques uns des meilleurs spécialistes de Rousseau, s'efforce de relire son oeuvre à la lumière d'une notion qui permet en particulier de considérer simultanément le penseur et le créateur de formes : loin de se limiter au Rousseau pourfendeur des spectacles, on s'est proposé non seulement de réévaluer la composante proprement dramatique de sa production, mais d'insister sur une dimension essentielle de sa pensée et de son écriture. En cette oeuvre où le registre visuel est sollicité en permanence, fût-ce pour faire signe vers un invisible qui le dépasse, c'est cette partie liée de l'écriture et du spectacle qu'il s'agit d'explorer.
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Odyssée burlesque menée ventre à terre, ce récit de voyage révèle, au fil des rencontres, des surprises et des épiphanies, l'Europe de la fin du XIXe siècle telle que la parcourt un Américain un brin narquois. Ce Vagabond à l'Etranger (A Tramp Abroad) ne dédaigne jamais de prendre à rebrousse-poil tous les clichés en vogue et les facilités du naissant "tourisme" . Et nous voici embarqués, à bord des villes allemandes de la Souabe et du Wurtemberg (Heidelberg, Mannheim, Baden-Baden), jusqu'aux pics les plus élancés des Alpes helvétiques, sans omettre le Neckar - que l'on descendra en radeau - ni les recès mystérieux de la Forêt-Noire, ni enfin les villes italiennes (Milan, Venise, Rome). Du touriste, que sa niaiserie rend aveugle aux cent détails du jour, au voyageur ironique cachant mille tours dans son sac, il n'y a qu'un pas, que Mark Twain saute allègrement pour la plus grande joie du lecteur, loin, bien loin de tout esprit de sérieux.
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