La comtesse de Ségur ou l'art discret de la subversion
Berasategui Maialen
PU RENNES
22,00 €
Impression à la demande
EAN :9782753518247
Frédéric Dard est sans doute l'un des seuls à l'avoir avouéfranchement: "La comtesse de Ségur fut une des hontes demon enfance, à cause du plaisir qu'elle me procura". Pourquoibrûler ce qu'on a adoré? C'est qu'il est difficile d'aimer cettefemme russe devenue l'un des symboles de l'aristocratiefrançaise et dont le nom évoque désormais essentiellement letemps des crinolines, la violence éducative et le paternalismebien pensant. Depuis le Second Empire, des générations delecteurs s'étonnent de voir leurs jeunes successeurs apprécierune oeuvre qu'ils ont le sentiment d'être les derniers à pouvoircomprendre. Pourquoi lit-on encore la comtesse de Ségur...Parce que derrière la grand-mère catholique dévouée àl'édification de ses petits-enfants se cache une femme dont lesambitions littéraires ont vaincu le conservatisme familial.Parce que, grâce à cette image et à ses réseaux, elle a pudéfendre la publication de textes beaucoup plus subversifsqu'il n'y paraît. Sucrée ou sulfureuse, d'où nous vient l'imagede la comtesse de Ségur? Quelles idées politiques, religieuses,éducatives défendait-elle réellement? Quel regard portait-ellesur son métier d'écrivain? Partir à la recherche de la comtessede Ségur, c'est redécouvrir, au coeur d'un XIXe siècle avide deprogrès et de grandes espérances, l'un des auteurs les plusconnus et les plus méconnus de la littérature française.
Nombre de pages
220
Date de parution
01/03/2012
Poids
401g
Largeur
175mm
Plus d'informations
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EAN
9782753518247
Titre
La comtesse de Ségur ou l'art discret de la subversion
Auteur
Berasategui Maialen
Editeur
PU RENNES
Largeur
175
Poids
401
Date de parution
20120301
Nombre de pages
220,00 €
Disponibilité
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A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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