Essai de méthode en mythologie grecque. De l'origine des cultes arcadiens, thèse présentée à la Facu
Berard Victor
CULTUREA
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EAN :9791043132377
Cet ouvrage offre une exploration approfondie et rigoureuse des religions arcadiennes, en mettant en lumière les interactions complexes entre les cultes indigènes des Pélasges, les apports des Hellènes et les influences profondes des civilisations phéniciennes et sémitiques. S'appuyant sur une méthode mythologique et une analyse exhaustive des sources antiques telles que les écrits de Pausanias, les récits d'Hérodote et les descriptions de Strabon, cette étude déconstruit méticuleusement les strates religieuses et mythologiques qui ont façonné l'identité spirituelle de l'Arcadie antique, une région souvent perçue comme le berceau de traditions grecques archaïques. Le livre débute par une introduction éclairante sur la présence et l'impact des Phéniciens en Grèce et spécifiquement en Arcadie, posant les bases d'une compréhension des échanges culturels et religieux intenses qui ont marqué le bassin méditerranéen antique. Cette section cruciale établit comment les routes commerciales et les contacts humains ont facilité la diffusion de divinités, de rituels et de symboles, créant un syncrétisme religieux fascinant. L'analyse se penche ensuite sur des figures centrales du panthéon arcadien, notamment Zeus Lycaios, dont le culte sur le mont Lycée est examiné dans ses origines pélagiennes profondes et ses manifestations rituelles souvent troublantes, y compris les controversés sacrifices humains, qui témoignent d'une religiosité primitive et puissante. L'étude explore également comment ces pratiques se sont transformées et ont été interprétées au fil du temps. L'ouvrage s'étend aux symboles et cultes religieux partagés ou adaptés, révélant la présence et l'intégration de divinités phéniciennes et sémitiques telles que Dagon, Astarté et Melqart. Il analyse la manière dont leurs attributs et symboles iconographiques - le poisson, le dauphin, la colombe, le taureau - ont été assimilés ou ont influencé les représentations des divinités grecques, enrichissant ainsi le répertoire symbolique arcadien. Cette section met en évidence la perméabilité des frontières religieuses dans l'Antiquité et la capacité des cultures à s'emprunter et à se réinterpréter mutuellement. Une exploration détaillée des cultes des déesses majeures comme Aphrodite, Déméter et Artémis est entreprise, ainsi que l'étude des couples divins, soulignant le syncrétisme religieux entre les traditions grecques et orientales. Le livre examine les mythes fondateurs de l'Arcadie, les rituels de fertilité liés à l'eau, aux sources et à la nature luxuriante de la région, et la figure récurrente du "Dieu Fils" (incarné par des figures comme Héraclès, Adonis ou Baal). Le culte de cette triade divine, répandue de la Syrie à l'Egypte, est analysé comme un témoignage éloquent des liens trans-méditerranéens.
Nombre de pages
382
Date de parution
07/02/2026
Poids
500g
Largeur
148mm
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EAN
9791043132377
Auteur
Berard Victor
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CULTUREA
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20260207
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La Résurrection d'Homère" de Victor Bérard. Victor Bérard, helléniste, diplomate et homme politique français (1864-1931). Victor Bérard, né le 10 août 1864 à Morez et mort le 13 novembre 1931 à Paris, est un helléniste, diplomate et homme politique français. Il est surtout connu pour sa traduction de l'Odyssée d'Homère, ainsi que pour ses tentatives de reconstitution des voyages d'Ulysse. Depuis un siècle et demi, Homère est en proie à tous les artisans d'histoire ancienne et générale, de critique littéraire et philologique, de mythologie, d'archéologie et même de sociologie : des milliers de dissertations et d'ouvrages scienti ? ques ont soulevé la controverse sur chaque épisode, chaque vers, - on peut dire : chaque mot, - de l'Iliade et de l'Odyssée ; authenticité, longueur et disposition des épisodes, légitimité et teneur des vers, orthographe et lecture des mots, vocabulaire et versi ? cation, ensemble et détail, fond et forme, il n'est pas un recoin, pas un abord des deux poèmes homériques, qui ne soit devenu un champ de fouilles ou de bataille pour les deux écoles d'homérisants que les temps modernes ont mises aux prises, l'une croyant à l'existence d'Homère, à l'unité et à la vénérable antiquité de chacun de ses poèmes, l'autre niant ces deux dogmes de l'ancienne foi. Tant de travaux ne nous ont rien appris sur l'existence du Poète et l'époque où il vécut, selon les uns, où il ne fut créé, suivant les autres, que par la fantaisie de ses soi-disant disciples et descendants. Mais nous pouvons dresser, désormais, comme en une sorte d'annuaire, la suite des changements par où ses oeuvres ont passé dans les conceptions et l'estime de quelque cent générations.
La Politique du Sultan de Victor Bérard (1864-1931) montre de quelle façon les abominations d'un jour enseignent les abominations de jours qui s'avéreront bien plus funestes. Pour parler cru, les massacres organisés par le sultan Abdul-Hamid II à la fin du XIXe siècle (avec reprises, au son du clairon, au tout début du XXe siècle !) ont chauffé le génocide de 1915-1916 perpétré par les Jeunes-Turcs sur des sujets ottomans : les Arméniens. L'écriture de La Politique du Sultan est dépouillée ; les analyses qui y sont consignées ne manquent jamais d'être aiguës. Bérard fait partie de ceux qui, comme Anatole France (" l'Arménie est unie à nous par des liens de famille, elle prolonge en Orient le génie latin "), comme Péguy, comme Jaurès, comme Durkheim, ont pour mission, dans les moments critiques de l'Histoire, d'éclairer leurs semblables. Bérard est aussi un collecteur de témoignages. C'est dire qu'il effectue, en même temps, un reportage sur les pratiques exterminatrices d'un Ubu turc. Abdul-Hamid II ? Une figure emblématique, quoique scélérate. Une figure inoubliable.
Dans 'Du sang, de la volupté et de la mort', Maurice Barrès explore des thèmes profonds tels que la mort, la sensualité et le deuil. A travers une prose sombre et éclatante, il évoque la mémoire de Jules Tellier, un ami disparu, et médite sur la condition humaine. Le livre aborde également des réflexions sur l'art, la passion et la solitude, à travers des récits poignants et des portraits saisissants.
Présenter en aperçu l'histoire de ce grand mouvement de l'esprit humain qui nous éleva graduellement de la magie et de l'astrologie à la science moderne, tel est le but de ce petit ouvrage. On a écrit déjà plusieurs fois l'histoire de la magie. Les uns ont cherché dans l'ensemble de ces croyances chimériques des preuves à l'appui de leur solidité ; les autres n'ont voulu que nous inspirer un profond dédain pour tant de folies et d'absurdités ; nul n'a songé à tirer de la comparaison des faits un enseignement réellement philosophique, et à marquer les différentes phases par lesquelles a passé une science qui, toute chimérique qu'elle est, a été cependant le début nécessaire des grandes découvertes qui devaient en ruiner les fondements. Je tenterai de le faire. J'aurais pu accumuler bien des témoignages et grossir ce volume d'une foule de détails intéressants ; mais j'ai voulu me borner à indiquer la voie qu'a suivi l'esprit humain, et je n'ai demandé à mes lectures que les citations indispensables à la démonstration de la vérité. (A. Maury)
Pendant la guerre de 1870 une diligence est pleine de gens qui fuient l'armée prussienne ; au milieu des gens "honnêtes" et bien-pensants, se trouve "Boule de suif" , une prostituée que ses compagnons de voyage méprisent. La diligence est arrêtée dans une auberge par des soldats prussiens dont l'officier exige, pour la laisser repartir, les faveurs de "Boule de suif" . "Boule de suif" qui refuse d'abord par patriotisme, va-t-elle finir par accepter ? Ses compagnons de voyage lui sauront-il gré de sa rigueur patriotique ou de sa complaisance ? Ce court récit est le premier que Maupassant a publié (en 1880). Son maître, G. Flaubert, n'en avait pas jugé dignes ses écrits précédents.
La religion des Celtes constitue un système de pratiques et de croyances basé sur un panthéon mythologique, civique et philosophique des Celtes. Comme les autres peuples de la protohistoire/Antiquité d'Europe, les Celtes ont développé un système religieux polythéiste, dans le cadre duquel officiait la classe sacerdotale des druides. Cette religion s'est progressivement dissoute dans la culture de l'Empire romain à partir du ier siècle av. J. -C. , à l'exception de l'Irlande où la civilisation celtique a continué d'exister jusqu'à l'évangélisation de l'île au ve siècle. Le celtisme fait donc partie intégrante de la tradition occidentale. Les Celtes ont su résister aux invasions romaines, puis aux évangélisations chrétiennes en gardant leur identité principale, une forme originale de paganisme qu'incarnent les druides. Ces prêtres anciens, dont le temple était la nature, maîtrisaient les sciences de la vie, de la mort et de la magie. Ils honoraient les Dieux qui n'étaient pas encore humanisés. Leurs présences invisibles apparaissaient aux Celtes sous la forme d'animaux que les druides et les héros pouvaient reconnaître. Les récits et les épopées celtiques irlandais témoignent de ce panthéon vivant qui influence encore notre imaginaire. Le plus connu des dieux celtes à forme d'animal est le Minotaure, moitié homme et moitié taureau. Ce dieu primitif apparaît sur les enseignes romaines où il occupe le troisième rang après l'aigle et le loup, avant le cheval et le sanglier. Ces conceptions mythologiques constituent-elles une phase intermédiaire entre la notion plus ancienne des dieux à forme animale et la notion des dieux à forme humaine ? C'est la question que, dans son inventaire des figures mythologiques de la Gaule et de l'Irlande, se pose Henri d'Arbois de Jubainville. Il en conclut que, contrairement à l'opinion répandue chez les géographes et les historiens grecs, les druides n'enseignaient pas "la métempsychose pythagoricienne" mais d'autres rites racontés dans cet ouvrage richement documenté.