La peinture s'est depuis plus d'un siècle détachée des autres formes de discours pour " penser en peinture ". Il faudra donc la suivre dans les limites de cet espace du tableau où les figures reçoivent leur consécration symbolique. Dans son livre, Jean-Louis Bentajou cherche un passage, une écriture qui aurait couru le risque de se perdre dans la peinture. Il n'y a plus d'écart possible pour qui veut entendre " peindre " ; il faudra donc abandonner les commodités de la théorie en faisant parler les peintres l'un par l'autre. Essayer de découvrir ce chacun de peinture qui n'en sait pas plus que la peinture elle-même. " Penser en peinture : vivre pendant plusieurs mois en compagnie d'un essaim de couleurs, les tourner, les retourner jour après jour, les essayer l'une contre l'autre jusqu'à ce que chaque touche s'ajuste à toutes les autres. Comme à ce moment de conjonction furtif où l'eau et le soleil entrant en coïncidence, le ventre d'un poisson jusque-là invisible, brille dans un éclair blanc. "
Nombre de pages
60
Date de parution
04/11/1999
Poids
93g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782841421169
Titre
Les couleurs
Auteur
Bentajou Jean-Louis
Editeur
OMBRES
Largeur
140
Poids
93
Date de parution
19991104
Nombre de pages
60,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Wagner comme Rembrandt, savait attacher l'âme du patient à quelques parties éclatantes et principales ; et cependant qu'il l'enchaînait et l'entraînait à ce développement tout puissant, il faisait naître dans l'ombre de l'ouïe, dans les régions distraites et sans défense de l'âme sensitive [...] des commencements indéfinissables. " (Paul Valéry, Variété II) Déçu par les commentaires qui font de la peinture un moyen ou une image, j'ai tenté de l'approcher à la façon des mathématiciens qui nomment " x " ce qu'ils cherchent et le déterminent peu à peu par une multiplicité d'équivalents. (Jean-Louis Bentajou)
Très étonnée d'être touchée par la peinture de Jean-Louis Bentajou dont elle n'avait jamais entendu parler (une peinture résolument abstraite qu'il n'était pas dans ses habitudes d'apprécier), Bernadette Engel Roux a voulu comprendre la source de son émotion. Ce qui pour elle passait nécessairement par l'écriture. Il en résulte ce texte à plusieurs strates qui correspondent à chacune de ses visites dans l'atelier. Une recherche qui, par d'autres biais, d'autres mots, rejoint celles du peintre dans ses livres. Deux textes, donc, qui se recoupent comme dans ces deux citations qui, chacune à sa façon, disent quelque chose de la démarche exigeante (et intempestive) du peintre.
Ex membre de la police tchèque, en exil à Londres depuis 1938, le Dr Jan Czissar à l'habitude de fourrer son nez dans des affaires criminelles qui ne le regardent pas et " empoisonne " ainsi l'existence du commissaire adjoint Mercer de Scotland Yard. Il faut admettre que ses interventions intempestives sont généralement parfaitement justifiées. Publiées dans une revue anglaise en Juillet et Août 1940, reprises après la guerre dans des versions amputées d'un tiers par Ellery Queen's Mystery Magazine, puis dans son édition française, Mystère Magazine, les six histoires qui constituent les Instrusions du Dr Czissar ont été réunies par Eric Ambler dans son dernier livre paru en 1993 et sont données ici pour la première fois dans des traductions intégrales.
Gaskell Elizabeth ; Darmont F. ; Lecellier Dominiq
Aux côtés de Jane Austen, des soeurs Brontë, de Charles Dickens et de George Eliot, Elizabeth Gaskell (1810-1865) occupe dans le roman anglais du XIX' siècle une place importante que la critique récente a largement consolidée. Portrait discrètement ironique d'une grande dame de la noblesse terrienne, Lady Ludlow fait partie de ses courts romans, comme Cranford ou Ma cousine Phillis, où l'originalité de son talent donne sa pleine mesure.