Syndicalisme et politique au Maroc. Tome 1, 1930-1956
Benseddik fouad
L'HARMATTAN
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EAN :9782738407252
De 1930 à l'indépendance du Maroc - 1956 - le phénomène syndical s'est incarné dans des filiales de centrales françaises, CGT, CFTC, CGT-FO puis dans l'UMT, centrale indépendantiste illégalement créée en mars 1955. A l'origine acte sectoriel de la minorité coloniale salariée, le fait syndical a été "de-jure" codifié comme tel sous le Front Populaire, demeurant interdit aux Marocains jusqu'en septembre 1955. Dans la réalité, les syndicats français s'étaient, de façon coutumière, ouverts aux travailleurs et avaient formé des militants marocains, se renforçant de leur participation avant d'"imploser" à l'épreuve du primat de la question nationale. La situation et le statut du syndicalisme dans la société coloniale constituèrent, avec les réalités différenciées du salariat, les sources et les enjeux de son processus de politisation. En combinant science politique et sociologie historique, l'étude rend compte de ceci et l'interprète en rapport à trois termes fondamentaux : l'état du salariat (hétérogénéité et hiérarchies nationales) ; l'environnement politique (stratégies coloniale et indépendantiste) ; les organismes syndicaux, étudiés en tant que tels et dans leurs fonctions, qu'elles soient manifestes (défense du salariat) ou latentes (idéologies et convergences nationales et transnationales) ainsi qu'à travers leur dédoublement fonctionnel (l'association syndicale agissant comme quasi-parti à plusieurs moments de cette histoire).
Nombre de pages
686
Date de parution
03/05/2000
Poids
1 114g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782738407252
Titre
Syndicalisme et politique au Maroc. Tome 1, 1930-1956
ISBN
2738407250
Auteur
Benseddik fouad
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
1114
Date de parution
20000503
Nombre de pages
686,00 €
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Occupez vos mains à filer la laine, gardez les pieds à la maison, et vous serez assez parées" (Tertullien, De cultu feminarum, 2.13). Les parois rocheuses de l'Atlas et du Sahara néolithiques, de trop rares textes anciens, des inscriptions latines innombrables mais partiales et fragmentaires, des monuments figurés et quelques objets permettent, pour peu qu'on s'intéresse à la société africaine ancienne, de restituer des images de femmes, d'approcher leur quotidien dans un monde régi par les mâles. Elles sont concubines, épouses, mères, nourrices, courtisanes, esclaves ou domestiques, mais aussi, dans un milieu foncièrement hostile, archères, artistes, pédagogues, patronnes.
Et voici Constantine, la cité phénomène, Constantine l'étrange, gardée, comme par un serpent qui se roulerait à ses pieds, par le Roumel, le fantastique Roumel, fleuve de poème qu'on croirait rêvé par Dante, fleuve d'enfer coulant au fond d'un abîme rouge comme si les flammes éternelles l'avaient brûlé. Il fait une île de sa ville, ce fleuve jaloux et surprenant ; il l'entoure d'un gouffre terrible et tortueux, aux rocs éclatants et bizarres, aux murailles droites et dentelées. La cité, disent les Arabes, a l'air d'un burnous étendu. Ils l'appellent Belad-el-Haoua, la cité de l'air, la cité du ravin, la cité des passions. Elle domine des vallées admirables pleines de ruines romaines, d'aqueducs aux arcades géantes, pleines aussi d'une merveilleuse végétation." Guy de Maupassant, Récits de voyages, Paris 1884. Cet ouvrage fait la synthèse de tout ce que l'on peut savoir sur l'archéologie de cette ville mythique.