Connaissance des Pères de l'Eglise N° 106, Juin 2007 : L'Afrique chrétienne
Mattei Paul ; Benseddick Nacéra ; García Jaime ; F
NOUVELLE CITE
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EAN :3260050386395
Pour ceux qui sont moins familiers de la patristique, l'expression d'Afrique chrétienne peut étonner : elle désigne l'Afrique du Nord jusqu'au VIIe siècle, comme l'explique Paul Mattei dans son article d'ouverture. Cette région fut le berceau de la littérature chrétienne latine (le latin étant la langue de référence) et Carthage y joua un rôle prédominant. Nous connaissons les deux ténors de l'Afrique chrétienne du IIIe siècle : Tertullien et Cyprien, auxquels nous avons consacré respectivement les numéros 8, 71 et 31 de Connaissance des Pères de l'Eglise. ATertullien, nous devons des formules dogmatiques célèbres, tant sur le plan christologique que trinitaire, et des polémiques non moins connues contre Marcion, Praxéas... . . Cyprien fut essentiellement un pasteur qui a été confronté aux persécutions et mourut d'ailleurs martyr. II a dû apporter une solution au problème des 'lapsi' : ceux qui avaient renié leur foi lors des persécutions et qui demandaient à être réintégrés dans l'Eglise. Un autre géant du christianisme est né, au IVe siècle, en Afrique du Nord d'une famille berbère, c'est Augustin. II a envisagé tous les domaines de la théologie et a marqué les siècles ultérieurs jusqu'aujourd'hui. Un numéro de notre revue ne suffirait pas à le présenter. Plusieurs ont déjà abordé son oeuvre (CPE n 5, 21-22, 25, 32, 55) . Deux études sont ici consacrées à sa patrie : Thagaste, devenue aujourd'hui Souk Ahras. C'est, tout d'abord, Nacéra Benseddik, une archéologue algérienne qui essaie de retrouver les traces de la ville natale d'Augustin, puis Jaime Garcia prolonge cette recherche archéologique par l'étude des textes où Augustin évoque sa patrie. Une autre archéologue. Sabah Ferdi, nous invite à relire les mosaïques chrétiennes de Tipasa où se dessine toute une catéchèse exhortant à l'aumône. Paul Mattei termine le numéro par un bel éloge d'André Mandouze qui a consacré sa vie à l'étude de l'Afrique chrétienne, tant par son étude sans cesse reprise de S. Augustin que par sa Prosopographie chrétienne du Bas-Empire. L'Afrique (303 ? 533). Marie-Anne VANNIER
Nombre de pages
64
Date de parution
14/06/2007
Poids
126g
Largeur
154mm
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EAN
3260050386395
Titre
AFRIQUE CHRETIENNE N106 (L')
Auteur
Mattei Paul ; Benseddick Nacéra ; García Jaime ; F
Editeur
NOUVELLE CITE
Largeur
154
Poids
126
Date de parution
20070614
Nombre de pages
64,00 €
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Comment une secte périphérique s'est-elle muée en religion universelle, socle de civilisations ? Tout commence par une rupture, lente, et non voulue : le "mouvement de Jésus", né d'un judaïsme polymorphe, et lui-même divers, mit un siècle, et davantage, à s'émanciper. Jetée dans le monde hellénistico-romain, la foi nouvelle connaît la persécution et s'affronte à la culture ambiante ; elle se bâtit, sur un double plan : doctrinal (la "Grande Eglise" crée son orthodoxie, contre les "hérésies") et structurel (les instances de régulation se fixent). Le IIIe siècle marque un tournant, tragique parfois : communautés plus nombreuses, plus étoffées et plus bigarrées, institutions consolidées, survenue de théologiens majeurs, champ élargi des normes disciplinaires, balbutiements d'un art. Quand Constantin se convertit, le christianisme, minoritaire, n'est plus un phénomène marginal : le bon plaisir de l'empereur ne l'a pas tiré du néant... Telle est la courbe, aléatoire, qu'entend décrire ce livre, textes à l'appui. Il le fait sans oublier qu'ici, plus qu'ailleurs peut-être, la description ne peut se déployer que sur un fond épais d'incertitudes et dans un flot pressé de remises en question.
Biographie de l'auteur Professeur de langue et littérature latines à l’Université Lumière (Lyon 2) et conseiller scientifique de la Collection « Sources Chrétiennes ».
Comment une petite secte périphérique a-t-elle fini par imposer son message, pour ne pas dire sa loi à l'ensemble de l'empire romain? Cette histoire improbable s'ouvre par la prise d'autonomie rapide des disciples du Christ envers le judaïsme, dont ils récusent, avec Paul, la clôture pour se livrer à un prosélytisme résolu en direction des Gentils. Puis, durant les trois premiers siècles de notre ère, le christianisme relève avec succès des défis décisifs: sauvegarde du message biblique, évangélique et apostolique, avec fixation de la doctrine par delà les divergences d'interprétation; organisation des communautés chrétiennes autour de cette nouvelle vision de Dieu, du monde et des hommes; victoire sur le monde païen choqué par certaines pratiques incomprises, avec tout le "bénéfice" du martyrologe: si la persécution fut très limitée dans le temps et dans l'espace, elle contribua à fixer le type idéal du chrétien. Cet ouvrage permet de mieux comprendre, grâce à de nombreux portraits, citations et analyses de textes ce que furent les débuts de cette religion qui allait devenir le socle de l'affirmation identitaire de l'Occident et de l'Orient.
Résumé : Comment une secte périphérique s'est-elle muée en religion universelle, socle de civilisations ? Tout commence par une rupture, lente, et non voulue : le "mouvement de Jésus", né d'un judaïsme polymorphe, et lui-même divers, mit un siècle, et davantage, à s'émanciper. Jetée dans le monde hellénistico-romain, la foi nouvelle connaît la persécution et s'affronte à la culture ambiante ; elle se bâtit, sur un double plan : doctrinal (la "Grande Eglise" crée son orthodoxie, contre les "hérésies") et structurel (les instances de régulation se fixent). Le IIIe siècle marque un tournant, tragique parfois : communautés plus nombreuses, plus étoffées et plus bigarrées, institutions consolidées, survenue de théologiens majeurs, champ élargi des normes disciplinaires, balbutiements d'un art. Quand Constantin se convertit, le christianisme, minoritaire, n'est plus un phénomène marginal : le bon plaisir de l'empereur ne l'a pas tiré du néant... Telle est la courbe, aléatoire, qu'entend décrire ce livre, textes à l'appui. Il le fait sans oublier qu'ici, plus qu'ailleurs peut-être, la description ne peut se déployer que sur un fond épais d'incertitudes et dans un flot pressé de remises en question.
Résumé : Pour offrir une spiritualité au troisième millénaire, il fallait un saint du XXIe siècle, et l'Eglise nous le donne en la personne de Carlo Acutis. Que peut nous dire un jeune adolescent millennial ? Que peut-il nous apprendre ? Carlo Acutis nous fait comprendre que toute figure de sainteté est une leçon de spiritualité. Cheminer quinze jours avec lui, c'est non seulement apprendre de son témoignage mais aussi permettre aux jeunes de ce siècle de s'ouvrir, à son exemple, à la vie dans l'Esprit. Ce livre fait résonner les différentes notes de sa spiritualité au travers de quinze des miracles eucharistiques qu'il a présentés dans l'exposition qui fut l'oeuvre de sa vie. Chacun pourra y trouver un guide de prière et un appel à la sainteté ordinaire. Le père Will Conquer est prêtre de l'archidiocèse de Monaco pour les Missions étrangères de Paris. Depuis 2019, il est en mission au Cambodge. Auteur de plusieurs livres sur Carlo Acutis, il participe à la diffusion internationale de sa dévotion, par la vénération de ses reliques ainsi que l'installation de son exposition sur les miracles eucharistiques.
Le Christianisme a commencé en Terre Sainte, et on sait qu'il s'est répandu très rapidement. Mais, sait-on qu'il fut très tôt présent dans le monde syro-palestinien qui recouvre les pays qui vont d'Israël et de la Jordanie jusqu'à la Turquie et à l'Iran actuels. Ainsi une Communauté chrétienne existe à Damas dès les années 35-36 : c'est elle qui accueille Paul lors de sa conversion. Il y a aussi Antioche où les croyants reçoivent pour la première fois le nom de chrétiens (Ac 11, 26). Le monde syro-palestinien a donc été très tôt gagné par la foi au Christ. Mais il possède également une autre caractéristique très importante. En effet, dans ces contrées les gens sont en général de langue araméenne. C'est une langue de cette famille que parlaient Jésus et ses disciples. L'araméen est davantage un ensemble de dialectes plutôt qu'une langue unique et uniforme. Toujours est-il que c'est dans cette culture araméenne, et donc sémite, que se fait dès les débuts du christianisme l'évangélisation des contrées du Proche-Orient. Ainsi dès le début il y eut des Eglises de culture araméenne qui parlent cette langue et célèbrent leur foi avec elle. Ephrem est un Père du IVe siècle appartenant à l'une de ces Eglises. C'est par lui que nous avons choisi de vous présenter les Eglises de langue araméenne. Peut-être le connaissez-vous déjà ou avez-vous entendu parler de lui. Ce numéro lui est consacré et commence par une introduction à la culture araméenne, avant de présenter Ephrem et son oeuvre.
Le Christianisme a commencé en Terre Sainte, et on sait qu'il s'est répandu très rapidement. Mais, sait-on qu'il fut très tôt présent dans le monde syro-palestinien qui recouvre les pays qui vont d'Israël et de la Jordanie jusqu'à la Turquie et à l'Iran actuels. Ainsi une Communauté chrétienne existe à Damas dès les années 35-36 : c'est elle qui accueille Paul lors de sa conversion. Il y a aussi Antioche où les croyants reçoivent pour la première fois le nom de chrétiens (Ac 11, 26). Le monde syro-palestinien a donc été très tôt gagné par la foi au Christ. Mais il possède également une autre caractéristique très importante. En effet, dans ces contrées les gens sont en général de langue araméenne. C'est une langue de cette famille que parlaient Jésus et ses disciples. L'araméen est davantage un ensemble de dialectes plutôt qu'une langue unique et uniforme. Toujours est-il que c'est dans cette culture araméenne, et donc sémite, que se fait dès les débuts du christianisme l'évangélisation des contrées du Proche-Orient. Ainsi dès le début il y eut des Eglises de culture araméenne qui parlent cette langue et célèbrent leur foi avec elle. Ephrem est un Père du IVe siècle appartenant à l'une de ces Eglises. C'est par lui que nous avons choisi de vous présenter les Eglises de langue araméenne. Peut-être le connaissez-vous déjà ou avez-vous entendu parler de lui. Ce numéro lui est consacré et commence par une introduction à la culture araméenne, avant de présenter Ephrem et son oeuvre. J. FANTINO, o. p.