La fin de l'exotisme. Essais d'anthropologie critique
Bensa Alban
ANACHARSIS
21,00 €
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EAN :9782914777247
L'anthropologie se laisse souvent bercer par le rêve exotique. En projetant ses présupposés théoriques sur un Autre fantasmé, elle procède à une magnifique fossilisation du temps, de la parole, des cultures et finalement des personnes. Dans cette série d'essais, remaniés et rassemblés pour la première fois, Alban Bensa interroge ces dérives qui ont pu conduire l'anthropologie à se détourner des réalités sociales pour construire des mondes improbables et fortifier l'utopie primitiviste. Ses critiques très étayées, acerbes ou amusées, prennent source diversement dans son expérience d'enquêtes de terrain en Nouvelle-Calédonie, son engagement politique en faveur des indépendantistes kanak, son travail avec l'architecte Renzo Piano ou ses réflexions sur la muséographie, l'écriture ethnologique et, fil rouge de ce livre, sur la dimension nécessairement historique des rapportssociaux. Il propose ainsi une approche novatrice de la différence, qui décale la notion d'altérité et lie la fin de l'exotisme et de ses drôles de tropiques au retour de l'anthropologie vers le réel.
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Nombre de pages
364
Date de parution
18/03/2006
Poids
434g
Largeur
126mm
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EAN
9782914777247
Titre
La fin de l'exotisme. Essais d'anthropologie critique
Auteur
Bensa Alban
Editeur
ANACHARSIS
Largeur
126
Poids
434
Date de parution
20060318
Nombre de pages
364,00 €
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Résumé : En 1774, le capitaine britannique James Cook découvre, dans son exploration du Pacifique, une île paradisiaque, qu'il nomme Nouvelle-Calédonie. Au siècle suivant, la France du Second empire annexe le " Caillou " et noue les fils d'une histoire violente et tragique... Terre natale d'une civilisation kanak longtemps repoussée et méconnue. Terre d'exil de milliers de bagnards devenus colons malgré eux. Terre d'aventure pour les éleveurs, planteurs, ouvriers et autres pionniers du nickel. Le cheminement de ces destins douloureusement entrelacés débouche aujourd'hui sur une originale expérience de décolonisation : l'invitation à construire une " nouvelle citoyenneté ", la préparation d'une transition vers une " souveraineté pleine et entière ". Alban Bensa convoque ethnologie, histoire et politique pour donner à comprendre l'archipel calédonien, ses contradictions et ses mutations.
Alban Bensa propose dans cet ouvrage un ensemble de réflexions critiques sur les modèles théoriques et les méthodes à l'oeuvre dans les sciences sociales. Il met en question les schémas qui font de totalités abstraites (la culture, la nation, la civilisation, la mentalité) à la fois la cause et l'effet de tout comportement humain. Ce livre propose ainsi de se recentrer sur les acteurs en situation comme références pertinentes d'une pensée anthropologique, sociologique et historique enfin susceptible de décrire et de comprendre les processus contemporains. Il t'allait pour cela jeter aux orties les faux-nez de " la tradition ", déboulonner les architectures surplombantes et autres ethos transcendants, bref décréter la fin de l'exotisme. C'est désormais chose faite avec ce livre impertinent et décapant, fort utile en ces moments de retour en force des idéologies globalisantes.
Résumé : William Snelgrave, capitaine négrier de Bristol, a été capturé par des pirates en 1719 dans l'estuaire de la Sierra Leone, sur les côtes africaines. Menacé en permanence de se faire assassiner ou bien - curieusement - invité parmi les capitaines à boire à leur santé, il a passé un mois difficile en leur compagnie. Dans un récit publié quinze ans plus tard, il dresse des portraits saisissants de ces marginaux, désespérés ou crânement décidés à faire face à l'enfer qui leur est promis. Sous les dehors d'un récit d'aventures haut en couleur, son témoignage offre une ouverture unique sur l'univers fantasmatique de la piraterie.
L'oeil chafouin, le poil hirsute, Paul Cézanne crapahute par les collines, suant sous son melon, le dos courbé sous le poids du chevalet. Apparaît la bottine d'une femme gisant sur un talus, et c'est le drame. Trois jours dans la vie de Paul Cézanne suffisent à Mika Biermann pour faire sauter les écailles de peinture, gratter la trame, ajourer jusqu'à l'os le portraitiste de la Sainte-Victoire. Un vilain fait divers transformé en une odyssée de garrigue sur une mer de peinture, dans le sillage du peintre bourru, vaniteux et obsédé par des chimères grotesques qui n'engendrent pas la mélancolie. On en termine la lecture l'ail fringant et les doigts maculés de couleurs fauves.
Voilà l'été. Berthe Morisot, peintre impressionniste, et Eugène Manet, son mari affable, quittent Paris pour une partie de campagne. Ils posent valises et chevalet dans une maison champêtre, havre d'une douceur estivale propice à toutes sortes d'expérimentations nocturnes.
Sur Vincent van Gogh, tout a été dit. Que rajouter encore ? Peut-être ces trois moments, trois rencontres de trois femmes en trois épisodes décisifs de la vie du peintre : l'enfance, l'âge mûr, le dernier jour - une balle dans le ventre. Mika Biermann sublime son écriture pour offrir ici un tableau en peinture fraîche de ces instants volés, peut-être fondateurs, peut-être pas. Dans tous les cas un bijou, un bonheur de lecture comme on n'en trouve guère ailleurs, une méditation en acte sur l'art et ses tromperies magnifiques.