France-Allemagne(s) 1870-1871. La guerre, la Commune, les mémoires
Benoistel Mathilde ; Le Ray-Burimi Sylvie ; Pommie
GALLIMARD
35,00 €
Epuisé
EAN :9782072717321
La guerre de 1870-1871 constitue un moment fondateur dans la relation franco-allemande, autour de laquelle se noue, à l'époque, l'avenir de l'Europe. Elle met un terme à un équilibre fondé sur la prépondérance de la diplomatie, les grandes puissances étant collectivement responsables de la paix. Ce conflit oppose un pays qui construit son unité depuis des siècles et l'a consolidée au gré de la succession des régimes politiques, à un autre, composé d'Etats plus jeunes, qui ne s'est pas encore véritablement constitué. En France, les premières défaites entraînent la chute de l'Empire et la proclamation de la République. Les tensions sociales préexistantes et l'élan de patriotisme soulevé par l'invasion allemande conduisent à la Commune de Paris et à une guerre civile. En Allemagne, la victoire parachève l'unification du pays, que symbolise la proclamation de l'Empire dans la galerie des Glaces à Versailles en 1871. De part et d'autre, la diversité et la multiplicité des mémoires de la guerre, françaises et allemandes, officielles ou personnelles, permettent de saisir l'impact durable du conflit sur les sociétés. Ces événements, valorisés par un double regard français et allemand, s'inscrivent dans une perspective chronologique plus longue (1815-1919) qui en révèle les racines comme la portée, permettant d'en saisir les enjeux sociaux, économiques, militaires, culturels, géopolitiques, technologiques et idéologiques.
Nombre de pages
304
Date de parution
06/04/2017
Poids
1 140g
Largeur
195mm
Plus d'informations
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EAN
9782072717321
Titre
France-Allemagne(s) 1870-1871. La guerre, la Commune, les mémoires
Auteur
Benoistel Mathilde ; Le Ray-Burimi Sylvie ; Pommie
Editeur
GALLIMARD
Largeur
195
Poids
1140
Date de parution
20170406
Nombre de pages
304,00 €
Disponibilité
Epuisé
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C est à un étonnant voyage dans les territoires du désastre et du chaos que nous convie ce passionnant ouvrage. Il propose au lecteur d'emprunter deux chemins détournés, celui de la création picturale et celui de la création littéraire, pour accéder à ce que fut, dans sa tragique démesure, la Grande Guerre. Les auteurs ont délibérément choisi la puissance évocatrice de l'extrait, de l'éclat, du fragment, du contraste, accordée à la réalité en miettes de la guerre. Elles ont mobilisé les textes d'une quinzaine d'auteurs (presque tous écrivains) souvent très célèbres, les peintures et les dessins d'une cinquantaine d'artistes, certains fameux, d'autres inconnus, méconnus ou oubliés, du très riche fonds du musée de l'Armée. Tous sont français, tous ont en commun d'avoir été contemporains des événements. Presque tous ont été au contact de la guerre ; une majorité, notamment parmi les écrivains, en a fait l'expérience. Maintenant, à travers eux et grâce à leur art, fût-il dépouillé d'artifices, il est temps de laisser le lecteur, cent ans après, sentir le souffle de cette terrible catastrophe originaire du XXe siècle : la Grande Guerre. François Lagrange
Sur le front occidental, le conflit s'enlise dès l'automne 1914 ; les soldats se terrent dans les tranchées jusqu'au printemps 1918. Pendant plus de trois années, ils organisent ces espaces, y vivent et y combattent au quotidien, beaucoup y laissant leur vie. Qui sont ces « troglodytes modernes », soldats de 14-18 ? Comment vivent-ils au quotidien dans cet espace contraint où la guerre et la mort sont omniprésentes ? Véritable microcosme dans lequel les belligérants recréent une société avec des codes et un vocabulaire, les tranchées sont devenues le symbole de la Première Guerre mondiale.
Benoistel Mathilde ; Le Ray-Burimi Sylvie ; Petite
Du siège de Rome par l'armée française en 1849 à la guerre civile que connaît la Syrie depuis 2011, la photographie est au coeur des conflits armés. A travers des images inédites pour certaines, iconiques pour d'autres, ce catalogue met en évidence la pluralité, la polysémie et, in fine, la postérité de photographies réalisées en temps de guerre, tiraillées entre compte rendu objectif des faits et subjectivité des points de vue. Par sa neutralité supposée et, au fil des innovations techniques, son caractère instantané, la photographie apparaît rapidement après son invention comme le médium le plus approprié pour apporter un témoignage irrécusable sur les conflits. Pourtant, les choix opérés par les photographes et par ceux qui diffusent leur production influencent profondément la manière dont celle-ci est interprétée. A l'aune des dernières découvertes et d'entretiens menés avec des spécialistes de tous horizons, cet ouvrage propose un éclairage inédit sur l'image de guerre, depuis sa création jusqu'à sa diffusion, sa réception et son utilisation, et, à travers elle, sur la fabrique de l'histoire.
Sur le front occidental, le conflit s'enlise dès l'automne 1914 ; les soldats se terrent dans les tranchées jusqu'au printemps 1918. Pendant plus de trois années, ils organisent ces espaces, y vivent et y combattent au quotidien, beaucoup y laissant leur vie. Qui sont ces « troglodytes modernes », soldats de 14-18 ? Comment vivent-ils au quotidien dans cet espace contraint où la guerre et la mort sont omniprésentes ? Véritable microcosme dans lequel les belligérants recréent une société avec des codes et un vocabulaire, les tranchées sont devenues le symbole de la Première Guerre mondiale.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.