Représentations sans objet. Aux origines de la phénoménologie et de la philosophie analytique
Benoist Jocelyn
PUF
23,50 €
Epuisé
EAN :9782130516118
L'idée d'une origine commune de la phénoménologie et de la philosophie analytique commence à être bien admise. On essaie ici de lui donner quelque consistance en la mettant à l'épreuve d'une question, qui fut décisive pour les auteurs à la source de ces deux traditions, à la fin du XIXème siècle et au début du XXème : celle de la référence manquante ou des " objets inexistants ". On montre comment ce problème a pu orienter d'un côté les débats internes à l'école brentanienne (Brentano lui-même, Twardowski, Meinong, le jeune Husserl), et de l'autre les réflexions des auteurs sources de la tradition dite analytique (Bolzano, Frege, Russell). Par opposition à d'autres études plus " syncrétiques ", il s'agit avant tout, dans la démarche adoptée, de mettre en avant des différences. D'abord au sein de l'école intentionaliste, beaucoup plus diversifiée et traversée de tensions qu'on ne le croit souvent. Puis, aussi et surtout, entre cette école et les auteurs qui ont choisi délibérément une autre voie : Frege et Russell, bien sûr, mais aussi déjà Bolzano. Il s'agit par là même de mesurer un écart qui devait s'avérer déterminant pour toute la philosophie du XXème siècle et de mieux définir le champ propre de cette philosophie.
Nombre de pages
219
Date de parution
30/09/2001
Poids
315g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782130516118
Titre
Représentations sans objet. Aux origines de la phénoménologie et de la philosophie analytique
Auteur
Benoist Jocelyn
Editeur
PUF
Largeur
150
Poids
315
Date de parution
20010930
Nombre de pages
219,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
A la lumière des recherches menées dans l'ouvrage complémentaire Représentations sans objet. Aux origines de la phénoménologie et de la philosophie analytique, il s'agit ici de livrer une analyse détaillée des Recherches logiques de Husserl, centrée sur le concept d'intentionalité, sur ses usages et sa structure. L'intentionalité telle que la construit alors Husserl est étudiée dans sa détermination fondamentalement sémantique, et on interroge systématiquement le rapport qu'il y a, dans les Recherches, entre la théorie de l'intentionalité et la théorie de la référence linguistique. Cette étude débouche sur une comparaison de fond entre les doctrines de Husserl et de Frege et leurs implications respectives pour la philosophie du langage aujourd'hui - jusqu'à la remise en question, à la lumière de Frege, des insuffisances d'une pensée de l'intentionalité. La question peut alors se poser de la possibilité d'inventer une autre phénoménologie (qui ne passerait plus primairement par le concept d'intentionalité), à élaborer dans une nécessaire confrontation avec les philosophies du langage contemporaines. J. B.
Qu'est-ce qu'un concept? Cette question concerne au premier chef ceux qui ont fait du concept une profession: chercheurs dans les diverses sciences. humaines ou non, et travailleurs intellectuels en général. Plus largement. elle exprime cette curiosité naturelle, non dénuée d'inquiétude, à laquelle toute pensée, commune ou savante, semble exposée et qui nous pousse à souhaiter. sans savoir sans doute exactement ce que nous recherchons par là, une détermination plus exacte de ce que nous entendons par "pensée". Que veut dire pour la pensée que celle-ci, en un certain sens, passe par la mise en oeuvre de ce que nous appelons "concepts"? Quelle est la nature exacte de cette discrimination faite alors entre le conceptuel et le non-conceptuel? Les concepts, étymologiquement, sont censés nous ménager une prise sur quelque chose. Cette chose, est-ce bien la réalité même? Sommes-nous ainsi capables de penser "les choses telles qu'elles sont"? Et, si c'est le cas, à quel prix? Quelles limites faut-il accepter à l'efficacité de nos pensées? Telles sont les questions recouvertes par leur caractérisation en ternies de "concepts". et celles que ce livre, au fil des exemples et mises en situation, s'attache à résoudre.
Qu'est-ce qu'un phénomène ? La pensée moderne emploie ce terme avec une forme d'évidence. On se dispute sur ce que sont les phénomènes, mais on ne doute pas qu'il y en ait ni qu'ils constituent un point de départ sur lequel on puisse construire. Ce livre, à travers une mise en perspective historique et conceptuelle globale, remet en question cette évidence. Non pas qu'il rejette la notion de " phénomène ", mais il essaie de comprendre d'abord de quel type de décision philosophique elle est le produit et quel type de montage elle suppose. Sur cette base, il met en lumière sous quelles conditions on peut effectivement parler de " phénomènes " et dissipe la mythologie liée à un emploi inconditionné de ce terme, fréquent dans la philosophie contemporaine. Contre tout phénoménalisme, il fait valoir le lien métaphysique dans lequel le langage nous met immédiatement avec les choses.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.