Benmerieme Mohamed ; Vanhoolandt David ; Mangez Jo
L'HARMATTAN
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EAN :9782336449166
L'actuel technocapitalisme qui nous ensorcelle par sa production infernale d'objets en toc est surdéterminé par cette tumeur propre à l'espèce humaine : le Vide ontologique. Ce Vide, immanent à cette production, nous le définirons comme l'absence réelle de tout objet ou être du monde susceptible de faire taire la parole ou le désir des êtres parlants. En ce sens, ce Vide néantit toute positivité du monde. D'où le consumérisme ambiant dont le fantasme est celui de croire en la suture de ce Vide, par essence, hémophilique. En ne réservant plus aucune place à ce Vide, le monde d'aujourd'hui devient assurément, pour les êtres parlants que nous sommes, irrespirable, voire psychotisant. Notre Lacan subversif tend à réveiller l'aspect révolutionnaire de la psychanalyse lacanienne qui par sa fidélité au Vide constitue, à nos yeux, cette seule approche d'aujourd'hui susceptible de percer une sortie au discours technocapitaliste et aux infâmes fantasmes qui l'accompagnent.
Nombre de pages
346
Date de parution
20/06/2024
Poids
409g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336449166
Titre
Lacan subversif. Quelques pensées intempestives
Auteur
Benmerieme Mohamed ; Vanhoolandt David ; Mangez Jo
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
409
Date de parution
20240620
Nombre de pages
346,00 €
Disponibilité
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...