Paul Bénichou poursuit, après Les Mages romantiques, l'étude de la philosophie poétique du romantisme français. Ce nouveau groupe de portraits est plus divers que le précédent, le désarroi ayant naturellement plus de variantes que l'espérance ou que la foi. Les thèmes du désenchantement n'en font pas moins sentir, chez ces écrivains si différents l'un de l'autre, leur constance et leur enchaînement : dénonciation conjointe de la réalité vulgaire et de l'Idéal meurtrier, solitude misanthropique, rejet de l'optimisme humanitaire, difficulté d'espérer en Dieu comme dans l'homme. La revendication du sacerdoce poétique reste seule inébranlée, quoiqu'elle change d'éclairage et de signe, virant du lumineux au sombre, du positif au négatif. Paul Bénichou, fidèle à l'esprit de ses précédents ouvrages, a voulu définir ce mouvement d'idées et de sensibilité dans sa réalité littéraire, c'est-à-dire à travers les écrivains et les oeuvres qui l'ont porté et lui ont donné son langage. Ce livre se situe tout entier à l'endroit où, dans chaque auteur, le travail créateur rencontre l'expérience de la condition humaine et les problèmes qu'elle pose en son présent.
Nombre de pages
624
Date de parution
10/04/1992
Poids
647g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070724697
Titre
L'école du désenchantement
Auteur
Bénichou Paul
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
647
Date de parution
19920410
Nombre de pages
624,00 €
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Paul Bénichou examine dans ce livre les rapports qui ont uni, au cours du "grand siècle", les conditions sociales de la vie et ses conditions morales. Corneille, le jansénisme, Racine et Molière se trouvent au coeur de cette étude. L'auteur, tout en reconnaissant dans le XVIIème siècle le dernier champ de bataille entre la féodalité et le monde moderne, précise et développe cette vue en analysant toute la complexité des doctrines qui s'affrontent à cette époque.
Avec Mallarmé, l'esprit du désenchantement, rejetant Dieu avec les hommes, aboutit à mettre en cause la communication littéraire, principalement en poésie. Tel est, en peu de mots, le Mallarmé qui apparaît ici : poète aux pensées extrêmes et inventeur solitaire d'une poétique nouvelle. L'allusion et l'énigme affectent chez lui d'occulter le sens du discours en vue d'exalter les vertus propres du langage et de ses combinaisons, précieuses depuis toujours à toute poésie.L'ouvrage de Paul Bénichou fait succéder à l'Introduction, guide philosophique à travers la variété des thèmes mallarméens, un recueil de commentaires où se déchiffrent, à la lumière de la raison, plus de quarante poèmes, et qui réunit pour le lecteur une somme inégalée d'éclaircissements sur l'oeuvre poétique de Mallarmé. Ces éclaircissements n'ont rien de sacrilège. Le génie de Mallarmé est bien dans son obscurité, à condition qu'on la dissipe.
Il s'agit ici des trois grands poètes du romantisme, envisagés comme créateurs et propagateurs de pensées. On y trouvera ce qu'on peut appeler la religion ou la foi de chacun d'eux, telle que la proposaient à leurs contemporains, dans la ruine des croyances traditionnelles, Lamartine, Vigny, Hugo. On ne peut séparer cette foi de leur poésie sans contredire leur voeu profond et légitime. Les drames et les problèmes de la société issue de la Révolution furent, en même temps que ceux de la condition humaine, la matière de leur oeuvre. On trouvera en eux trois un fonds d'espérances et de prophéties communes, en même temps qu'une vision du monde propre à chacun d'eux. Ils attestent le caractère profondément antidogmatique qui domine la vaste quête spirituelle qui marque leur époque. Ils tentent, chacun à sa façon, à travers une invention foisonnante de fables et de symboles nouveaux, l'esquisse d'un credo futur de l'humanité. Les dernières générations n'ont dédaigné la richesse de cette pensée que par prévention antihumaniste ou par étroitesse esthétisante. Paul Bénichou cherche ici à retrouver dans le romantisme ce qu'il fut dans ses grands créateurs : un moment d'espoir, de résurrection et de métamorphose après le plus grand cataclysme humain que l'Europe eût jusque-là connu. C'est la grandeur du romantisme d'avoir élargi à cette mesure et élevé à ce niveau ce qu'on appelle trop mesquinement la poésie lyrique.
Avec Mallarmé, l'esprit du désenchantement, rejetant Dieu avec les hommes, aboutit à mettre en cause la communication littéraire, principalement en poésie. Tel est, en peu de mots, le Mallarmé qui apparaît ici : poète aux pensées extrêmes et inventeur solitaire d'une poétique nouvelle. L'allusion et l'énigme affectent chez lui d'occulter le sens du discours en vue d'exalter les vertus propres du langage et de ses combinaisons, précieuses depuis toujours à toute poésie. L'ouvrage de Paul Bénichou fait succéder à l'introduction, guide philosophique à travers la variété des thèmes mallarméens, un recueil de commentaires où se déchiffrent, à la lumière de la raison, plus de quarante poèmes, et qui réunit pour le lecteur une somme inégalée d'éclaircissements sur l'oeuvre poétique de Mallarmé. Ces éclaircissements n'ont rien de sacrilège. Le génie de Mallarmé est bien dans son obscurité, à condition qu'on la dissipe.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.