Au tribunal pour enfants. L'avocat, le juge, le procureur et l'éducateur
Benec'h-Le Roux Patricia
PU RENNES
18,00 €
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EAN :9782753501577
Si la délinquance juvénile est un sujet largement étudié, il existe cependant peu d'observations sur les audiences de tribunal au cours desquelles les mineurs délinquants sont jugés. Comment se déroulent-elles? Quelles sont leurs particularités? Qui sont les professionnels impliqués et quels rôles jouent-ils? Patricia Benec'h-Le Roux propose aux lecteurs de pénétrer dans cet univers "à publicité restreinte" pour mieux comprendre le déroulement de ces audiences, en analysant les relations, souvent difficiles, qu'entretient l'avocat avec son jeune client, mais aussi celles qu'il développe avec le juge, le procureur et les éducateurs. Ce faisant, l'auteure apporte un éclairage original sur les mutations récentes de la justice des mineurs, tout en contribuant à nourrir la sociologie du métier d'avocat. Il y a peu de temps encore, l'avocat jouait un rôle secondaire dans la justice des mineurs: la défense des mineurs, pratique dévalorisée et peu rentable, ne l'intéressait pas. Par ailleurs, un modèle de justice éducative organisait le droit de l'enfance délinquante, où le juge des enfants occupait une position dominante, ayant principalement une mission de protection du jeune coupable et, dans les cas de délit grave ou de crime, une mission de répression: les mesures éducatives primaient, les sanctions étaient exceptionnelles. Aussi la prestation de l'avocat ne pouvait-elle être qu'accessoire, l'intérêt de l'enfant étant entre les mains du juge. Depuis le début des années 1990, l'avocat effectue une relative montée en puissance dans le procès des mineurs. Dans cet ouvrage, on le voit ainsi investir une place devenue légitime, en déployant des stratégies de défense particulières et des plaidoiries plus souvent procédurales que socio-éducatives. Son rôle de régulation professionnelle par son contrôle du travail juridictionnel prend aujourd'hui toute son acuité: il s'agit en effet de faire face à un procureur plus puissant et à un droit des mineurs plus répressif. Biographie: Patricia Benec'h-LE Roux est docteure en sociologie. Chercheuse associée au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP-CNRS-ministère de la justice-université de Versailles Saint-Quentin), elle mène depuis plusieurs années des recherches qui s'intègrent principalement dans deux champs: la sociologie de la justice des mineurs et la sociologie des professions. Elle est l'auteure d'une thèse sur le rôle de l'avocat du mineur délinquant, menée sous la direction de Philippe Robert, et dont cet ouvrage est issu.
Nombre de pages
215
Date de parution
10/04/2008
Poids
345g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753501577
Titre
Au tribunal pour enfants. L'avocat, le juge, le procureur et l'éducateur
Auteur
Benec'h-Le Roux Patricia
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
345
Date de parution
20080410
Nombre de pages
215,00 €
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Cinquième et dernier volume des ?uvres en prose. Comme s'il avait pressenti l'imminence de sa mort, Andreïev (1871-1919) donne ici le résumé-somme de son talent. Nous retrouvons à la fois la veine réaliste avec notamment Conversation nocturne, la veine satirique, voire comique, avec Les Anes, ses obsessions avec Le Joug de la guerre, son sens du tragique quotidien avec Le Sacrifice, son côté tendre avec Herman et Martha. Mais c'est certainement avec son roman Le Journal de Satan que le génie visionnaire d'Andreïev atteint son sommet. Il imagine concrètement les conséquences du constat de la mort de Dieu sur les comportements humains : la puissance et le pouvoir de l'argent n'auront plus comme vis-à-vis que la puissance de la pensée, terreau d'un terrorisme encore à venir. Il va même jusqu'à inventer un personnage travaillant sur le projet d'une bombe vivante... L'ouvrage est préfacé par Linda Lê qui par ailleurs fait paraître un recueil de nouvelles chez Christian Bourgois. Traduit du russe.
Biographie de l'auteur Sociologue chargée de mission à l'Association d'information et de ressources sur les drogues et dépendances et le sida (AIRDDS, Rennes)
J'ai trouvé le premier morceau sur la poubelle. Un sac en plastique noir, scotché sur le couvercle par un ruban adhésif blanc. Risquait pas de tomber. D'abord J'y ai pas touché. [...] J'ai pas compris tout de suite ce que c'était ce machin tout poisseux de sang et d'esquilles." Morceau après morceau, selon une étrange dispersion, le narrateur va découvrir une fille éparpillée. Suivant un parcours; fléché, il va: s'enfoncer dans la nuit, au bort de laquelle, peut-être, poindront l'amour et la vie. Séquestration, torture et mutilation, abus sexuels et dislocations corporelles sont le fond de la misère humaine et de la barbarie que Julia Benech expose avec brutalité: une noirceur; vite dépassée pour faire plate, à a un retour de l'humanité, et àses espérances tes plus folles. Deux contes cruels, merveilleux et métaphysiques. Biographie de l'auteur Julia Benech est l'auteur de Beppo et Lulu (1999) et Histoire de Pyroflamme et Rose (2001), aux éditions Hors Commerce.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.