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Najib Redouane. Voix marocaine en Amérique du Nord
Benbella Bouchra
L'HARMATTAN
42,50 €
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EAN :9782343224411
Essayiste, poète, romancier et professeur, Najib Redouane est auteur de plusieurs ouvrages critiques et de nombreux articles dans le domaine des littératures francophones du Maghreb, des Antilles, de l'Afrique ainsi que des écrivains francophones en exil. Canadien et Américain d'origine marocaine, il vit depuis 1999 aux Etats-Unis où il enseigne les littératures de la francophonie du Sud. Il a publié six romans et plusieurs recueils de poésie qui s'inscrivent dans la réalisation d'un récit poétique : Fragment d'une vie en vers. Ce collectif qui réunit vingt sept études appartenant à des chercheurs de cultures et d'horizons divers, présentent des réflexions aussi pertinentes que diversifiées des six romans de Najib Redouane, en recourant à différentes approches : psychanalytique, sociologique, écocritique, thématique, topologique et narratologique. Ils convergent tous vers l'idée que son écriture romanesque rend compte, sans fioriture aucune, de "l'inhumanisation" de l'homme et de l'iniquité sous toutes ses formes : politique, sociale, économique, écologique et émotionnelle. Son désir de dire la réalité de la condition humaine au Maroc, en Israël, en France, en Ukraine ou aux Etats-Unis fait de lui un écrivain de littérature-monde, refusant de se cantonner dans une seule thématique, celle de la stigmatisation de la société marocaine et de la dénonciation de ses dérives. Il interroge le monde, saisit les lieux et les êtres par l'écriture, tout en militant pour un monde vertueux qui renoue avec l'humanisme, la démocratie et la tolérance. Son acte d'écrire traduit pour ainsi dire un besoin d'agir et d'en parler.
Nombre de pages
400
Date de parution
15/02/2021
Poids
608g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343224411
Titre
Najib Redouane. Voix marocaine en Amérique du Nord
Auteur
Benbella Bouchra
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
608
Date de parution
20210215
Nombre de pages
400,00 €
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La littérature maghrébine francophone s'inscrit parfaitement dans la mouvance du postmoderne. Les tendances culturelles et esthétiques des écrivains marocains, algériens et tunisiens se focalisent sur la non-restriction et l'inclusion des différences ; cristallisent une attitude de scepticisme, d'ironie ou de rejet envers les métarécits ; favorisent une esthétique du discontinu, de l'hétérogénéité des genres, brouillent et entremêlent subtilement les frontières entre fiction/réalité, sacré/profane, masculin/ féminin... C'est à travers ce paradigme postmoderne que nous allons aborder un corpus composé de dix-huit textes maghrébins francophones, écrits entre 1981 et 2017 où des romancières telles que Fatéma Mernissi, Malika Mokeddem, Salima Louafa, Malika Oufkir... bousculent la normalité dans tous ses états et des écrivains comme Driss Chraibi, Najib Redouane, Mahi Binebine, Kamal Benkirane, Abdelhafed Benotman... déclinent leurs orientations culturelles et esthétiques à travers le roman, la nouvelle, le conte et le poème.
Rachida El Ansari Zaki est une auteure maroco-italienne qui vient de commencer sa carrière d'écrivaine par un recueil de poèmes, Voyage d'un soupir... entre absence et attente, et un roman-fleuve, Mémoire des valises, écrits en arabe. De formation autodidacte, elle a pourtant su se démarquer par un style riche en émotions dont rend compte une plume trempée dans la noirceur de son vécu amer, ayant enduré l'abandon et l'exiliance en tant que condition et conscience. Ce collectif, qui réunit treize études appartenant à des chercheurs universitaires marocains des Etats-Unis, du Canada et du Maroc, vise à mettre en valeur la spécificité de cette écrivaine qui est parvenue à construire son image de soi dans et par l'écriture et à se construire, de facto, une appartenance à un espace scriptural qui lui est propre et qu'elle contrôle.
Cet ouvrage constitue une compilation de réflexions portant sur le récit de voyage en tant que forme littéraire insaisissable, suscitant ainsi des questions relatives à sa nature générique, à sa réception critique et au statut du voyageur. L'entrée du Maroc dans l'histoire littéraire française/européenne coïncide presque avec son intégration dans l'histoire politique de l'Europe. Ce qui en a fait la destination de nombreux voyageurs français, qu'ils soient esclaves, rédempteurs, ambassadeurs, marchands, scientifiques, militaires ou touristes. Chacun/chacune de ces voyageurs/voyageuses représente différemment l'Empire chérifien, mais tous ont suivi les stratégies de l'écriture exotique, qui consiste à présenter des individus et des paysages différents, à mettre l'accent sur la couleur locale du pays visité en mobilisant les clichés et les stéréotypes qui définissent l'étranger dans la culture occidentale.
Ben Bella Rachid ; Erambert Sylvain ; Lakhechene R
Quand quatre jeunes de banlieue se prennent d'écrire leur quotidien avec un de leurs éducateurs, ça envoie du lourd. Entre provocations policières, soirées à tchatcher dans les halls d'immeuble, jugements et appels, embrouilles à la con, boulots foireux, visites en prison, heures d'ennui et éclats de rire, c'est le quotidien d'un quartier populaire comme tant d'autres qui est raconté. Le quotidien d'une France qui peut exploser à tout moment, qui ne veut pas être un exemple ni un modèle, qui témoigne de la vie, mais aussi de la mort. Un quotidien où l'on enrage plus souvent qu'à son tour, mais où l'on trouve encore la force d'en rire. Un quotidien où des professionnels se démènent pour sauver ce qui peut l'être encore. Où l'on se demande même, par moments, si l'on n'aurait pas plus intérêt à ce que tout pète. Un quotidien que les médias ignorent, que les jeunes taisent parce que trop criant d'être aussi banal que brutal. Un quotidien où la solidarité est cependant l'oeuvre, où les choses se vivent et s'éprouvent plus qu'elles ne se disent, sauf quand on se décide à prendre son stylo et à écrire, entre rires et larmes, la cité. Car c'est sans doute des mots que viendront les solutions. La découverte de l'écriture et du pouvoir de ces foutus mots. Face à des flics. Face à des juges. Face à soi-même.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.