Le stoïcisme est une philosophie née de la pratique et faite pour être appliquée. Toutes les doctrines antiques, si elles s'articulent à une manière de vivre, ne le font pas de manière aussi immédiate et rigoureuse. Cette étude s'emploie à le montrer en exhumant la théorie de la pratique implicite du stoïcisme, c'est-à-dire son analyse des conditions, des paramètres, des normes et des possibilités de transformation de nos activités. Pour ce faire, on suit le fil directeur d'un petit mot banal, "l'usage" (khrésis, usus) dans les textes et fragments stoïciens. Grâce à lui, on examine les divergences pratiques entre les stoïciens et Socrate, Platon, Aristote ou Epicure, et on parcourt l'ensemble du système stoïcien, de la théologie à la morale appliquée (les usages du vin), en passant par la cosmologie, la zoologie, la psychologie, la logique, la pédagogie et tous les aspects de l'éthique. Nos organes et nos facultés, les bienfaits de la Nature, la raison et l'argumentation, les vertus, ainsi que les circonstances, moyens et buts de nos conduites s'avèrent en effet tous et toujours susceptibles d'un ou plusieurs usages, que la philosophie cherche à répertorier et à organiser. Synthèse pratique de notre passivité par rapport à la providence et de notre activité par rapport au monde, l'usage est ainsi pour les stoïciens le site instable où se joue l'ajustement de l'homme à sa nature et à la Nature. Biographie de l'auteur Thomas Bénatouïl est maître de conférences à l'Université Nancy 2 et membre du Laboratoire de Philosophie et d'Histoire des Sciences -Archives Henri Poincaré (CNRS).
Date de parution
18/09/2006
Poids
715g
Largeur
240mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782711618408
Titre
FAIRE USAGE LA PRATIQUE DU STOICISME
ISBN
2711618404
Auteur
BENATOUIL
Editeur
VRIN
Largeur
240
Poids
715
Date de parution
20060918
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Le sceptique voudrait bien souffrir, comme le reste des hommes, pour les chimères qui font vivre. Il n'y parvient pas : c'est un martyr du bon sens", écrivait Cioran. Entendu par les Anciens comme une sagesse de la suspension du jugement et par les modernes comme une mise en cause radicale de la certitude de nos connaissances, le scepticisme, qui a traversé l'histoire de la pensée en empruntant des formes diverses, repose avant tout sur la non-assertion. Contre les dogmatiques, qui considèrent que se garder de toute opinion rend la vie et l'action impossibles, les sceptiques nous invitent, à l'instar de Montaigne, à "faire profession de notre ignorance", et nous rappellent que les convictions, peut-être autant que les mensonges, sont ennemies de la vérité et de la philosophie.
Musonius (30 ? 95 / 100?), Epictète (50/60? - ca 130) et Marc Aurèle (121 - 180), représentants du stoïcisme impérial, souffrent d'être les derniers d'une longue et fameuse lignée. Leur pensée est souvent réduite à une répétition scolaire des doctrines des premiers stoïciens, ou à une philosophie purement éthique voire moralisatrice, alors qu'elle est centrée sur la dimension pratique de la philosophie dans son ensemble. Que signifie concrètement « être stoïcien »? S'agit-il seulement d'adhérer à certaines thèses? Comment s'en imprégner et les appliquer? On tâche ici de mettre en évidence les principes, concepts et techniques que Musonius, Épictète et Marc Aurèle élaborent pour résoudre, théoriquement et pratiquement, le problème de la mise en oeuvre de la philosophie: dans sa partie éthique, mais aussi dans ses dimensions politique, épistémologique, dialectique, pédagogique, psychologique, cosmologique et théologique. Prenant pour guide l'« usage », notion-clé, on examine successivement comment les derniers stoïciens conçoivent celui des choses et des événements, d'autrui, des représentations, des facultés morales, enfin de notre vie par Dieu au sein de l'ordre du monde.
En 2016, la cohésion de l'Union européenne a été mise à l'épreuve comme jamais auparavant. L'insatisfaction populaire à l'égard des ordres néolibéraux nationaux et européens ? qui a abouti au Brexit ? a donné un élan aux forces populistes de droite radicale. Toutefois plusieurs élections et référendums ont, dans une certaine mesure, contredit cette tendance. Transform ! 2017 examine de manière critique des questions clés. Le populisme peut-il être un concept politique de gauche ? La polarité entre gauche et droite est-elle dépassée ? Dans ce cadre, le volume de cette année contient des études détaillées sur la composition sociale et la dynamique des électeurs de droite populiste et des abstentionnistes. Transform ! 2017 est le troisième d'une série d'ouvrages annuels consacrée aux évolutions politiques et sociales européennes ainsi qu'à leur analyse. Transform ! Europe est un réseau de 29 organisations de 21 pays européens, impliquées dans l'éducation politique et de l'analyse sociale critique.
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.